En vue du Synode, le clergé sénégalais insiste sur le caractère sacré de la famille
Dakar, 21.09.2015 (cath.ch-apic) L’Union du clergé sénégalais (UCS) était en session plénière toute la semaine dernière à Thiès, à l’est de Dakar, sur le thème «La famille, lieu où naissent les vocations sacerdotales et religieuses pour l’Eglise».
Les membres du clergé sénégalais demandent aux participants du prochain synode des évêques, prévu à Rome du 4 au 25 octobre 2015, de mettre l’accent sur le caractère sacré de la famille.
A la réunion de l’UCS ont participé près de 250 prêtres des sept diocèses du Sénégal. Ses membres ont exhorté les chefs de familles du pays à s’impliquer davantage dans la formation humaine religieuse et spirituelle de leurs enfants, à vivre le mariage comme vocation, à veiller sur la qualité de leur vie familiale et à prendre leur part de responsabilité dans la vie de l’Eglise et dans la société.
Dans sa déclaration finale, l’UCS, présidée par l’abbé Camille Joseph Gomis, a lancé un appel aux décideurs, afin qu’ils adoptent une attitude courageuse dans la défense de la famille contre toutes sortes d’agressions. Ils doivent s’engager dans la protection du lien matrimonial «tel que voulu par Dieu».
Pour les membres de l’UCS, les problèmes de la famille interpellent la pastorale, afin de faire de la cellule familiale «non seulement le sanctuaire de la vie et le lieu de sanctification de ses membres, mais aussi le creuset des différentes vocations».
Inquiétude face à l’extrémisme religieux dans la sous-région
L’UCS s’est déclarée également préoccupé par le «malaise sociopolitique causé par l’extrémisme religieux dans la sous-région», ainsi par la grande crise migratoire en Europe et la situation d’instabilité politique au Burkina Faso et en Guinée-Bissau.
Selon le président de l’UCS, l’assemblée générale des prêtres à Thiès, dont c’était la 39e édition, a été l’occasion pour lui et ses confrères, de faire «une étude sociologique» de la famille sénégalaise, en relation avec le taux des vocations sacerdotales et religieuses à travers le temps. La rencontre de Thiès a esquissé des pistes d’actions pour renforcer les capacités des familles dans le don des vocations à l’Eglise. (apic/ibc/be)




