Vevey: Serge Zanoli, responsable de l’Antenne de Caritas Vevey Riviera, prend sa retraite

Apic Interview

«Aujourd’hui, un exclu peut disparaître sans qu’on s’en inquiète»

Valérie Bory, agence Apic

Vevey, 11 février 2004 (Apic) «Il ne faut jamais donner en charité ce qui est dû en justice. Et le social, c’est du domaine de la justice!» Casquette noire sur la tête, avec des yeux dégageant bonté et intelligence, Serge Zanoli a l’air d’un vieux loup de mer. Mais il n’a bourlingué que dans les océans de l’exclusion, passant sa vie dans le domaine de l’entraide. La nouvelle donne politique suisse l’inquiète. Rencontre.

Depuis 1974, année où Serge Zanoli, jeune assistant social, rejoint l’équipe genevoise de Caritas, jusqu’à sa retraite en janvier 2004 à Vevey, trente ans se sont écoulés. Entre-temps, ce dynamique retraité a passé vingt ans à Caritas Lausanne, avant de fonder en 1998 l’Antenne de Vevey Riviera. C’est dire s’il est bien placé pour nous parler de l’évolution des exclusions en pays romand au cours des dernières décennies.

Apic: Quel était le rôle de Caritas à l’époque?

S. Zanoli: En 1974 en arrivant à Caritas Genève, j’ai eu la chance de trouver des assistantes sociales qui, tout comme moi, rêvaient d’une autre manière de faire du travail social. Nous recevions alors plein de gens qui venaient nous demander 5 francs, 10 francs. Nous les appelions des «clients». Au lieu de donner/recevoir, nous voulions au contraire nous placer dans une situation d’échange. On s’est mis à imaginer que les gens qui ont besoin d’aide donnent un peu de leur temps, un peu de leur capacité de travail pour la remise en état de vieux meubles, par exemple.

Nous avons réalisé qu’il était plus respectueux de faire quelque chose avec les gens plutôt que pour les gens. C’était un renversement de point de vue fondamental dans l’aide sociale. Je faisais du travail de ponçage de meubles avec eux. Nous ne voulions pas être des contremaîtres!

Apic: Vous êtes aussi à l’origine du CARE, lieu d’accueil pour les plus démunis, à Genève.

S. Zanoli: Avec des collègues de l’Eglise réformée de Genève qui s’occupaient de prisonniers et de prostituées, nous avons d’abord créé «Carrefour», un atelier de rencontres et d’occupation, qui drainait une population qu’on appelait alors marginale, dans le quartier des Pâquis. Ce fut une riche expérience. «Carrefour» est devenu par la suite, le CARE, dont s’occupe l’abbé Jean-Marie Viénat.

Apic: Le durcissement de la société préoccupe-t-il le professionnel de l’entraide que vous êtes?

S. Zanoli: Certainement. Le monde produit de l’exclusion et bien que ce soit un peu idéaliste, je voudrais une société où les gens se sentent inclus. Qu’on leur reconnaisse une place et qu’ils puissent vivre selon leurs capacités et leurs possibilités.

Depuis que nous avons un nouveau Conseil fédéral et au-delà de cette réalité politique, nous vivons dans une société qui veut couper de plus en plus dans les budgets sociaux. Un mouvement généralisé, une politique, veut aujourd’hui que le social redevienne affaire privée. C’est presque le retour à la charité. Or, il ne faut jamais donner en charité ce qui est dû en justice, comme disent mes collègues de Caritas Fribourg. Et le social, c’est du domaine de la justice.

Apic: Le vocabulaire est significatif, dites-vous ?

S. Zanoli: Oui, auparavant, on parlait de «marginaux». On voulait dire que les asociaux, les non conformes, avaient encore la possibilité d’exister. «C’est un marginal, mais.». Ces dix dernières années, ils sont devenus des «exclus». Etre exclu, c’est ne plus faire partie de la famille. Dans l’Eglise, on appelle ça excommunier. Un exclu peut disparaître, personne ne va s’en inquiéter. C’est alarmant! Mais je ne perds pas espoir. Au contraire, je vois plein de gens prêts à être solidaires. Il suffit de les appeler à rejoindre une équipe. On a vingt bénévoles, en majorité des femmes, qui travaillent ici à Vevey. Des gens de qualité, de coeur et d’intelligence. Sans diplôme social. Et, probablement, Dieu merci!

Apic: Quelles sont les grandes catégories d’»exclus» que vous côtoyez?

S. Zanoli: Des chômeurs, des mères seules, des «working poors» – des personnes qui travaillent mais ne gagnent pas suffisamment pour vivre – , des étrangers au statut précaire, des Suisses âgés qui n’ont que l’AVS (Assurance vieillesse et survivants). On doit être performant dans la société actuelle. Tous ces gens en difficulté ne trouvent plus de place. Beaucoup de gens jeunes sont exclus, à 25, 30 ans. D’échecs scolaires répétitifs en début d’activité professionnelle ratée, avec un milieu familial fragilisé, des dépressions. Cela vous donne des gens qui finissent à l’hôpital psychiatrique aujourd’hui. Et au bout, reste l’AI, (Assurance invalidité), à moins de 30 ans déjà.

Et puis il y a les femmes. Le plus souvent des mères de famille, qui se battent seules dans l’existence, sortant fréquemment d’un contexte conjugal de violence. Elles ont beaucoup de peine à tenir le coup financièrement, affectivement, et sur le plan de la responsabilité familiale. Sans parler des «working poors»: nous avons beaucoup de vendeuses qui gagnent 3’000 francs ou facilement moins pour un plein temps. Elles font des dettes, sont menacées de poursuites, c’est l’engrenage.

On reçoit aussi des étrangers avec un permis mais sans travail, des requérants d’asile qui vivent en quémandant là où ils peuvent. Nous accueillons des gens hors filet social, comme les clandestins. On fait appel à des fondations publiques et privées, religieuses ou autres. Enfin, n’oublions pas les personnes âgées, des veufs, des veuves, plutôt des Suisses, qui n’ont que l ’AVS.

Apic: Comment aidez-vous ces gens?

S. Zanoli: La solitude est très grande. Le besoin de communiquer immense. On a des bénévoles qui se rendent à domicile ou par le bouche à oreille, on apprend que Mme X aurait besoin de quelqu’un. J’ai une dame qui venait régulièrement en fin de mois. «Est-ce que vous n’auriez pas un petit quelque chose pour moi ?» 100 francs par ci par là, pour décongestionner son budget.

On aide beaucoup de personnes dans nos ateliers. On pourrait multiplier par 10, par 20, les quelque 120 personnes qui ont participé régulièrement aux ateliers de rencontre et d’occupation de Vevey l’an dernier. Les cas liés à l’AI sont en constante augmentation. Nous travaillons beaucoup avec la Fondation de Nant, qui fait partie du réseau psychiatrique. Après un séjour en clinique psychiatrique, lorsque le patient est déplacé dans un foyer médicalisé ou suivi en hôpital de jour, s’il le désire, nous l’accueillons dans l’un de nos ateliers.

Et pour les personnes seules, les couples, les familles, l’assistant social les reçoit dans le «service social individualisé». C’est plus de 400 personnes en difficultés qui ont été reçues. On a doublé le nombre de gens ces deux dernières années. La demande financière n’est que le sommet de l’iceberg.

Apic: Comment est financé Caritas Vaud?

S. Zanoli: Nous sommes le volet social de l’Eglise catholique vaudoise. Bien que d’origine ecclésiale, nous ne sommes pas un secteur de l’Eglise. Un tiers à un quart du budget nous est assuré par la Fédération des paroisses catholiques vaudoises. Pour le reste, nous sommes financés par la Confédération, via l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS), par le canton, et pour notre Antenne, par les communes de Vevey, Montreux, La Tour- de-Peilz. Puis par des dons et enfin, nous gérons des boutiques de «seconde main» et deux épiceries sociales. La production de nos ateliers rapporte aussi de petites sommes.

Apic: Que sont les épiceries sociales?

S. Zanoli: Ce sont des épiceries réservées à des catégories de personnes qui sont à l’aide sociale ou touchent des subventions, AI, AVS, Prestations complémentaires.Avec une carte, ils ont accès à ces magasins et achètent pour un prix très modique – environ le 40% de la valeur – tous les produits de première nécessité, et même des langes, par exemple.

Apic: Qu’est-ce qui est spécifique à l’entraide d’origine ecclésiale?

S. Zanoli: Un état d’esprit. Nous avons une Charte, dans laquelle un passage de l’Evangile est bien en évidence. Ce qui est premier pour nous, c’est la foi en l’homme ancrée dans l’Evangile. Nous avons une mission que l’Eglise nous confie, celle de développer le souci des autres auprès des chrétiens des paroisses. L’Eglise attend que nous soyons promoteurs de la diaconie. Un chemin que nous faisons avec les démunis. On a mis sur pied des personnes-relais entre la paroisse locale, et les gens qui peuvent avoir besoin d’aide, mais ne la demandent pas forcément. Il faut ouvrir les yeux pour les rencontrer. Nos personnes-relais, ce sont des «veilleurs».

Apic: Quels sont les services que vous offrez?

S. Zanoli: Des conseils juridiques, des facilitations lors de démarches diverses, l’appui aux personnes qui ont besoin de faire reconnaître leurs droits. Nos ateliers de rencontre et d’activités où l’on travaille le bois, où on fait de l’artisanat, organisés avec des animateurs bénévoles et des professionnels. Cela permet aux gens qui viennent de vivre deux ou trois heures par semaine dans une ambiance fraternelle, de réaliser de beaux objets simples. Puis le repas est offert. Il y a donc un secteur cuisine, où participants et bénévoles assurent les repas. Y viennent aussi manger des collaborateurs, des invités, parfois des personnes qui nous sont envoyées par une paroisse.

Apic: La population qui a besoin d’aide a-t-elle beaucoup changé depuis les débuts de Caritas Vaud ?

S. Zanoli: Caritas Vaud a été fondé par des prêtres après la guerre, en 1942. Avec deux objectifs: les classes défavorisées de la population suisse, les réfugiés et autres internés de la guerre. Et une mission, celle de se tourner vers les plus démunis, ce qui est toujours la sienne.

Quand j’ai rejoint Caritas Genève il y a trente ans, mais également à Lausanne où je me suis engagé au service de Caritas Vaud, nous avions des personnes avec une moyenne d’âge bien plus élevée qu’aujourd’hui, dont une partie habitait à l’Armée du Salut. A l’époque, on parlait de clochards, ou de personnes alcooliques. Aujourd’hui la moyenne d’âge est tombée. Les exclus sont des jeunes. VB

Encadré

«Je rends à la société ce qu’elle me donne par l’AI»

Annick, une jeune femme au bénéfice d’une rente AI, qui a été sous tutelle pendant 5 ans, atteinte dans sa santé psychique, a commencé à participer aux groupes et ateliers Caritas de Vevey alors qu’elle était encore traitée en hôpital de jour à la clinique psychiatrique de Nant. Elle parle de l’importance de ces contacts et de ce travail bénévole dans la difficile reconstruction de sa personnalité.

«Dans l’Atelier cuisine, j’apprends plein de choses. A composer et réaliser des menus équilibrés pour une équipe de plus de 25 personnes, par exemple. Malgré ma rente AI, je suis une personne reconnue et appréciée. Avec tout ce suivi psychiatrique, j’ai tout de même retrouvé force et dynamisme. J’ai augmenté peu à peu mon temps de travail à Caritas, j’y suis maintenant trois fois par semaine.»

Annick rend en outre visite à une dame de 85 ans, très solitaire, depuis deux ans et demi. «Je la vois chaque semaine tantôt de 9h30 à 14 h ou de 14 à 17 h. Le matin est réservé à la lessive, aux courses. Puis je prépare le repas et nous le partageons ensemble. Cette dame se sent très délaissée par sa famille. Ma présence semble être d’un grand réconfort. Nous parlons beaucoup. Elle me considère comme sa petite-fille. Elle me confie des choses de sa vie. Parfois, elle pleure un peu. La société, à cause de ma maladie durable, me verse une rente AI. Moi je la rends par mon bénévolat à Caritas». VB

Les illustrations de cet article peuvent être commandées à l’agence CIRIC, Bd de Pérolles 36 – 1700 Fribourg. Tél. 026 426 48 38 Fax. 026 426 48 36 Courriel: ciric@cath.ch (apic/vb)

11 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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Brésil: L’évêque Pedro Casaldaliga commente la Conférence de Medellin, 30 ans après

APIC – INTERVIEW

«Nous étions colonisés dans tous les domaines»

Paulo Pereira Lima, agence APIC

Sao Feliz de Araguaia, 17 août 1998 (APIC) L’année 1998 a une saveur particulière pour Pedro Casaldaliga, évêque de Sao Felix do Araguaia au Brésil. Pour ce religieux clarétin de Catalogne, c’est le trentième anniversaire de son arrivée au Brésil. C’est aussi le 30e anniversaire de la Conférence épiscopale latino-américaine de Medellin qui a marqué considérablement la vision pastorale de nombreux évêques et théologiens du continent. Dans une interview accordée au correspondant d’APIC au Brésil, Pedro Casaldaliga dit pourquoi Medellin a été un point de départ capital pour vivre son épiscopat avec et pour les pauvres.

APIC: Que représente pour vous la Conférence de Medellin?

Pedro Casaldaliga: Medellin est jusqu’à présent le plus grand événement de l’histoire de l’Eglise en Amérique latine durant les 500 ans de sa présence sur le continent. D’abord, parce que cette réunion d’évêques a été typiquement latino-américaine. Nous étions colonisés dans tous les domaines. Mais aussi d’un certaine manière au sein de l’Eglise catholique. Le temps était venu où nous avions besoin de tourner nos regards vers l’Amérique latine, vers le peuple latino-américain. Jusqu’alors ils étaient dirigés presque exclusivement vers les Etats-Unis et Rome. Medellin représente un pas véritable d’autonomie. Deuxième raison de l’importance que cette Conférence épiscopale: elle a relancé pour l’Amérique latine et le monde «l’option préférentielle pour les pauvres». Ce fut une espèce de «canonisation officielle» de cette prise de position en faveur des pauvres. Une manière spéciale de construire aussi l’Eglise en Amérique latine à travers les communautés ecclésiales de base. Pour tout cela je peux dire en toute vérité: «ma communauté diocésaine et moi-même, nous sommes les fils de Medellin».

APIC: A l’époque, l’Eglise était-elle donc si éloignée des pauvres?

P. C. : L’Eglise catholique, dans sa vie et dans son histoire, a toujours été très proche des pauvres. Surtout à travers les Ordres religieux qui se constituèrent au long des siècles pour s’occuper de différentes sortes de personnes abandonnées: les orphelins, les malades et les prisonniers, même si cette aide, souvent admirable, a été faite de manière assistentialiste. Medellin a fait mieux. Elle a placé l’option des pauvres dans sa perspective structurelle, en dénonçant le péché des structures qui fabriquent les pauvres. Medellin nous a aidés à comprendre que la pauvreté n’est pas spontanée. Elle a des causes bien précises que nous avons appris à dénoncer. Avant Medellin, nous pensions aux pauvres comme pauvres seulement. A partir de Medellin, nous avons appris à penser aux marginalisés en tant qu’appauvris. Et ceci de manière violente. La pauvreté est alors apparue comme un péché social.

APIC: Medellin a-t-il exigé quelque chose de plus pour la pastorale de l’Eglise

P.C.: Le cardinal argentin Pirônio, alors secrétaire de la Conférence épiscopale latino-américaine, parlait d’une Eglise en faveur des pauvres. Mais ce n’était pas suffisant pour lui. Il fallait en même temps que l’Eglise redevienne pauvre. Parce qu’il est impossible de faire une option pour les pauvres sans regarder les causes de cette pauvreté ni les revendications des pauvres. Dans la pratique quotidienne.

APIC: Pourquoi une réunion d’évêques a-t-elle causé un tel impact en Amérique latine?

P. C.: Nous vivions en pleine dictature militaire au Brésil. Une Eglise qui proclame la justice et défend les droits de l’homme et l’option préférentielle pour les pauvres devient alors – d’une manière scandaleuse pour les riches et les puissants – une Eglise prophétique. Les évêques engagés, au nom de Jésus, dans cette ligne lançaient , de plein fouet, un défi, à la dictature militaire, aux grands propriétaires terriens et aux forces armées et de police qui opprimaient le peuple. Ceci a eu lieu pratiquement dans tout le continent. Au Brésil, au Chili, en Argentine et dans presque tous les pays d’Amérique latine.

APIC: Trente ans après Medellin, que reste-t-il concrètement?

P.C.: L’option pour les pauvres est essentiellement évangélique. Elle est donc irréversible. Cette manière spéciale latino-américaine de prendre le parti des pauvres est également irréversible. Si l’Eglise de notre continent est plus ouverte, plus communautaire, cela vient de Medellin. Il n’est pas possible de retourner en arrière parce que tout vient de l’Esprit-Saint. C’est l’œuvre de nos martyrs. C’est le chemin pris par le peuple. Les thèmes de Medellin ne sont pas morts. Ils ont été repris lors de la troisième Conférence, celle de Puebla au Mexique en 1978 qui a proclamé l’importance des communautés ecclésiales de bases, le thème de la communion et de la participation. La quatrième conférence de Saint-Domingue, en République dominicaine, en 1992, a été marquée profondément par la question de l’inculturation.

APIC. En d’autres termes, il est toujours normal de faire référence à Medellin?

P.C.: Les appels de Medellin sont toujours actuels. Les pauvres que cette Conférence nous a décrit comme «appauvris» par les structures inhumaines imposées par les riches, sont ce que nous appelons aujourd’hui «les exclus». La terre d’Amérique latine a été arrosée par le sang de beaucoup de martyrs. Plus que jamais nous sommes mis au défi par les pauvres qui sont la majorité de l’humanité. Je dirais plus. Nous aboutirions à un désastre ecclésial si nos Conférences épiscopales se terminent avec Saint Domingue. C’est la crainte principale que j’ai ressenti avec le Synode pour l’Amérique qui s’est tenu dernièrement à Rome . Je le répète, si cela devait arriver, c’est toute l’Eglise universelle qui en souffrirait gravement, pas seulement l’Eglise latino-américaine. De plus, cela n’aurait pas de sens de célébrer le Jubilé de l’An 2000 en ignorant l’esprit de Medellin, de Puebla et de Saint-Domingue. A mon avis, je trouve nécessaire de commencer le nouveau millénaire avec une nouvelle conférence latino-américaine.

APIC: Quels thèmes pourraient être discutés par cette nouvelle Conférence?

P.C.: Des thèmes urgents!. Par exemple, la participation des hommes et des femmes, sur un plan d’égalité, dans la mission de l’Eglise. Il existe encore beaucoup de cléricalisme dans notre Eglise. La femme n’a pas encore ses droits reconnus.

Il faut également un engagement personnel et collectif pour un changement des structures oppressives en faveur des exclus. Enfin je dirai qu’il nous faut enfin vivre un œcuménisme concret, pas seulement dans de belles déclarations. Un œcuménisme entre chrétiens bien sûr, mais qui comporte aussi le dialogue avec les autres religions et cultes de notre continent.(apic/plp/ba)

17 août 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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