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«En soins intensifs, à Genève, témoigne Jacqueline Pécaut, la question se posait parfois de débrancher la respiration artificielle. Et encore étions-nous aidés par les enregistrements de l’activité cérébrale. Il fallait au moins trois encéphalogrammes plats. Même là, des malades sont venus brouiller la machine, nos pistes et nos certitudes. Non seulement certains n’étaient pas morts, mais encore sont-ils revenus à la vie, avec une intelligence tout à fait fonctionnelle». Ce qui est sûr, c’est qu’il faut donner à la société les moyens de développer les soins palliatifs, et dispenser une formation adéquate au personnel soignant et au corps médical. La lacune est grave, remarque le professeur Rapin. Aucune Faculté de médecine en Suisse n’a pour l’instant inscrit cette formation à son programme, si ce n’est un timide début, à Lausanne.
Un ange passe... «Je ne peux m’empêcher de penser aux années 1932, où on a commencé à exterminer les handicapés, les malades mentaux, puis les personnes ââgées». Jacqueline Pécaut demeure songeuse. Avant de constater que l’espérance de vie a aujourd’hui été augmentée, sans que la société n’en assume les conséquences. «Il y a quelques années, se souvient-elle, j’ai entendu dans un hôpital une infirmière demander à un patient hospitalisé pour la 3e fois dans l’année s’il était conscient du coût qu’il occasionnait à la société. Comment dès lors rester un vieillard digne... Je sais que, parfois, on demanderait volontiers aux autres unités de prendre en charge les cas très lourds. Que faire en outre lorsque les familles et les soignants n’en peuvent plus. Est-ce que l’euthanasie n’est pas une réponse toute faite face à ces gens qui ont encore une raison de vivre. C’est facile de parler de compassion. C’est plus difficile de la mesurer, de l’assumer».
APIC Reportage
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