Le cardinal José Saraiva Martins reprend son collègue
Rome: Les accusations du cardinal Schönborn ne rendent «pas service à l’Eglise»
Rome, 10 mai 2010 (Apic) Le cardinal José Saraiva Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints, n’a pas apprécié les sévères critiques du cardinal autrichien Christoph Schönborn à l’encontre du cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice. Le 28 avril dernier, l’archevêque de Vienne, en Autriche, avait reproché à l’ancien secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Sodano, d’avoir réduit les scandales de pédophilie à des «jacasseries», mais aussi d’avoir couvert les méfaits de son prédécesseur à Vienne, le cardinal Groër, dans les années 1990.
Aux yeux du cardinal Saraiva Martins, même si l’intention du cardinal Schönborn était «honnête», ses accusations à travers la presse n’ont «pas rendu service à l’Eglise». Ses propos ont été rapportés par le quotidien italien «La Repubblica», le 10 mai 2010. «Condamner publiquement celui qui représente l’unité des cardinaux n’est pas opportun», a renchéri l’ancien préfet de la Congrégation pour les causes des saints.
Les cas de pédophilie ne peuvent être réduits à des «›jacasseries’ du moment»
Le cardinal Sodano, doyen du collège cardinalice, avait pris la parole pour soutenir Benoît XVI, au nom de toute l’Eglise, au début de la messe de Pâques, le 4 avril dernier, et avait demandé au pape de ne pas «se laisser impressionner par les ›jacasseries’ du moment», alors que l’Eglise est dans la tourmente des scandales de pédophilie.
Dans une note adressée au «Corriere della Sera» à propos de cette intervention du cardinal Sodano et publiée le 10 mai, le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a affirmé quant à lui que «Benoît XVI n’avait absolument rien demandé».
«Le discours du cardinal Sodano a été une initiative du collège cardinalice», a ajouté le porte-parole du Vatican avant de préciser que Benoît XVI, même dans des moments difficiles, «ne quémande et n’organise pas de manifestations de défense et de soutien pour sa sérénité (…) et son autorité». (apic/imedia/lb/be)



