Pour succéder à Benoît XVI comme gardien de la doctrine
Zurich: Le pasteur Gottfried Locher propose au pape d’engager Mgr Kurt Koch
Zurich, 6 mai 2005 (Apic) L’ancien professeur de théologie et actuel évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi? C’est la proposition lancée par Gottfried Locher, vice-président de l’Alliance Réformée Mondiale (ARM) au pape Benoît XVI, à la recherche d’un successeur à ce poste.
Le pasteur Locher a été reçu par le pape le lendemain de sa messe d’intronisation, en même temps que les représentants des principales Eglises et communautés religieuses, rapporte le quotidien Neue Zürcher Zeitung dans son édition du 6 mai.
Le nouveau pape a affirmé qu’il entendait renforcer le dialogue oecuménique, a affirmé Gottfried Locher, responsable jusqu’à fin mai des relations extérieures à la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, interrogé par le quotidien zurichois. Au contraire de son prédécesseur, issu de la Pologne presque exclusivement catholique, le nouveau souverain pontife allemand vient d’un pays où catholiques et protestants sont représentés de façon presque paritaire. De plus, il connaît la théologie et la culture de la Réforme, soutient le vice président de l’ARM.
Vers un rapprochement entre orthodoxes et catholiques
Un rapprochement de l’Eglise catholique romaine devrait cependant d’abord se faire avec les Eglises orthodoxes, dont les structures sont très semblables, selon le pasteur Locher. A son avis, il est tout à fait pensable que Benoît XVI soit sur le fond ouvert à une discussion sur le célibat des prêtres, qui n’est pas imposé chez les orthodoxes. Une réforme interne de l’Eglise catholique romaine pourrait ainsi être favorisée par des intérêts oecuméniques.
Mais le COE est actuellement traversé par une crise est-ouest et doit se battre pour sa survie. Dans ce sens, un fort rapprochement entre l’Eglise catholique romaine et les Eglises orthodoxes aurait pour effet d’augmenter la pression sur le COE. De même, un tel rapprochement au niveau suisse rendrait plus difficile la collaboration entre catholiques romains et évangéliques réformés. Car celle-ci a pour cadre deux partenaires égaux, ce qui paraît très indiqué pour un engagement aux niveaux local et national. (apic/job/bb)



