Suisse

Mali: la missionnaire Béatrice Stöckli a été tuée par des terroristes

Béatrice Stöckli missionnaire bâloise enlevée il y a quatre ans au Mali, a été tuée par ses ravisseurs. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) l’a annoncé dans la soirée du 9 octobre 2020. Les responsables sont apparemment membres d’un groupe issu d’Al-Qaïda.

Les autorités françaises ont informé la Suisse vendredi après-midi que l’otage suisse détenue au Mali était décédée, écrit le DFAE. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

Missionnaire de Bâle

La victime est une missionnaire, enlevée il y a quatre ans, a confirmé le porte-parole du DFAE Valentin Clivaz. Active depuis des années comme missionnaire à Tombouctou, Béatrice Stöckli avait été enlevée pour la deuxième fois en 2016. En 2012, la Bâloise avait déjà été enlevée par Aqmi, (le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique). Béatrice Stöckli ne faisait à ce moment-là pas mystère de ses intentions d’évangélisation. Elle avait alors été libérée après une dizaine de jours. Elle avait ensuite décidé de retourner à Tombouctou.

Les circonstances exactes de l’assassinat de l’otage suisse ne sont pas encore claires. Les autorités françaises ont été informées de cette exécution par l’intermédiaire de l’otage française récemment libérée, Sophie Pétronin (voir encadré). Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, et une importante figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé.

La Suisse exige le rapatriement du corps

Les autorités suisses, sous la direction du DFAE, mettent tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali. (cath.ch/ag/bh)

La missionnaire bâloise a été tuée par ses ravisseurs | DR
11 octobre 2020 | 12:32
par Bernard Hallet
Partagez!