Rome: Rumeurs autour d’une démission de Jean Paul II

Apic dossier

Une question maintes fois soulevée mais toujours démentie

Hervé Yannou, correspondant de l’Apic à Rome

Rome, 8 février 2005 (Apic) L’hospitalisation de Jean Paul II, il y a une semaine, et ses grandes difficultés à parler, ont relancé le battage médiatique autour d’une éventuelle démission du souverain pontife. Dans la soirée du 7 février, inaugurant la «Librairie internationale Jean Paul II» au Vatican, le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano a répondu qu’il fallait laisser cette décision «à la conscience du pape qui est guidé par l’Esprit saint».

La précédente grande rumeur annonçant une éventuelle renonciation de Jean Paul II remonte au début 2002. Mais d’autres avaient circulé ces dernières années, dès que la santé du pape semblait décliner un peu plus fortement, soulevant à chaque fois le débat concernant la possibilité d’un retrait du souverain pontife.

Au printemps 2002, quelques semaines après la retraite de carême d’où Jean Paul II était ressorti physiquement épuisé, les journaux allemands avaient lancé l’hypothèse que le pape pourrait profiter de son voyage en Pologne, prévu quatre mois plus tard, pour annoncer qu’il se retirerait dans un monastère afin d’y vivre reclus le restant de sa vie.

«Notre Dame de Kalwaria, obtiens pour moi les forces du corps et de l’esprit, afin que je puisse accomplir jusqu’à la fin, la mission qui m’a été confiée par le Ressuscité», lançait cependant Jean Paul II au cours de ce voyage attendu. Cette prière a aussitôt été considérée comme un «démenti» personnel du pape qui rentrait en effet en Italie quelques heures plus tard. Par ailleurs, la même année, à la question de savoir pourquoi il continuait sa mission, Jean Paul II aurait répondu à un cardinal de passage: «parce que Jésus n’est pas descendu de la croix».

«Le don de moi-même, du présent et du futur»

En 2003, face à la santé déclinante du pape, l’hypothèse de la renonciation avait été à nouveau soulevée. Lors des dernières célébrations du 25e anniversaire de son élection au siège de Pierre, certains cardinaux s’étaient prononcés sur le sujet. Mais le 16 octobre, Jean Paul II avait fait taire les rumeurs, en offrant par les mains de la Vierge Marie, «le don de moi-même, du présent et du futur».

L’éventualité de la renonciation d’un pape avait été évoquée par Jean Paul II lui-même dans la Constitution apostolique Universi dominici gregis, publiée en février 1996. Le pape y fait référence au paragraphe 2 de l’article 332 du Code de droit canon de 1983. On peut y lire que «s’il arrive que le pontife romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée, mais non pas qu’elle soit acceptée par qui que ce soit».

Célestin V avait abdiqué après 5 mois

La question de la renonciation par le pape à sa charge s’est posée juridiquement à partir de celle de Célestin V, en 1294. Elu dans des conditions politiques difficiles à près de 85 ans, cet ermite abdiqua après cinq mois de pontificat et devant les cardinaux réunis. Il leur exposa en termes simples ses motifs: l’âge, la maladie, son incompétence face à la curie et le désir de se retirer dans son ermitage. Avant de quitter sa charge, il promulgua une Constitution sur l’abdication pontificale, qui n’est pas parvenue jusqu’à nous.

La validité de cette renonciation avait ensuite suscité des doutes chez certains des cardinaux qui avaient élu son successeur Boniface VIII. Ne lui avait-on pas extorqué son abdication? Ces incertitudes donnèrent lieu à un approfondissement des modalités de la renonciation à la chaire de Pierre. L’autorité pontificale, la plus haute sur terre, conférée par Dieu seul, ne devait-elle pas être ôtée par lui seul? Le mariage qui unit le pape à l’Eglise n’était-il pas indissoluble? La renonciation ne devait-elle pas être refusée à cause des dangers qu’elle faisait peser sur le gouvernement de l’Eglise?

Quant à la déposition du pape par les cardinaux, elle n’est juridiquement plus possible depuis 1904. La figure de Célestin V n’en demeure pas moins une référence en ce qui concerne une démission éventuelle du souverain pontife. En 1966, la visite de Paul VI à Fumone, où mourut Célestin, alimenta les spéculations sur une éventuelle abdication.

Plusieurs retraits connus à ce jour

Avant Célestin V, certains papes s’étaient déjà retirés lors de circonstances historiques particulières plus ou moins connues. Ainsi, le pape Martin Ier, arrêté puis exilé en Grèce en 653 par l’empereur d’Orient, aurait approuvé tacitement l’élection faite de son vivant d’un autre pape, Eugène Ier. Trois cents ans plus tard, en 964, le pape Benoît V, souvent présenté comme un antipape, était déposé par l’empereur Otton Ier, et acceptait la sentence, renonçant de ce fait au pontificat.

On sait par ailleurs que le pape Jean XVIII est mort en 1009 à Rome comme simple moine de Saint-Paul-hors-les-Murs, que le pape Sylvestre III, expulsé par son rival Benoît IX en 1045, ne s’est plus occupé ensuite que de son diocèse, et que le même Benoît IX abdiqua quelques mois plus tard en faveur du pape Grégoire VI. Enfin, après Célestin V, le pape Grégoire XII renonça lors du concile de Constance en 1415, et se retira comme simple cardinal-évêque. C’était l’époque du grand schisme d’Occident, et l’Eglise se trouvait alors en présence de trois papes concurrents. (apic/imedia/hy/bb)

9 février 2005 | 00:00
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La Colombie sur la sellette au Parlement européen

APIC – Dossier

Un rapport dénonce 38’000 violations des droits humains

Bruxelles, 30 novembre 2000 (APIC) Un rapport établi en Colombie par dix-sept organisations non gouvernementales dénonce 38’000 cas de violations des droits humains au cours des 35 dernières années. Les organisations exigent du gouvernement de Bogota la vérité sur ces crimes et réclament la fin de l’impunité. Le rapport a été présenté le 28 novembre à Bogota et le lendemain au Parlement européen à Bruxelles.

> (>): le nom de l’organisation non gouvernementale colombienne a été donné comme titre au document rédigé par dix-sept organisations non gouvernementales sur les crimes commis contre l’humanité entre 1966 et 1998 en Colombie. Le combat de ces ONG, groupées autour de >, pour la vérité, pour la justice, pour la réparation et pour les droits inaliénables des victimes a reçu l’appui de nombreuses autres organisations non gouvernementales. C’est le cas notamment de la Fédération Internationale des Droits de l’homme, des Commissions catholiques Justice et Paix d’Europe, ainsi que du Comité de liaison des organisations européennes de développement auprès de l’Union européenne.

Arrestations illégales, disparitions, tortures, exécutions extrajudiciaires: tel est le sort réservé à des milliers de Colombiens depuis une trentaine d’années. Les victimes sont des paysans qui réclament le droit à la terre, des militants politiques de partis d’opposition, des dirigeants syndicaux, des défenseurs des droits humains, des indigènes qui luttent pour leur survie… Pourquoi tous ces crimes contre des civils? >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>àààààààààààààààààààààààééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé’’’’’’’’’’’’’

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Ce rapport se veut avant tout >. >. (apic/cip/pr)

30 novembre 2000 | 00:00
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