«Comment fait-il pour tenir?», se demandait parfois Joël Pralong
Sion: Réactions à la démission de Mgr Norbert Brunner comme évêque de Sion
Vex, 5 juin 2013 (Apic) «C’est une surprise! En réunion, il nous disait parfois: «J’ai encore 3 ou 4 ans à faire». Il est vrai que je le sentais un peu fatigué. Etre évêque, c’est être confronté à des situations problématiques. Je me demandais parfois: Comment fait-il pour tenir?», lance Joël Pralong, doyen du décanat de Vex et curé in-solidum du secteur de Nendaz, en découvrant la lettre de l’évêché annonçant la démission de Mgr Brunner.
Quels problèmes l’évêque pouvait-il rencontrer en Valais? «L’Eglise, surtout dans les petits villages est souvent confrontée à des difficultés politiques», souligne l’abbé Pralong. «Et nous rencontrons aussi les mêmes problèmes qu’ailleurs: désertion progressive des églises, manque de prêtres, gestion des conflits, collaboration entre prêtres et laïcs. La gestion des affaires de pédophilie nous a aussi coûté de l’énergie, même si nous avons été moins touchés en Valais». «Le travail de l’évêque est quand même éprouvant! Il doit être en même temps pasteur et administrateur», ajoute l’abbé Pralong. «Certains lui reprocheront de trancher dans le vif, d’autres de ne pas prendre des décisions!»
Et comment juge-t-il le travail accompli par Mgr Brunner? «C’est un homme qui gère très bien l’administratif. Il nous surprenait souvent. Pour un Haut-Valaisan, il sait écouter et, surtout, il pose les bonnes questions», juge le doyen de Vex. Il est vrai que ces dernières années, l’évêque était moins présent sur le terrain. «Mais cela signifie aussi qu’il nous laissait une grande marge de liberté dans nos paroisses! Il se montrait très accueillant face à nos propositions, mais il nous plaçait ensuite face à nos responsabilités!». L’abbé Pralong reconnaît à son futur ex-évêque un caractère assez tranché, «surtout quand on le contrait». «Mais toujours dans un dialogue franc et sincère!». (apic/bb)



