Des frappes inévitables, pour le prélat anglais
Grande-Bretagne: Union sacrée, le primat anglican justifie les bombardements de l’Irak
Londres, 22 décembre 1998 (APIC) En Grande-Bretagne, c’est toujours l’»union sacréée», du moins au niveau des institutions, sur les bombardements de l’Irak. Si la population est plus critique, le primat anglican a pour sa part justifié mardi les frappes aériennes anglo-américaines.
Le chef de l’Eglise d’Angleterre a estimé sur les ondes de la BBC que les frappes étaient devenues «inévitables». De l’avis de Mgr George Carey, il n’y avait pas d’autre solution satisfaisante, étant donné que le chef de l’Etat irakien Saddam Hussein a «la possibilité de produire des armes de destruction massive, chimiques et autres».
En général, partout dans le monde, même aux Etats-Unis, la position des Eglises chrétiennes a été beaucoup plus critique que celle du chef de l’Eglise anglicane. Le Vatican a dès le début demandé la cessation immédiate des bombardements, qualifiant l’intervention anglo-américaine d’»agression» et réclamant la restauration le plus rapidement possible de l’ordre international. (apic/kna/be)



