Le texte contient 34 lignes (max. 75 signes), 358 mots et 2386 signes.

apic/Etats-Unis/Langage inclusif/Nécessité pastorale urgente

Etats-Unis:Les évêques demandent l’approbation «rapide» (171296)

par le Vatican de la traduction américaine du Lectionnaire

Le «langage inclusif» en question

Rome, 17décembre (APIC) Les évêques catholiques des Etats-Unis ont demandé

pour des raisons pastorales l’approbation «la plus rapide possible» par le

Vatican du Lectionnaire de la Messe qui s’inspire de l’édition révisée de

la Nouvelle Bible Américaine. Cette dernière est une traduction américaine,

qui prend en considération le «langage inclusif».

Utilisé aux Etats-Unis, le «langage inclusif» est destiné à éviter toute

discrimination sexiste vis-à-vis des femmes dans le choix des mots. Il

s’est à plusieurs reprises heurté à la méfiance de la Congrégation pour la

doctrine de la foi. Les traductions américaines sont souvent soupçonnées de

faire la part belle au «féminisme».

Un langage qui fait la part belle au «féminisme»

Le problème de l’utilisation du «langage inclusif» dans la liturgie est

brûlant au sein même de l’Eglise nord-américaine; c’est même devenu pour

certains secteurs «une nécessité pastorale d’une extrême importance». Dans

ce langage, on substitue par exemple la mention des seuls «hommes» par

«hommes et femmes», «mankind» par «humankind», etc.

Ce débat sur le «langage inclusif» a retardé de presque deux ans la publication du Catéchisme de l’Eglise catholique. Rome avait exigé que la

traduction (à l’évidence trop «féministe» aux yeux de certains) soit refondue dans un sens plus classique.

Un groupe de travail mixte composé d’évêques américains et de membres

des Congrégations romaines pour la doctrine de la foi et pour le culte divin et la discipline des sacrements planchera début 1997 sur le texte du

Lectionnaire de la Messe, qui comporte les lectures de la Bible choisies

pour les célébrations de la messe.

La semaine dernière, sept cardinaux archevêques des Etats-Unis ont rencontré les préfets des Congrégations pour la doctrine de la foi et pour le

culte divin. Ils avaient sollicité cette rencontre à la demande du Comité

administratif de la Conférence nationale des évêques catholiques des EtatsUnis, et de son président, Mgr Anthony Pilla. Les débats ont porté en particulier sur l’usage du «langage inclusif» et un accord unanime a été atteint sur les normes à suivre pour répondre aux besoins de ce langage en

fidélité avec le texte sacré et la doctrine de l’Eglise. (apic/cic/bol/be)

17 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!