Lors d’un pèlerinage en 1998 à Turin, le pape Jean Paul II a confié aux scientifiques la tâche de continuer les recherches afin de parvenir à trouver des réponses aux interrogations suscitées par le suaire. Cet exemple d’ouverture du pape est en fait peu suivi par les gardiens des nombreuses reliques disséminées dans le monde. Pour le chercheur du CRNS André Marion, la difficulté d’accès scientifique aux reliques est d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’objets archéologiques chargés d’histoire:
Patrimoine de l’humanité
Le scientifique français comprend toutefois la méfiance des autorités religieuses res-ponsables des reliques. Il y voit deux explications. Il y a la crainte du faux, alors que l’on sait que la plupart des reliques sont effectivement des faux fabriqués dans les siècles d’obscurantisme afin d’entretenir la foi des fidèles. Mais il y a aussi la crainte de l’authenticité.
Les chrétiens y gagneraient une sorte de de , au détriment des autres religions. Le risque existerait alors d’attiser les antagonismes. Pour le chercheur, les scientifiques ont aussi leur part de responsabilité dans ces lenteurs. Ils hésitent souvent à s’engager sur ce terrain qu’ils considèrent comme trop . André Marion se demande finalement si la religion ne serait pas le dernier sujet tabou des milieux scientifiques: (apic/lib/pfy/pr)




