Tchad : Médiation des chefs religieux entre le gouvernement et les syndicats

Les dirigeants des différentes confessions religieuses du Tchad ont entamé une médiation entre le gouvernement et les syndicats, en vue de dénouer la crise sociale qui secoue le pays depuis décembre.

Les travailleurs tchadiens dans la fonction publique et du secteur privé sont en débrayage ‘illimité’ pour protester contre des mesures d’austérité du gouvernement visant à faire des économies pour le trésor public.

Pour les leaders religieux, le durcissement des positions entre le gouvernement et les syndicats risque d’avoir des conséquences fâcheuses sur la population. Les deux parties doivent faire preuve de retenue et aller au dialogue, a déclaré le porte-parole des leaders religieux, Cheick Abdouldaim Abdoulaye Ousmane, président du conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad.

Le responsable islamique s’exprimait sur les ondes de la Deutsche Welle, (la Voix de l’Allemagne) a ajouté qu’ils ont déjà rencontré le Premier ministre, Albert Pahimi Padacké. «Nous l’avons écouté, ensuite nous sommes allés vers les syndicats, puis, vers les acteurs de la société civile.»

Abderamane Ali  Gossoumian, Coordinateur du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR) a estimé que même si l’initiative des chefs religieux du Tchad était «à saluer, ils ne doivent pas simplement demander aux uns et aux autres de faire la paix sans un dialogue franc».  «Ils doivent pour une fois demander au gouvernement d’écouter sa population et les acteurs sociaux. Prendre en compte également leurs revendications.» Selon lui, Il faut dire avec franchise au gouvernement,  qu’il a une responsabilité dans la résolution de cette crise. (cath.ch/ibc/mp)

 

15 février 2018 | 11:57
par Maurice Page
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