Tchad: le prêtre arrêté a été libéré par les autorités
«Le Père Simon-Pierre Madou Baïhana va bien, même s’il dit avoir subi des mauvais traitements lors de son arrestation», affirme à l’agence Fides un membre de l’Église locale de la capitale du Tchad, N’Djamena. Le Père Madou, curé de l’église Bienheureux Isidore Bakandja de Walia Goré, arrêté dans la soirée du 5 août a été libéré le lendemain.
«Sa libération [le Père Simon-Pierre Madou Baïhana] est intervenue moins de 24 heures après qu’il ait été enlevé par des agents de sécurité en civil, d’une manière qui a fait craindre un enlèvement par des bandits», a expliqué à Fides un membre de l’Église qui tient à garder l’anonymat. «La manière dont il a été arrêté, le fait que le procureur n’ait pas entamé de procédure formelle d’accusation et sa libération rapide font penser à un acte d’intimidation à l’encontre d’un prêtre qui a pris des positions critiques à l’égard du gouvernement», a-t-il ajouté.
«La réaction instantanée de Mgr Goetbé Edmond Djitangar, archevêque de Djitangar, qui a immédiatement publié un communiqué sur l’arrestation du prêtre, et la forte mobilisation des fidèles ont probablement contribué à la libération rapide du Père Madoua», explique encore le membre de l’Église. Dans un entretien accordé aux médias locaux, le Père Madou a même déclaré que «ma détention a été de courte durée parce que beaucoup de personnes sont intervenues pour ma libération, à commencer par l’archevêque Djitangar».
Le prêtre a été accueilli par une foule en liesse à son retour dans sa paroisse dans l’après-midi du 6 août. Malgré son état de santé précaire, le Père Madou a tenu à célébrer la messe, après avoir salué et embrassé ses paroissiens. (cath.ch/fides/bh)





