Pérou: La Toussaint dans les HLM pour âmes défuntes

Apic Reportage

La fête, pour les vivants et les morts: repas pour l’au-delà

Pierre Rottet, Apic

Lima, octobre 2006 (Apic) Son concepteur voulait une Cité pour les morts au milieu des vivants: pari tenu au-delà de toute espérance, dans ce cimetière «El Angel» de Lima. Comme partout ailleurs dans le monde catholique, au Pérou on fête les morts, mais à la Toussaint. Et quelle fête, dans ce lieu où reposent près de 600’000 corps, conviés en ce 1er novembre à un bal des défunts où rien ne manque: orchestres, danses, nourritures et boissons à profusion pour les vivants et les trépassés. On ne recule devant rien pour faire plaisir aux chers êtres disparus.

Dans ce dédale, des milliers de cubes (cuarteles) construits à l’infini se suivent. A l’intérieur de ces cubes-tombeaux plus ou moins grands, des centaines de niches, dans lesquelles on a glissé le cercueil renfermant la dépouille. A peine une petite plaque scellée (la lapida) de 70 cm sur 50 de haut sépare la bière de la vie terrestre. Comme dans beaucoup de pays voisins, on a souvent choisi de ne pas mettre en terre les défunts, mais de les faire se côtoyer, les uns à côté des autres, au-dessous ou au-dessus, sur 4, 5 voire 6 étages. Un véritable enchevêtrement de «rues», de «ruelles», de «passages», mène à ces HLM pour âmes défuntes. Chaque «édifice» porte le nom d’un saint. Mieux vaut s’en souvenir pour se rendre auprès de la niche ou repose l’être cher.

Comme chaque 1er novembre, dès 7 heures du matin, le cimetière «El Angel» voit arriver des dizaines de milliers de personnes, des milliers de familles. Avec le soleil printanier naissant, sous ces latitudes sud, l’endroit s’anime, se colorie et se parfume de tous les bouquets de fleurs du monde qui semblent s’être donné rendez-vous. Chacun rivalise pour enjoliver le maigre espace laissé près de la «lapida» tombale. Au sol, le ciment ou la terre ont disparu sous les pétales, les fleurs jetées, remplacées, ou qui n’ont pas trouvé place.

Si ce n’est la proximité des niches, des «locataires» plus ou moins récemment établis dans leur nouvelle et dernière demeure, rien dans cet immense espace n’incite en ce jour à la tristesse. Au recueillement et au souvenir, certes: l’hommage au défunt n’a rien d’austère. La joie, qui n’empêche pourtant pas les larmes, finit toujours par l’emporter à l’évocation du ou des disparus confiés en chair à ce cimetière. L’inculturation, à la croisée des croyances, entre évangélisation et coutumes venues en droite ligne des profondeurs de l’histoire, des Incas sans doute, de la Sierra andine sûrement.

Tourte pour l’au-delà

Dans l’une des allées principales, une famille entière vient de débarquer de la voiture, avec chaises, table, et autant de couvercles que de convives. Plus un! «Notre maman aurait 70 ans, le 1er novembre. Depuis 8 ans qu’elle est décédée, nous nous retrouvons tous ici à cette date pour honorer sa mémoire. Et partager notre repas avec elle», confie Lucas. Sur la table, un grand gâteau avec des bougies. La défunte aura sa portion de tourte de l’au-delà, au même titre que les trois gosses et les 5 adultes protagonistes de la scène. Sur un petit promontoire, hissé à hauteur de la niche, au 3ème «étage», d’autres éléments de nourriture ont été placés dans des assiettes: «Les mets préférés de maman», précise notre interlocuteur. Et sa musique préférée aussi.

En costume traditionnel de la région de Huancayo, cinq musiciens offrent en effet une sérénade à la défunte. Des huaynos – musique traditionnelle de la Sierra -, qu’ils accompagnent de chants, certains en langue quechua, bientôt imités par les membres de la famille, à grands renforts, pour les uns, de lampées de bière, ou de boissons traditionnelles.

Comme un retour sur terre

Au fil des heures, «El Angel» s’est transformé en un véritable restaurant à ciel ouvert, pour les vivants et les morts. Des dizaines d’orchestres, les uns commandités par les familles, les autres, déambulant entre les «cuarteles» funéraires, y vont désormais de leurs fredaines traditionnelles, selon les régions andines. Jouez violons, saxos, clarinettes, harpes et accordéons! Rien n’est assez beau pour marquer l’amour porté au défunt en cette journée du souvenir. Au diable les fausses notes qui s’accumulent, à l’approche de la soirée: la faute au nombre de verres. Donc à la soif. Ici et là dans cette Cité des morts, des couples n’hésitent pas, maintenant, à danser. On se met en cercle même, pour y aller de son huyano, de sa mulisa ou de sa marinera (danses folkloriques). Un peu comme pour inviter les défunts à un retour sur leurs terres ancestrales.

A travers les allées de «El Angel», un accordéoniste a flairé la bonne affaire, s’arrêtant ici et là à la demande des familles. Le 1er novembre n’est pas chômé pour tous. Les sons des autres orchestres ne parviennent pas à couvrir son aubade solitaire. «Ce que je joue? ’Amor eternal’». Une musique de circonstance, pour quelques sous gagnés, dans ce cimetière noir de monde. Du pain bénit pour les fleuristes et les musiciens, et même les marchands d’aliments ambulants. Devant une niche, à côté d’un ceviche – poisson cuit dans du jus de citron – un cendrier a été placé. A l’intérieur, deux cigarettes n’attendent plus que l’allumette du défunt. «Notre papa fumait. Beaucoup trop. Mais c’était là son plaisir, avec ce ceviche servi en entrée», témoigne, des trémolos dans la voix, ce fils venu dire bonjour à son défunt papa. Qui repose ici à trois mètres de son épouse, 7 niches plus loin. PR

Encadré

Des niches mortuaires ou le dortoir des voleurs

Pour José Sanchez, l’un des quelque 150 gardiens de ce cimetière géré par la «Sociedad de Beneficencia» de Lima, ce jour va lui permettre de multiplier largement son misérable salaire: les pourboires tombent en effet du ciel, en ce 1er novembre. «De telles manifestations ont également lieu, dans une moindre mesure il est vrai, à l’occasion de la fête des Mères, puis des Pères, en mai de chaque année».

«Mais qu’on ne s’y trompe pas, commente José, au-delà de ces manifestations, y compris de certaines exagérations, les parents présents dans ce cimetière marquent de la sorte plus de respect et d’amour vis-à-vis de leurs défunts que partout ailleurs dans le monde sans doute. Simplement, les traditions l’emportent, et l’ont toujours emporté, y compris à l’époque de la colonie espagnole, et malgré les «anathèmes» de l’Eglise catholique». Aujourd’hui encore, le clergé péruvien voit d’un mauvais oeil cette façon de fêter les morts. D’autant plus un 1er novembre. Rien n’y fait. Surtout que ces coutumes sont plus fortes que tous les discours et mises en garde. «C’est vrai», lance le jésuite Armando Nieto, une voix autorisée au sein de la hiérarchie catholique au Pérou. «Il est bien difficile de combattre et de s’opposer à ces pratiques, qui se terminent parfois, pour certains, par un excès d’alcool».

Pour l’heure, et jusqu’à la nuit tombante, moment où les portes du cimetière se referment, obligeant les derniers «fêtards» à un repli, José doit faire face aux multiples demandes, par exemple monter à l’échelle et fleurir une niche trop haut placée. Mais son gros boulot, c’est au petit matin, le lendemain, qu’il l’aura. Pour ramasser les détritus laissés la veille. Et surtout les cadavres de bouteilles qui jonchent le sol.

«Ce que devient la nourriture apportée pour le défunt? Les parents la reprennent, pour ceux qui ont voulu marquer symboliquement le geste. Pour le reste, les chiens s’en chargeront. Ou mieux, les centaines de sans abri et les poivrots du coin. Sans parler des malfrats, ou des petits voleurs, nombreux aux alentours du quartier, pas franchement de bonne réputation. Certains n’hésitent du reste pas à trouver refuge dans l’une ou l’autre niche proche du sol, pour s’y allonger et passer la nuit. Dormir du sommeil du juste. PR

Encadré

Moins cher mais plus proche du ciel

Pas moins de 1350 «cuarteles» ont été édifiés dans ce cimetière «El Angel». D’autres sont en construction. La crémation n’est gère voire pas du tout entrée dans les moeurs. Ruben Chamarro, responsable des relations publiques de la Sociedad de Beneficencia de Lima, s’interrompt un instant, sa voix couverte par un ensemble musical. «Les plus imposants «cuartels» renferment les corps de 1585 personnes, les plus petits 475 «seulement»: 600’000 niches en tout, sur une surface de 29 hectares», confie notre guide. Les plus récents «pensionnaires» de ces HLM des âmes ont acheté de leur vivant une concession pour 100 ans, la plus chère au prix de 2’150 soles (850 francs), au «1er étage», la moins élevée à 1’350 soles, tout en haut. Meilleur marché, mais plus proche du ciel. Quelques soles – monnaie locale – par mois suffiront à l’entretien de la niche. Une misère. «Mais la municipalité de Lima ne plante pas un clou ici», regrette Ruben Chamarro. Il est vrai que les morts ne votent pas, généralement. Mais c’est là une autre histoire. PR

Encadré

Le souvenir de la «Flor Pucarina»

La scène date déjà. Mais elle est toujours aussi vivante dans la mémoire des témoins de cet enterrement. Surtout qu’aujourd’hui encore, ce genre de manifestation demeure, lorsqu’on conduit à sa dernière demeure un grand monsieur ou une grande dame de la chanson ou de la musique traditionnelles péruviennes. Il était 10 heures, ce matin-là, dans le vieux Lima. De partout s’élevait une flopée de mélodies. Tout s’était arrêté dans ces ruelles habituellement gorgées de voitures et de piétons. Débouchant de l’une d’elle, un cercueil porté par huit hommes fendait une impressionnante foule qui avait renoncé à se rendre au travail. D’un geste, les milliers de passants jetaient sur la bière ainsi promenée des pétales de fleurs. Derrière le cercueil, une trentaine d’orchestres y allaient chacun de leurs mélodies, ranimant les chansons et les huyanos qu’avait interprétés la défunte, la «Flor Pucarina», l’une des plus grandes chanteuses de folklore de la Sierra péruvienne. Elle repose à «El Angel». Et chaque année au 1er novembre, des dizaines d’orchestres traditionnels andins lui rendent hommage, en face de la niche où elle repose, aux côtés de 600’000 autres défunts. PR

Encadré

La fête des morts au Mexique

Contrairement au Pérou, le Mexique célèbre ses morts pendant deux jours. Là aussi la tradition est ancrée à l’histoire. Connues sous le nom de «Los dios de los muertos», ces fêtes qui mixent les rituels des ancêtres indigènes marquent la manière qu’ont les vivants de communiquer avec leurs morts. La fête du 1er novembre est dédiée aux «Angelitos», aux petits anges, aux enfants qui ont quitté le monde des vivants. Sur les places des villes et villages, les bonbons en forme de petits cercueils multicolores se mélangent aux têtes de mort en sucre et aux squelettes en chocolats. Au Mexique comme au Pérou, on offre de la nourriture aux défunts. Particularité dans ce pays d’Amérique latine, on raffole des pâtisseries. en forme d’ossements, consommés en famille. Les aztèques n’avaient pas attendu les colonisateurs, ni les traditions religieuses catholiques pour célébrer deux fêtes des morts, pas aux dates du 1er et 2 novembre, certes: l’une pour les enfants, l’autre pour les adultes. «La vie engendre la mort afin de perpétrer le cycle de la vie. La légende de l’humanité serait née des os des ancêtres mêlés du sang de Quetzalcoalt (serpent à plumes), la plus haute divinité aztèque». Ce mythe renferme l’élément clé de la philosophie mexicaine précolombienne qui ne peut dissocier la vie de la mort. Il a évolué au Mexique d’une combinaison des coutumes indiennes et espagnoles. Là aussi. PR

Des illustrations de cet article peuvent être commandées à l’agence CIRIC, Bd de Pérolles 36 – 1705 Fribourg. Tél. 026 426 48 38 Fax. 026 426 48 36 Courriel: info@ciric.ch

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(apic/pr)

23 octobre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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Togo: Centre d’Apprentissage Maria Auxiliadora de Lomé

APIC – Reportage

J’ai toujours rêvé d’être artiste sur bois

Pascal K. Dotchevi, pour l’agence APIC

Lomé, 15 avril 1998 (APIC) «Depuis mon enfance, j’ai toujours rêvé d’être une artiste sur bois». Maria est très fière d’être la seule fille à avoir choisi d’apprendre la menuiserie. Elle est élève au Centre d’Apprentissage Maria Auxiliadora (CAMA) à Lomé, capitale du Togo. Depuis 1989, les Salésiens y forment et encadrent des jeunes démunis des quartiers populaires. Fidèles à l’esprit de Don Bosco, ils les aident à se faire une place dans la société. Reportage.

«Comme j’avais des problèmes de soutien à l’école, j’ai décidé de rejoindre le CAMA, explique la jeune fille. Lorsque j’ai dit à mes parents que j’allais m’inscrire en menuiserie, cela a choqué tout le monde sauf ma mère. Elle m’a soutenue jusqu’au bout. C’est vrai que c’est un métier d’homme, mais je ne suis nullement complexée devant mes camarades garçons. Au contraire ! Nous faisons les mêmes travaux». C’est vrai, confirme un camarade de classe. «Elle nous donne du courage. Car si elle arrive à faire certaines choses, nous les garçons nous nous efforçons d’en faire plus et cela crée une ambiance de mieux faire.»

Lors de son arrivée à Akodessewa, un quartier populaire de la banlieue de Lomé, en 1982, le frère Rafael Cosmes, aujourd’hui directeur du centre, a été très frappé de voir tous ces jeunes sans soutien qui traînaient à longueur de journée. Après deux ans de réflexion et de préparation, les salésiens lancèrent quelques initiatives en faveur de ces jeunes. Au début, ils les rassemblèrent en ateliers pour leur donner des cours d’électricité. Aux autres déjà en apprentissage dans les ateliers traditionnels, les salésiens offraient divers soutiens. Naît alors l’idée de la création d’un centre d’apprentissage pour regrouper les jeunes. Soumis à un organisme d’entraide allemand, le projet est retenu, et en 1987, les travaux de construction du centre démarrent. En septembre 1989, rappelle le frère directeur, le centre était opérationnel avec 41 premiers apprentis en électricité et en menuiserie.

Un centre de formation pour jeunes démunis.

Pour entrer au Centre d’Apprentissage Maria Auxiliadora il faut répondre à certains critères : être un jeune démuni sans soutien, avoir fait le cours secondaire (niveau 4è) et être sur le territoire de la paroisse du Centre. Il faut ensuite réussir le concours de recrutement organisé chaque année Les épreuves retenues sont le français, les mathématiques et un test psychotechnique.

Depuis 1989, le nombre des apprentis n’a cessé d’augmenter. Pour l’année en cours, ils sont en tout 172 jeunes repartis en cours d’électricité, de réfrigération, de menuiserie, de serrurerie et de couture.

Chaque cours dure trois ans et, depuis 1992, est ratifié par un certificat de fin d’apprentissage (CFA) ou par le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) reconnu par l’Etat togolais. Les jeunes du Centre ont cependant dû manifester bruyamment pour que le gouvernement les accepte aux examens professionnels. Dans chaque discipline, la formation comporte deux volets: la théorie (35%) et la pratique (65%).

En couture où il n’y a que des filles, des cours d’initiation à la comptabilité, à la gestion d’entreprise et à la législation leurs sont données en plus, des séances pratiques en atelier. «J’aurais préféré qu’il y ait moins de théorie, estime Adjovi Logossou, en 2e année de couture; parce qu’on a besoin d’être à l’aise sur la machine d’abord». Et sa camarade Sylvie Touglo, d’ajouter «il n’y a pas assez de commandes pour tester nos connaissances. Nous sommes bien en théorie mais nous n’avons pas assez de pratique». Le maître d’atelier pense plutôt qu’elles sont «toujours trop pressées de tout connaître. Tôt ou tard, elles comprendront qu’on leur apprend des choses utiles. Le Centre a instauré un barème de 65% de pratique et 35% de théorie. Nous le respectons», .

Fabriquer ses propres outils

Les jeunes de l’atelier métallique ne sont pas moins fiers. Ils exhibent volontiers, des bureaux, des portes, des jouets, des caisses à outils qu’ils ont fabriqués. «En 3e année, nous fabriquons des outils de travail qui nous serviront lorsque nous devrons nous installer à notre propre compte». Le problème majeur auquel des jeunes sont confrontés après leur formation, est celui de l’équipement, confirme le responsable de l’atelier Augustin Dansou. Le Centre s’est engagé à leur faciliter la tâche en leur laissant le soin de fabriquer eux-mêmes leurs outils de travail.

Un jeune Centre à encourager

Malgré cette atmosphère d’émulation, le Centre n’en est pas moins confronté à des difficultés. «Comme toutes les écoles professionnelles, nous avons un budget déficitaire, relève le frère directeur du CAMA. Les modiques frais de formation encaissés auprès des élèves et nos ventes couvrent à peine 15% de nos dépenses. Le reste doit être recherché chez nos bienfaiteurs.» Le Centre ne demande que l’équivalent de 100 francs français par an à chaque élève. Malgré cela, certains ont encore des difficultés à payer, ajoute le préfet de discipline Lucien Messan Kpessou.

Au début, poursuit-il, le Centre logeait les jeunes les plus démunis. Il ne le fait plus aujourd’hui parce que certains jeunes ont abusé de la confiance des salésiens, en se faisant passer pour des démunis, alors qu’en réalité ils ne l’étaient pas. Pour gérer tout ce monde, le centre applique le «système préventif» de Don Bosco, le fondateur des salésiens. Ce système repose sur trois piliers la raison, l’amour et la religion. «Nous n’imposons pas un esprit religieux à nos élèves, mais par la force des choses, ils arrivent à s’y intéresser», souligne le préfet de discipline.

La journée au Centre d’Apprentissage Maria Auxiliadora commence à 6h50 par le rassemblement suivi d’une prière et d’un «mot du matin». Après trois heures de travail, intervient une première pause de trente minutes et une seconde à midi. La journée finit à quinze heures par une prière dans chaque atelier ou classe.

«Notre souci majeur, explique le directeur du Centre, est que tous ceux qui sortent d’ici arrivent à s’installer et à produire. Au début, nous en avons aidé quelques-uns uns grâce à nos bienfaiteurs. C’est devenu plus difficile maintenant, regrette-t-il. C’est pour cela que nous ne voulons plus faire de promesses à quiconque.» Heureusement, certains se regroupent pour créer des ateliers. Et cela marche. Pour le directeur, le Centre est encore jeune et les résultats sont difficiles à évaluer, surtout dans le domaine de l’insertion des jeunes formés dans le monde du travail. Je ne perds pas espoir que l’avenir nous apportera plus de soutien, conclut-il. (apic/pkd/mp)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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