Suite à un discours de Barack Obama
Etats-Unis : Le fisc des Etats-Unis enquête sur une Eglise
New York, 4 mars 2008 (Apic) L’administration fiscale des Etats-Unis, l’Internal Revenue Service (IRS), a ouvert une enquête pour déterminer si le discours prononcé au Synode général de 2007 de l’Eglise unie du Christ par Barack Obama, candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, équivaut à un engagement de l’Eglise dans des «activités politiques».
Aux Etats-Unis, les Eglises ne sont pas soumises à l’impôt fédéral mais elles doivent se conformer à des règles qui interdisent tout soutien officiel aux candidats à des postes de la haute fonction publique.
«L’Eglise unie du Christ a pris grand soin à s’assurer que la prestation du sénateur Obama devant le synode général du 50e anniversaire était conforme aux normes juridiques et morales,» a déclaré le pasteur John H. Thomas, président de l’Eglise, dans un communiqué rendu public le 26 février. L’administration fiscale des Etats-Unis, l’Internal Revenue Service (IRS) n’aura rien à redire, a-t-il dit en substance.
Barack Obama est membre de l’Eglise unie du Christ, qui compte 1,2 millions de membres. Il était l’un des 60 intervenants – artistes, écrivains, universitaires, milieu du business – qui se sont exprimés lors de l’assemblée de l’Eglise en juin 2007 pour expliquer que la religion avait été un fondement de leur vocation.
L’IRS aurait fait savoir à l’Eglise du Christ qu’il existait de «sérieux éléments laissant croire que l’Eglise unie du Christ se serait engagée dans des activités politiques qui pourraient remettre en question le statut donnant lieu a` une exemption fiscale.»
Le pasteur Thomas a indiqué que son Eglise coopérerait entièrement, mais il a également déclaré que l’enquête était «perturbante». «Lorsque l’invitation lancée à un représentant public élu pour qu’il vienne s’exprimer à une réunion nationale de sa propre famille religieuse est remise en question», a déclaré le pasteur Thomas, «cela refroidit les communautés religieuses qui cherchent à encourager les politiciens et les membres de l’Eglise à faire un lien judicieux entre leur religion et leurs responsabilités publiques.» (apic/eni/vb)




