Suisse

ThéoDom: de l'image vidéo aux livres

Plateforme d’initiation audiovisuelle à la théologie, theodom.org est portée par les frères dominicains de France. Depuis 2019, ThéoDom se décline également sur papier, avec deux volumes déjà publiés. Frère Jacques-Benoît Rauscher a présenté le projet le 11 septembre au Centre Ste-Ursule à Fribourg.

Initié en 2015 par de jeunes frères de la province de France étudiant à l’Université de Fribourg, ThéoDom est arrivé sur la toile en début janvier 2018. Avec des vidéos et des exercices ludiques, les dominicains y abordent avec simplicité les grandes questions de la foi. Résultat: 15’000 abonnés à la fin de la première saison, environ 40’000 aujourd’hui.

Attentifs au besoin de leurs interlocuteurs, les dominicains ont développé petit à petit leur exercices sous forme de manuels écrits. Un premier volume Introduction à la théologie, aux allures de cahier de vacances, a été publié aux éditions du Cerf, en janvier 2019. Un second, qui aborde les Histoire(s) d’Eglise est sorti cet été. Un troisième volume dédié à la Bible sortira encore cette année.
Interview de Frère Jacques-Benoît Rauscher, co-fondateur de ThéoDom.

Deux volumes ThéoDom sont disponibles, en troisième est en préparation | © Grégory Roth

ThéoDom, qu’est-ce que c’est, en résumé?
Le slogan de ThéoDom est le suivant: «C’est humain de penser à Dieu». Concrètement, ça veut dire que la théologie ne se fait pas seulement à l’université, mais que tout chrétien, pour nourrir la vie de foi, a besoin de creuser et de se poser des questions. En deux mots, on peut s’initier à la théologie de manière simple.

De passer de la vidéo au livre, n’est-ce pas un retour en arrière?
Nous nous rendons souvent compte aujourd’hui que ce passage de la vidéo au texte se fait naturellement. C’est un besoin d’avoir du papier, d’avoir des choses matérielles à se mettre sous la dent, afin de profiter plus tard encore d’avantage du numérique. Par exemple, nous organisons de plus et plus de rencontres en réel, en présentiel. Nous faisons un retour du virtuel au réel, et le papier traduit cela.

Quels nouveaux projets le papier peut-il proposer?
D’avoir des références, des textes qu’on va pouvoir travailler pour soi, chacun à son rythme. De pouvoir permettre à des gens de se réunir pour pouvoir travailler des textes et des vidéos ensemble, et de faire cet aller-retour.

Dans quel cadre peut-on utiliser cette offre?
ThéoDom s’inscrit un peu comme la branche formation du portail ‘Retraite dans la ville’, qui propose habituellement des retraites spirituelles. Avec cette déclinaison papier, il donne désormais la possibilité pour quelqu’un qui ne connaît pas forcément des personnes ou de groupes constitués autour de lui, de pouvoir discuter d’une question sur un thème donné, et d’avoir des ressources sous la main, sans avoir peur de manquer de connaissances pour organiser un atelier, par exemple.

Vous êtes co-fondateur de ThéoDom. Combien du temps investissez-vous actuellement?
Bien que je continue à promouvoir le projet – comme je le fais ce soir –, j’ai arrêté de m’occuper de ThéoDom officiellement en janvier 2019. Depuis le début de l’année, j’ai été nommé responsable d’études pour les jeunes dominicains en Suisse.

N’êtes-vous pas un peu nostalgique d’avoir lâché ce ‘bébé’?
C’est comme souvent dans notre vie religieuse, il ne faut jamais nous attacher aux choses que l’on crée. Et bien que j’aie beaucoup investi de temps sur le site, nous avons, dès le début, été plusieurs à porter le projet. Maintenant, d’autres frères poursuivent la démarche dans le même état d’esprit, mais avec leur propre patte, ce qui donne à ThéoDom un relief très intéressant. (cath.ch/gr)

Frère Jacques-Benoît Rauscher présente une vidéo avant passer à l'exercice papier | © Grégory Roth
13 septembre 2019 | 17:26
par Grégory Roth
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