Vatican

La Commission pontificale pour la protection des mineurs devrait être reconduite

La Commission pontificale pour la protection des mineurs (CPPM) devrait être reconduite pour trois ans, sans que ne soit encore défini si elle inclura ou non des représentants des victimes, rapporte la revue jésuite America Magazine. Le mandat des membres de cette commission a expiré le 17 décembre 2017.

Selon ses statuts, la CPPM compte au maximum 18 membres «de bonne réputation» nommés par le pontife. Certains des membres actuels de la Commission, précise la revue américaine, se verraient confier un nouveau mandat de trois ans, et d’autres non. L’annonce de ces nominations pourrait toutefois ne pas intervenir, pour les premières d’entre elles, avant début 2018.

Selon America Magazine, il y a eu des «discussions considérables» pour déterminer si la commission devait toujours inclure des représentants des victimes. En août dernier, Krysten Winter-Green, laïque néo-zélandaise membre de la CPPM, avait indiqué dans un entretien avec le National Catholic Reporter que les survivants d’abus pourraient constituer un panel conseillant la CPPM, sans en être directement membres.

La décision sur la présence ou non de représentants de victimes serait cependant reportée à la prochaine assemblée plénière de la Commission, programmée pour avril 2018. Initialement, deux victimes d’abus, le Britannique Peter Saunders et l’Irlandaise Marie Collins, en étaient membres.

Suspension d’une victime et démission d’une autre

Peter Saunders avait toutefois été suspendu dès février 2016, en raison d’un conflit d’intérêt entre ses activités militantes et la CPPM. Quant à Marie Collins, elle avait démissionné en mars dernier, faisant valoir sa «frustration compte tenu du manque de coopération d’autres bureaux de la Curie».

Le 13 décembre, le Père Hans Zollner, président du Centre de protection des mineurs à l’Université grégorienne et membre de la CPPM, avait indiqué sur Twitter que le bureau de la Commission continuait ses travaux, notamment dans l’éducation, la formation et la recherche.

Instituée en 2013 par le pape François, la CPPM est un organisme consultatif au service du pape pour lutter contre les abus commis à l’encontre de personnes mineures. Elle vise notamment à proposer des solutions pour éviter ces abus et pour y répondre. Elle fait des recommandations au niveau du Saint-Siège mais aussi des Eglises locales. La CPPM est présidée par le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston (Etats-Unis). (cath.ch/imedia/xln/rz)

L'Eglise catholique applique désormais la tolérance zéro face aux abus sexuels | © Andrea Krogmann
18 décembre 2017 | 14:21
par Raphaël Zbinden
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