Il était accusé lui-même de discrimination raciale

Zurich: Directeur du Centre contre l’antisémitisme et la diffamation innocenté

Zurich, 25 mai 2005 (Apic) Le tribunal cantonal zurichois a libéré David Lübke, Directeur du Centre contre l’antisémitisme et la diffamation (DAVID) de toute accusation. Il avait écrit dans une lettre ouverte au Conseil fédéral et au Parlement que «l’Islam avoue franchement qu’il aspire à une domination mondiale».

David Lübke réagissait en novembre 2002 aux attentats commis par des groupes islamistes au Kenya. Il condamnait ces attaques à la bombe en ces termes: «Les attentats abjects du Kenya sont l’exemple le plus récent des boucheries démentes islamistes-arabo-palestiniennes contre la population civile judéo-israélienne». 130 juifs et chrétiens avaient signé cette lettre, dont le président de la communauté de culte israélite de Zurich.

Un Suisse d’origine palestinienne de Zurich a porté plainte contre Lübke pour violation de la norme pénale antiraciste. Il lui reproche à d’avoir représenté globalement les musulmans comme des personnes inférieures. Le tribunal de district de Zurich, en été 2004, et maintenant le tribunal cantonal ne l’ont pas suivi. Dans une démocratie, il importe de laisser s’exprimer la critique, même sous une forme pointue, a soutenu le juge, défendant la liberté d’expression. En outre, selon lui, David Lübke a différencié islamique et islamiste, et ainsi évité de mettre tous les musulmans dans le même sac.

Georg Kreis, président de la Commission fédérale contre le racisme, avait pour sa part critiqué le fait qu’une organisation de lutte contre la diffamation ait elle-même recours à la diffamation et fasse des généralisations pour donner une image négative de l’Islam. La Fédération suisse des communautés israélites s’était distanciée du «contenu, du ton et du style des interventions de DAVID». (apic/ag/gs/bb)

26 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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