Berne: 100’000 signatures pour l’initiative «pour la mère et l’enfant»
Un contre-projet à la «solution des délais»
Berne, 14 juillet 1999 (APIC) Cinq mois avant la fin du délai de récolte des signatures, plus de 100’000 personnes en Suisse ont déjà signé l’initiative populaire «pour la mère et l’enfant – pour la protection de l’enfant à naître et pour l’aide à sa mère dans la détresse». L’initiative se présente comme un contre-projet à la «solution des délais» qui prévoit, si le Conseil des Etats se rallie au Conseil national, la libéralisation de l’avortement dans les 14 premières semaines de la grossesse.
L’initiative des milieux «pro life» a été lancée le 2 juin 1998 par l’association «Aide suisse pour la mère et l’enfant» (ASME). En cas d’acceptation par le peuple, la Constitution fédérale contiendra un Art. 4bis (nouveau): «1. La Confédération protège la vie de l’enfant à naître et édicte des directives sur l’aide nécessaire à apporter à sa mère dans la détresse. 2. La législation fédérale respecte ce qui suit: a. Quiconque cause la mort d’un enfant à naître ou y contribue de manière décisive est punissable, à moins que la continuation de la grossesse ne mette la vie de la mère en danger et que ce danger, imminent et de nature physique, soit impossible à écarter d’une autre manière. b. Toute forme de pression tendant à faire supprimer la vie d’un enfant à naître est inadmissible. c. Si la grossesse est la conséquence d’un acte de violence, la mère peut, dès que la grossesse a été constatée, donner son accord, le seul nécessaire, à l’adoption de l’enfant. d. Les cantons accordent l’aide nécessaire à la mère qui, en raison de sa grossesse se trouve dans la détresse. lls peuvent confier cette tâche à des institutions privées.»
Les milieux anti-avortement ont annoncé mercredi qu’ils continueraient à recueillir des signatures jusqu’à l’échéance du délai de récolte, soit le 2 décembre prochain. L’objectif est d’atteindre un maximum de soutien et de franchir la barre de sécurité des 120’000 signatures, selon l’un des responsables de l’ASME, Oskar Müggler. L’ASME a annoncé dès l’automne dernier qu’elle lancerait un référendum au cas où la «solution des délais» passerait la rampe des Chambres fédérales. Le mouvement se déclare prêt à lancer le référendum seul ou avec d’autres organisations. (apic/be)



