Afrique: Prières pour que le régime «illégitime» tombe au Zimbabwe

La CETA appelle à un grand rassemblement en janvier

Maputo, 14 décembre 2008 (Apic) La Conférence des Eglises de toute l’Afrique (CETA), le plus grand rassemblement d’Eglises du continent, s’est engagée à «prier pour que prenne fin le régime illégitime au Zimbabwe», après avoir débattu et modéré une déclaration concernant ce pays voisin du Mozambique, ou` l’organisation était réunie en Assemblée.

Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, «utilise les négociations sur le partage du pouvoir comme une stratégie pour perdre du temps et garder le contrôle» de ce pays d’Afrique australe, a indiqué la CETA dans une résolution publiée le 11 décembre, citée par ENI.

Cette résolution a été adoptée après que la question du Zimbabwe eut été soulevée à plusieurs reprises durant l’Assemblée de la CETA, qui a lieu tous les cinq ans et qui est organisée cette année dans la capitale du Mozambique, Maputo, du 7 au 12 décembre.

Le rassemblement d’Eglises a appelé l’Union africaine (UA) et ses 53 Etats membres à déclarer clairement que le régime zimbabwéen actuel est «illégitime» et à cesser de le reconnaître.

«L’UA et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) doivent intensifier leurs pressions sur le président Mugabe pour qu’il cède le contrôle du gouvernement zimbabwéen; elles doivent envisager l’implication d’organismes internationaux – comme la Cour pénale internationale – lorsque c’est nécessaire», affirme la résolution adoptée par la CETA, qui regroupe plus de 130 Eglises de 40 pays.

Dans la déclaration, les Eglises membres de la CETA «admettent que les Eglises africaines ont mis du temps à réagir à la crise au Zimbabwe et aux souffrances du peuple zimbabwéen, en partie à cause de notre manque d’unité.»

Puis elle poursuit: «Les dirigeants de la SADC, les médiateurs internationaux et les Eglises n’ont pas réussi à trouver une solution à l’amiable pour sortir de la crise au Zimbabwe ; le président Mugabe utilise les négociations sur le partage du pouvoir comme une stratégie pour perdre du temps et garder le contrôle du Zimbabwe ; des actes de violence continuent d’être commis à l’encontre des personnes qui ne soutiennent pas le Zanu-PF [le parti de Robert Mugabe].»

En demandant de prier pour que prenne fin le «régime illégitime», les Eglises réunies à Maputo ont fixé une Journée africaine extraordinaire de prière et de jeune pour la justice au Zimbabwe. Elles ont appelé les Eglises d’Afrique et du monde entier à observer cette Journée le 25 janvier prochain. (apic/eni/pr)

14 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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