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Japon: les évêques demandent l'arrêt immédiat du nucléaire

Dix ans après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011, les évêques catholiques du Japon réitèrent leur demande de fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays.

Suite au séisme, au tsunami et à l’incident nucléaire de Fukushima, La Conférence épiscopale du Japon avait exigé que le pays abandonne l’énergie nucléaire. Dix ans plus tard, les prélats ont renouvelé leur appel, estimant que «la situation évolue dans une direction différente». Le Japon, malgré des tergiversations, n’a en effet pas réellement infléchi son option nucléaire. Le gouvernement de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe a approuvé en 2018 un plan visant à atteindre une proportion de 20% à 22% d’électricité d’origine atomique à l’horizon 2030. Elle était d’environ 30% avant Fukushima, et de 2% à fin 2017.

Protéger la vie

A l’occasion du dixième anniversaire de la catastrophe, les évêques enjoignent, dans un communiqué relayé par l’agence vaticane Fides, l’Etat japonais à résolument «protéger la vie», selon le thème choisi pour la visite du pape François dans l’archipel, en 2019. Ils soulignent la fragilité de nos systèmes, rappelant que «lorsque nous avons été frappés par cette catastrophe sans précédents, nous avons senti les limites de la sagesse et de la connaissance humaine. Nous avons compris à quel point nous sommes faibles». A ce moment-là, «nous avons imprimé dans nos cœurs l’importance de l’aide réciproque et de la solidarité pour protéger la vie».

Les évêques se sont également récemment opposé au déversement des eaux radioactives de Fukushima dans l’océan Pacifique.(cath.ch/fides/arch/rz)

Le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 avaient provoqué un très grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima | © naturalflow/Flickr/CC BY-SA 2.0
11 mars 2021 | 15:28
par Raphaël Zbinden
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