Jérusalem, en Terre Sainte est une des pricipales destinations de PBR. | ©  Flickr/D. Jarvis/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-SA 2.0</a>
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Jérusalem, en Terre Sainte est une des pricipales destinations de PBR. | © Flickr/D. Jarvis/CC BY-SA 2.0

Tourisme religieux: Ad Gentes reprend les Pèlerinages bibliques romands, PBR

07.12.2017 par Bernard Hallet

Voyages PBR, spécialisé dans les pèlerinages notamment en Terre sainte, ferme ses portes fin 2017. Les activités de l’agence, qui a fêté 45 ans cette année, sont reprises par Ad Gentes. Le nom continuera d’exister ont décidé les deux parties.

Pour les clients et pour l’histoire, le sigle PBR, pour Pèlerinages bibliques romands, reste. “Je ne me voyais pas biffer d’un trait de plume le nom de PBR qui est une véritable institution dans le domaine du pèlerinage”, relève Alexandre Python, directeur d’ad gentes.

Le rapprochement entre les deux acteurs romands du voyage religieux remonte au printemps dernier. Le directeur d’Ad Gentes entend parler de la situation délicate dans laquelle se trouve PBR. Il prend contact et propose ses services au Père Yves Pongué et au Père Ludovic Nobel. Ils sont tous deux membres du comité de la Fondation PBR et animateurs encore actifs au sein de l’agence éponyme. Les discussions s’engagent.

Situation délicate

Le Père Nobel, membre de la communauté des Missionnaires de Béthléem à Fribourg, revient sur cette étape : “Nous nous trouvions dans une situation délicate: financièrement, l’année 2016 avait été mauvaise. Et Maurice Quartenoud, le fondateur et l’âme de PBR, avait démissionné pour des raisons de santé”. Il ajoute qu’ils ne sont plus que six sur les 15 animateurs présents au plus fort de l’activité de l’agence, pour accompagner les groupes, ce qui est trop peu pour générer suffisamment de voyages. La structure peine à tourner.

Garder la marque

Lucide, le comité de PBR décide donc de ne pas risquer une année supplémentaire dans ces conditions. Néanmoins la volonté demeure de poursuivre l’activité et de préserver le nom, véritable marque du voyage religieux.

Le trio poursuit les échanges quelques semaines, puis c’est la fumée blanche: Alexandre Python est nommé directeur ad interim de PBR le 13 juillet 2017. Son mandat ? faire cesser l’activité et fermer l’agence. Il ne reçoit pas de rémunération mais peut, en échange, reprendre le fichier clients. Ce qui est effectif depuis le 1er novembre.

“PBR by ad gentes” est dorénavant visible sur les annonces publicitaires de l’agence genevoise. “Garder la marque est stratégique pour ne pas perdre les clients”, explique le directeur d’Ad Gentes. Soucieux du risque que représente ce type de rapprochement, il a déjà communiqué aux fidèles de PBR les changements survenus cet été. Il va s’attacher à clarifier l’offre et à rassurer les anciens clients.

Alexandre Python (à dr.) et l’équipe de l’agence Ad Gentes. | © Ad Gentes

“Un changement salutaire”

“Le programme 2018 est bouclé. C’est une très bonne chose. C’est un changement salutaire qui permettra à PBR de se renouveler”, se réjouit le Père Nobel qui, en plus de préserver le nom, souhaitait continuer à accompagner des groupes. Cela va, selon lui, rassurer les clients très attachés à PBR qui peuvent, de plus, profiter d’une offre de voyages plus étoffée, “notamment vers l’Asie, une des spécialités d’Ad Gentes”.
Un voyage à Taïwan est programmé en 2018. Les projets sont en réflexion pour 2019, le Père Nobel espère que cela dure le plus longtemps possible. Il évoque également des projets pour l’Afrique.

15 fois par an en Terre sainte

Il faut aller de l’avant et l’animateur n’a pas de regrets mais il est un brin nostalgique lorsqu’il raconte les souvenirs du bureau avec Maurice Quartenoud. L’ambiance était plus celle d’une famille que d’une entreprise. Il parle de “l’époque glorieuse”, entre 1977 et les années 1990. Le voyage en avion se démocratise et le contexte international est plus favorable qu’aujourd’hui. “On partait jusqu’à 15 fois par an en Terre Sainte avec des groupes complets. En 45 ans d’activités, nous n’avons jamais eu un problème”.

Voyage PRB SA ferme mais la Fondation PBR continue. Le comité, composé des quatre animateurs, poursuivra son travail consistant, entre autres, à plancher sur les programmes et à trouver des idées de voyages.

Alexandre Python ne reprend pas simplement une agence, mais un pan de l’histoire du pèlerinage romand. (cath.ch/bh)


PBR: un homme, une agence de pèlerinage

Maurice Quartenoud a incarné les Voyages PBR. Dans les années 1970, il travaille chez Ritschard, une agence de voyages créée en 1951, à Lausanne. Le catholique pratiquant vend des voyages. Sa carrière évolue lorsqu’il est sollicité en 1972 pour organiser un voyage en Terre Sainte pour un groupe de 40 pèlerins. Le succès est au rendez-vous. Les demandes vont se multiplier au point que Maurice Quartenoud va créer un département de voyages religieux et de pèlerinages au sein de l’agence lausannoise.

Le grand tournant de sa carrière se situe en 1977, lorsque la Conférence des évêques suisses lui demande d’organiser un pèlerinage à Rome. A l’occasion de l’Année sainte, en 1977, 2500 pèlerins accompagnent leurs évêques dans la ville éternelle. Son activité continue à se développer à une époque où le voyage en avion se démocratise, avec l’allongement des vacances et un contexte économique favorable.

Il crée son agence en 1992: les Voyages PBR SA. Avec des hauts et des bas, selon le contexte politique au Moyen-Orient, l’agence se développe et devient une référence dans le voyage religieux, notamment en Terre Sainte. Maurice Quartenoud a démissionné pour des raisons de santé le 1er avril dernier. Ad Gentes a repris les activités de PBR dont les animateurs ont rejoint le repreneur. bh


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