Zurich: Le commandant de la Garde suisse répond aux attaques du «Blick»
Elmar Mäder accusé de bluffer avec un titre de docteur
Zurich, 19 février 2007 (Apic) Le journal de boulevard zurichois «Blick» s’en est pris vendredi 16 février au commandant de la Garde suisse, l’accusant de porter à tort le titre de «docteur», alors qu’il n’a pas rédigé de thèse de doctorat. Le juriste Elmar Mäder, commandant de la Garde suisse, répond qu’en Italie il est d’usage que toute personne ayant achevé ses études universitaires porte le titre de «Dottore».
La manchette du Blick de vendredi 16 février dit: «Bluff avec le titre de docteur». Le journal de boulevard zurichois s’appuie, en guise de preuve, sur une carte de visite du commandant de la Garde suisse, où Elmar T. Maeder est désigné comme «Dott. Comm. Colonello».
Elmar Mäder n’aurait jamais effectué une thèse de doctorat à l’Université de Fribourg, mais seulement terminé le cursus juridique habituel, selon le «Blick». Elmar Mäder rétorque dans le reportage qu’en Italie peut se nommer «dottore» toute personne qui a achevé le parcours d’études universitaires. Il a aussi assuré s’être renseigné avant d’imprimer ses cartes de visite pour savoir si le titre était légitime.
Des experts consultés par le journal divergent quant à cette possibilité de porter un tel titre. L’un affirme que sans thèse de doctorat, la personne n’est pas autorisée à le porter, alors qu’un autre relativise la chose, affirmant qu’il y a en Italie certaines hautes écoles, qui permettent de porter le titre de docteur sans avoir défendu de thèse.
Elmar Mäder aurait vexé des Suisses de l’étranger
Selon le journal, le commandant de la Garde suisse, qui se considère d’ailleurs comme un «super patriote», exploite ici très volontiers l’opportunité que lui offre l’Italie de se faire appeler «Dottore». En outre, le journal reproche à Elmar Mäder de s’être exprimé de manière dépréciative à propos des Suisses de l’étranger.
Dans un article publié vendredi 16 février, le «Blick» a critiqué Elmar Mäder pour n’avoir pas admis au sein de la Garde suisse un Suisse de l’étranger vivant en Italie, sous prétexte qu’il ne considérait pas ce candidat comme un authentique Suisse.
Le commandant avait contesté le 16 février ces allégations devant l’Apic, et justifié le refus d’engager la personne intéressée en raison d’un manque de qualifications. Dans le «Blick» de samedi 17 février, il a confirmé qu’il n’avait «rien contre les Suisses de l’étranger». Il n’aurait jamais prononcé de telles paroles, et c’est la raison pour laquelle il ne voit aucun motif de présenter des excuses. Des politiciens, mais aussi deux douzaines d’auteurs de lettres de lecteurs irrités – tous des Suisses de l’étranger – avaient exigé dans le «Blick» des excuses d’Elmar Mäder.
Le journal de boulevard insistait en citant un verset biblique tiré de l’Evangile de Mathieu: «Le plus grand d’entre vous doit devenir votre serviteur. Car qui s’élève sera abaissé, et qui s’abaisse sera élevé.»
Le «Blick espérait pour dimanche une continuation de «l’épisode Mäder». Les lecteurs du «Sonntags-Blick» ont feuilleté le journal en vain: il n’y avait rien à lire sur le Commandant de la Garde suisse. (Apic/job/mdü/js)



