Sœur Carmen Sammut, présidente de l'Union internationale des supérieures générales, reçue par le pape François | Flickr
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Sœur Carmen Sammut, présidente de l'Union internationale des supérieures générales, reçue par le pape François | Flickr

Rome: le dialogue interreligieux est essentiel dans la mission des religieuses

02.05.2019 par I.Media

Les “bénéfices” qu’apportent les religieuses à l’Eglise reposent sur leur “engagement auprès du Christ”, et ce n’est pas leur nombre qui importe, a expliqué Sœur Carmen Sammut, supérieure des Sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique.

La présidente de l’Union internationale des supérieures générales (UISG) l’a souligné lors d’une conférence de presse au Vatican le 2 mai 2019.

Sœur Carmen Sammut, une religieuse maltaise qui a enseigné durant 28 ans en Algérie, Tunisie et Mauritanie, l’affirme avec force: “Nous réalisons de plus en plus que la vie religieuse et ses bénéfices pour l’Eglise et le monde n’est pas seulement un problème de chiffres”.

L’UISG  est  un  forum  international  où  quelque  2000  supérieures  générales  des  instituts  féminins  de  vie  religieuse apostolique peuvent partager des expériences, échanger des  informations et s’accompagner les unes les autres dans la réalisation de leur mission.

Semeuses d’espérance prophétique

Dans le cadre de la 21e assemblée plénière de l’UISG, les supérieures seront réunies à Rome du 6 au 10 mai prochains. Au cours de ces cinq jours, elles seront 850 religieuses, originaires d’environ 80 pays, à se pencher sur le thème ‘Sowers of prophetic hope’ (semeuses d’espérance prophétique, en anglais).

Pour Sœur Carmen, ce rassemblement international sera l’occasion de se poser la question du futur des communautés religieuses. Dans certaines régions du monde, le nombre de religieuses baisse, a-t-elle relevé, quand ailleurs il augmente. L’avenir dépend, selon elle, de “l’engagement auprès Christ” ainsi qu’envers ceux vers qui elles sont envoyées.

C’est pourquoi, il faut devenir créatives, a estimé la religieuse, et se faire attentives aux besoins actuels. Par ailleurs, a-t-elle encore expliqué, les religieuses sont appelées à se faire “bâtisseuses de ponts” avec les autres cultures. Les communautés religieuses sont d’ailleurs elles-mêmes en train de devenir de plus en plus multiculturelles, a-t-elle remarqué.

Une observation partagée par Sœur Donatella Zoia, supérieure générale des Sœurs du Précieux Sang, pour qui l’aspect international des communautés religieuses est une opportunité concrète de créer des réseaux de collaboration. Ainsi, l’interculturalité mais aussi le dialogue interreligieux sont autant de thèmes essentiels dans la mission des religieuses.

Par ailleurs, le 10 mai, ces 850 religieuses seront reçues par le pape François au Vatican. A cette occasion, le pontife donnera le coup d’envoi d’une campagne intitulée ‘Nuns Healing Hearts’ (Les religieuses guérissant les cœurs, en anglais) marquant le 10e anniversaire du réseau Talitha Kum, rassemblant des consacrées du monde entier pour lutter contre la traite des personnes. (cath.ch/imedia/pad/be)


Certaines religieuses travaillant au Vatican ne se sentent pas reconnues (Photo d'illustration:eltpics/Flickr/CC BY-NC 2.0)

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