Rome: «Civiltà Cattolica» repose la question de l’accès des femmes au diaconat permanent
Le débat n’est pas terminé
Rome, 4 mars 1999 (APIC) «Il faut poursuivre les études sur la possibilité pour les femmes d’avoir accès au diaconat permanent». Un an après la publication, le 10 mars 1998, d’un «directoire» d’une cinquantaine de pages définissant l’identité et la formation des diacres, un article de la revue des Jésuites italiens, «La Civiltà Cattolica», pose de nouveau la question, pour les femmes, d’accéder au diaconat permanent.
L’article se réfère à l’intervention du Magistère sur ce sujet dans un «Ordinatio sacerdotalis» qui a réaffirmé le 22 mai 1994, que les femmes ne sont pas admises à l’ordination sacerdotale ni à l’épiscopat. Ce document, souligne «La Civiltà Cattolica», «ne ferme pas la porte au diaconat féminin», ni à la «discussion sur l’approfondissement de la nature théologique du diaconat».
«La Civiltà Cattolica» présente donc un aperçu des dernières recherches sur ce sujet. Evoquant du point de vue historique la présence de «diaconesses» dans l’Eglise de l’Antiquité et du Moyen-Age, elle mentionne les auteurs Gryson, qui «soutient que cette ordination était semblable à celle des diacres», puis Martimort, qui, pour sa part, «repousse l’affirmation du caractère sacramentel de l’ordination de la diaconesse». L’article de «La Civiltà Cattolica» cite également le bénédictin Vagaggini, qui étudie l’ordination des diaconesses dans la tradition byzantine en l’assimilant à celle des diacres, «malgré un domaine de fonctions plus restreintes et l’impossibilité pour elles d’accéder au sacerdoce».
Abordant également la question sous son aspect canonique et théologico-sacramentel, «La Civiltà Cattolica» évoque un article récent de A. Miralles soutenant «la nécessité d’approfondir la théologie du diaconat», pour voir s’il faut mettre l’accent davantage sur la «complémentarité» entre le diaconat et le sacerdoce, ce qui permettrait d’envisager un diaconat des femmes, ou davantage sur «l’unité» du sacrement de l’Ordre, ce qui les en écarterait.
Il faut poursuivre «l’approfondissement des études» sur ce sujet, conclut «La Civiltà cattolica», tout en étant «ouvert à l’intervention du Magistère authentique». (apic/imed/pr)




