La mosquée-cathédrale de Cordoue, en Andalousie (photo wikimedia commons Jim Gordon <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY 2.0</a>)
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La mosquée-cathédrale de Cordoue, en Andalousie (photo wikimedia commons Jim Gordon CC BY 2.0)

L'Eglise accepte d'appeler "mosquée" la cathédrale de Cordoue

30.03.2016 par Maurice Page

L’évêché et le chapitre cathédral de Cordoue ont accepté d’inclure le terme de ‘mosquée’ dans tous les documents présentant la cathédrale de la cité andalouse, rapporte le 29 mars 2016 le site espagnol Religion digital. Depuis plusieurs années, des groupes militants réclament que la propriété du complexe, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, soit remise par l’Eglise catholique à la main publique.

Construite sous les Omeyyades au VIIIe siècle qui en firent l’un des plus beaux exemples de l’architecture musulmane, la grande mosquée de Cordoue a été transformée en cathédrale après la reconquête de la ville en 1236 par Ferdinand III de Castille. Sa gestion, y compris les visites touristiques, revient à l’Église catholique qui en est la propriétaire légitime. En février dernier, le ministre de la Culture de la province d’Andalousie avait demandé à l’Eglise d’inclure dans toutes ses publications le terme de mosquée, pour désigner la cathédrale.

Mais cette mesure ne suffira certainement pas à calmer les exigences de ceux qui voudraient voir l’édifice repris par le pouvoir public. Emmené par quatre anciens maires de la ville, le mouvement a exprimé sa profonde inquiétude à propos de la situation de la mosquée de Cordoue. Il accuse le gouvernement régional de n’avoir rien fait pour changer les choses et fustige l’Eglise pour sa gestion.

En 1998, la loi avait établi que toutes les institutions publiques devaient inscrire leurs propriétés sur un registre, y compris l’Eglise. Ce que le diocèse de Cordoue a fait en 2006. Cette immatriculation reste cependant aujourd’hui contestée, même si l’Etat espagnol a confirmé en décembre 2014 que la propriété de l’Eglise ne pouvait pas être remise en cause. (cath.ch-apic/rd/mp)


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