Instant volé: la fillette et la grand-mère

Et tout ceci est vrai

La scène se déroule au centre de Fribourg. Deux acteurs de la vie quotidienne la jouent, du moins pour la commencer: une fillette pas plus grande que ça. Et sa grand-maman, contente et fière de l’aubaine qui lui est ainsi faite de se voir confier l’enfant. Sans doute repousse-t-elle ostensiblement l’idée que c’est aussi un peu à cela que «servent» les grands-mères. Plus rapide, contente sans doute aussi de se retrouver à l’air libre, après un passage bistrot, la fillette, entêtée, plus décidée que jamais, prend d’emblée le chemin qui prend sur la gauche, le préférant à celui de droite, qui mène Dieu sait où? Le choix de la fillette désole la grand-mère, qui n’en veut pas, elle, de cette direction. Et elle le crie assez pour être entendue à la ronde: «Pas à gauche, ma fille, à droite». Un monsieur passait par là, nouvel acteur s’invitant plutôt qu’invité, en bon politicien sans doute qu’il était, et somme toute amusé de la première marque de rébellion de la fillette: «Madame, vous voyez bien, la droite, c’est un mot qu’elle préfère ignorer. A n’en pas douter votre petite-fille a déjà tout compris». (apic/pierre rottet)

5 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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