Eloge de la chasteté
Rome: Visite Ad limina d’évêques français
Rome: 25 janvier 2004 (Apic) A l’occasion d’une visite Ad limina des évêques français de Toulouse et Montpellier, Jean Paul II aborde la question du sacerdoce et du célibat des prêtres. «La chasteté dans le célibat a une valeur inestimable», a affirmé le pape.
C’est sur la question du sacerdoce diocésain, et en particulier du célibat des prêtres, que Jean-Paul II a centré son discours samedi 24 janvier aux évêques français des provinces de Toulouse et Montpellier, en visite Ad limina, du 19 au 24 janvier. A cette occasion le pape a abordé deux questions centrales
Celle du célibat ecclésiastique et de la chasteté, «qui lui est liée». Celles-ci «demeurent souvent, pour les jeunes, comme pour d’autres fidèles, une pierre d¹achoppement, sujette à de nombreuses incompréhensions dans l’opinion publique», a expliqué Jean-Paul II. Il a salué «la fidélité des prêtres, qui s¹attachent à vivre en plénitude cette dimension essentielle de leur vie sacerdotale».
Le pape a poursuivi en invitant les prêtres à «demeurer vigilants face aux séductions du monde et à faire régulièrement un examen de conscience pour vivre toujours plus profondément dans la fidélité à leur engagement». Toute attitude, a-t-il poursuivi, «qui va à l¹encontre de cet engagement constitue pour la communauté chrétienne et pour tous les hommes un contre- témoignage.»
Nécessité d’une aide psychologique
Le souverain pontife a ajouté que l’Eglise prône par ailleurs «une aide psychologique et spirituelle appropriée» nécessaire, «pour ne pas laisser perdurer des situations qui pourraient se révéler à long terme dangereuses».
Dans les cas où «des prêtres auraient un mode de vie non conforme à leur état», affirme encore le pape, «il importe de les inviter expressément à la conversion» car «la chasteté dans le célibat a une valeur inestimable. Elle constitue une clé importante pour la vie spirituelle des prêtres et pour leur juste rapport pastoral avec les fidèles» Un rapport qui ne doit pas «reposer d’abord sur des aspects affectifs», a déclaré Jean Paul II, mais «sur la responsabilité qui leur incombe dans le ministère».
Abordant la raréfaction des prêtres, en France et dans d’autres pays d’Europe occidentale, elle est due, selon Jean Paul II, à «la répercussion, au sein même de l¹institution ecclésiale, comme dans la vie de ses membres, des mutations sociales, des nouvelles formes de comportement, de la perte des valeurs morales et religieuses, et d¹une attitude consumériste largement répandue».
Saluant «le courage, le zèle et la ténacité des prêtres, qui accomplissent leur ministère dans des conditions souvent très difficiles, au sein d¹une société où ils ne sont pas tellement reconnus», le souverain pontife insiste sur l’image même du prêtre, «dont l’identité, dans la société moderne, est peu assurée et de moins en moins claire, et dont la charge est aussi de plus en plus lourde.» (apic/imedia/vb)



