Rome: L’exercice de l’autorité doit être au service de la justice et de la charité, affirme le pape
Suivre l’exemple de sainte Elisabeth de Hongrie
Rome, 20 octobre 2010 (Apic) Lors de l’audience générale du 20 octobre, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231), reine, épouse, mère et femme consacrée. Le pape a soutenu que ceux qui avaient un rôle de guide et qui exerçaient une autorité dans la société «devaient agir au service de la justice et de la charité». Il a également assuré que l’amour envers Dieu et son prochain renforçait la vie familiale.
Après avoir rappelé qu’Elisabeth, fille du roi de Hongrie André II (1176-1235), avait exercé «l’autorité comme un service humble de la justice et de la charité dans la recherche du bien commun», le pape a appelé tous ceux qui occupent des rôles de guide, qui exercent une autorité à tout niveau à «agir au service de la justice et la charité, en recherchant constamment le bien commun».
Un amour intense
Devant quelque 22’000 fidèles réunis place Saint-Pierre, Benoît XVI a déclaré qu’Elisabeth ne supportait pas les compromissions, fréquentes au sein de la cour, et a indiqué qu’elle «refusa ainsi de porter une couronne due aux honneurs terrestres alors que son Roi, Jésus-Christ, avait porté une couronne d’épines». «Cette épouse admirable et cette grande sainte de la charité pratiquait assidûment les œuvres de miséricorde», a noté le pape, avant de souligner que le mariage entre Elisabeth et Louis IV de Thuringe (1200-1227) était un témoignage clair de la foi et l’amour envers Dieu et envers son prochain, renforçant la vie familiale et rendant l’union matrimoniale encore plus profonde.
A l’exemple de la sainte hongroise, canonisée 4 ans après sa mort par Grégoire IX, le pape a alors demandé aux fidèles de développer «un amour intense envers Dieu et leurs prochains, surtout envers les pauvres et les malades, envers tous ceux qui ont besoin d’aide matérielle et spirituelle».
Benoît XVI a en outre estimé que cette femme, membre du Tiers ordre franciscain, avait vécu une «expérience mystique» similaire à celle de saint François d’Assise (1181-1226). «Elle cherchait toujours à exercer les services les plus humbles et les travaux répugnants», a encore indiqué le souverain pontife. (apic/imedia/lb/nd)



