Contre l’introduction de la charia dans les tribunaux
Zurich: Une spécialiste de l’islam met en garde contre une intégration ratée
Zurich, 27 janvier 2009 (Apic) Libérer les enfants musulmans de quelques activités scolaires est problématique aux yeux de la spécialiste de l’islam Christine Schirmacher.
Si un enfant musulman est libéré par exemple des cours de natation, on doit se demander qui veut intégrer qui, s’est demandé la scientifique enseignant en Belgique et en Allemagne, lors d’une interview au «Tages Anzeiger» du 27 janvier.
La directrice de l’Institut pour les questions musulmanes de l’Alliance évangélique allemande et professeure d’études musulmanes à la Faculté de théologie évangélique à Louvain en Belgique rappelle que les droits de l’homme en islam ne sont valables que là où la charia y consent.
Selon elle, pour l’Europe, il n’est pas problématique que des musulmans conservateurs veuillent introduire des sanctions selon la charia. Ce qui l’est par contre, c’est le droit familial fondé sur la charia.
Ce droit familial repose sur le devoir d’obéissance de la femme à l’égard de l’homme; il limite ainsi les droits de la femme. Selon le droit successoral, seule la moitié des biens revient à la femme; devant un tribunal la parole d’une femme ne vaut que la moitié de celle d’un homme, et les enfants sont toujours attribués à l’homme. Dans un mariage mixte où l’homme est musulman, les enfants doivent être musulmans et ne peuvent être détournés de l’islam.
Islam politique
L’islam politique voudrait que ce droit familial soit respecté en Europe et, à long terme, introduire la charia dans les tribunaux. Au Canada, où de tels tribunaux ont été récemment introduits, les féministes musulmanes ont protesté. Elles ne peuvent accepter de vivre dans un pays où les sentences religieuses de divorce leur refusent les droits garantis par la Constitution du pays. (apic/ak/js)




