Rome, 24 mai 1996 (CIP)
Rome: le secret de la confession est inviolable
Le directeur de la salle de presse du vatican, M. Joaquin Navarro-Valls a
fait vendredi une déclaration concernant l’enregistrement secret de la
confession d’un détenu de la prison de Lane County, dans l’Oregon aux
Etats-Unis), le 22 avril dernier. Il est en effet question d’utiliser cette
enregistrement lors d’un procès.
Le 21 mai, le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat du Vatican, a
adressé une lettre à l’ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, M.
Raymond Flynn, demandant que la bande soit détruite.
Dans sa déclaratiuon, J. Navarro-Valls invoque «les droits connexes de la
liberté religieuse et du respect de la conscience». Il exprime sa «profonde
surprise» et déplore que cet enregistrement puisse être utilisé comme
«preuve» dans un procès. Il cite la lettre du cardinal Sodano: «Le
Saint-Siège, dans l’accomplissement de son devoir de défendre la nature
sacrée des Sacrements de l’Eglise et des droits des catholiques à la
liberté religieuse et la liberté de conscience, regrette vivement qúon ait
enregistré une confession et juge répréhensible et inacceptable que cet
enregistrement puisse être utilisée de quelque manière que ce soit.»
Selon la loi de l’Eglise, le sceau sacramentel est inviolable et il est
absolument interdit au confesseur de trahir le pénitent, soit en parole
soit par quelqúautre moyen, et pour quelque motif que ce soit, sous peine
d’excommunication immédiate. Sont également tenus de respecter ce secret
les interprètes et «tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, auraient
eu connaissance des péchés dits en confession» (Canon 983).
Estimant que ce sont «les droits fondamentaux de la personne, reconnus par
les lois internationales» qui sont ici en jeu, le Saint-Siège «demande avec
insistance que des mesures soient prises pour garantir le respect de ce
droit fondamental». Le cardinal Sodano demande à l’ambassadeur d’informer
les autorités concernées de la requête pressante du Saint-Siège, afin que
la bande en question soit détruite et afin qúà l’avenir l’intégrité du
sacrement de la Pénitence des prisonniers soit absolument garantie.»



