Maaloula tire une grande fierté de son héritage linguistique, et l’araméen est devenu un argument touristique de premier plan. Dans le village, en effet, l’on rencontre encore des gens qui parlent la langue de Jésus. L’araméen occidental, dialecte syriaque très ancien, était courant au Moyen-Orient dans le premier millénaire avant Jésus-Christ. C’est d’ailleurs la première langue dans laquelle on a récité le Notre Père, assure l’un de mes interlocuteurs.

L’araméen, fierté de Maaloula

Des passages des Livres de Daniel et d’Esdras, dans l’Ancien Testament, sont écrits en araméen, une langue sémitique proche de l’hébreu. Les moines du monastère de Mar Sarkis ont enregistré sur cassettes des chants religieux en araméen destinés aux nombreux visiteurs et touristes. Cette tradition linguistique est également préservée dans les deux villages voisins de Jaba’adin et Bakhaa.

«Tous parlent l’araméen syriaque comme langue maternelle, même les musulmans. On utilise l’araméen deux fois par an pour la liturgie, parce qu’il y a encore des prêtres originaires de Maaloula qui céélèbrent en araméen. Sinon on utilise l’arabe, précise Mgr Abou Mokh. (apic/be)

8 juin 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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