Louvain: Rencontre des Théologiens catholiques à Louvain-la-Neuve (090395)
APIC – Dossier
Une journée d’étude sur «le service de l’autorité doctrinale»
Bruxelles, 9mars(APIC/CIP) L’actualité ecclésiale a relancé le débat parmi les catholiques: comment penser «une articulation correcte entre la
communauté croyante, les théologiens et le magistère» ? La section francophone belge de l’Association Européenne de Théologie Catholique (AETC) a
organisé récemment une journée d’étude à Louvain-la-Neuve sur ce thème,
avec pour titre «Le service de l’autorité doctrinale».
Le sujet de la journée n’était pas l’autorité dans l’Eglise en général,
mais l’autorité doctrinale: une fonction jugée «importante et salutaire»,
mais dont les modalités d’exercice, le statut, les procédures, les domaines
appellent un travail de réflexion des théologiens. Cette réflexion a été
relancée notamment par l’encyclique de Jean-Paul II «Veritatis Splendor»,
par la lettre du pape «Ordinatio Sacerdotalis» sur l’ordination sacerdotale
interdite aux femmes, et récemment par la révocation de Mgr Jacques Gaillot
comme évêque d’Evreux.
L’autorité doctrinale selon Vatican II
Selon quels critères cette autorité peut-elle s’exercer au service de
l’Eglise? Selon la Constitution dogmatique de Vatican II sur la «Révélation» (»Dei Verbum»), l’Eglise compte sur tous les fidèles pour transmettre
ce qu’elle croit, vit et célèbre, c’est-à-dire pour assurer la vitalité de
sa propre «tradition» ecclésiale.
Or, comme le rappelle le Père belge Ignace Berten, vicaire provincial
des dominicains de Belgique Sud, ce document majeur de Vatican II fut aussi
le plus débattu. Le texte initial, conçu comme préface à l’ensemble des
textes du Concile, fut rejeté par la majorité des évêques dès la première
session, en novembre 1962. Le texte définitif ne fut adopté que trois ans
plus tard, à la fin du Concile, après de profonds remaniements et sur la
base d’une cinquième rédaction. «Si le texte initial avait été voté,
c’était l’arrêt de l’exégèse et même de la théologie actuelles», a écrit à
ce propos Mgr Jean-Julien Weber, ancien archevêque de Strasbourg.
La première mouture avalisait une interprétation rigide des Conciles de
Trente (1545-1563) et de Vatican I (1869-1870). En réaction à la Réforme
protestante et à la mise en valeur par Luther de la «seule Ecriture» comme
source de la Révélation, Trente avait redit l’importance des «traditions
non écrites». Quant à Vatican I, à côté des vérités démontrables, seules
admises par le courant rationaliste, il réaffirmait les vérités surnaturelles de la Révélation, «contenues dans les livres écrits et dans les traditions non écrites» de l’Eglise. Les théologiens officiels du Vatican en
vinrent alors à présenter la Révélation comme une somme de «vérités» assez
figées, contenues dans deux sources plutôt disjointes, l’Ecriture et la
Tradition, placées sous l’autorité suprême du Magistère.
Le Concile s’est gardé d’isoler le rôle du pape parmi les évêques
Le texte définitif consigné dans «Dei Verbum» a finalement revu les
perspectives. Il situe la Révélation comme action de Dieu au coeur d’une
Tradition vivante qui «vient des Apôtres» et «se poursuit dans l’Eglise
sous l’assistance du Saint-Esprit». La Tradition et l’Ecriture sont intimement reliées, tandis que le langage qui faisait du magistère l’autorité suprême et y subordonnait le rôle des fidèles a été abandonné, note I. Berten. Selon «Dei Verbum», la tradition progresse et s’approfondit dans
l’Eglise selon trois pôles: «la contemplation et l’étude des croyants»,
notamment des théologiens; «l’intelligence intérieure» ou l’expérience spirituelle et morale de la communauté croyante; «la prédication de ceux qui,
avec la succession épiscopale, reçurent un charisme qui certifie la vérité», le Concile se gardant d’isoler le rôle du pape parmi les évêques.
Vatican II articule donc étroitement le rôle des théologiens, le sens de
la foi porté par la communauté croyante et la fonction des évêques.
Distincts par leurs missions, les théologiens et les évêques restent
membres de la communauté croyante. Les rôles des uns et des autres sont
impensables sans les liens réciproques qui tissent la communion ecclésiale.
Un équilibre à retrouver
Mais n’y a-t-il pas aujourd’hui désarticulation de ces liens ? En fait,
observe Ignace Berten, depuis trente ans, plusieurs questions sensibles ont
été soustraites par Rome aux débats du Concile et des Synodes. Des théologiens et des évêques ont reproché aussi au Vatican une écoute sélective de
certains épiscopats et une pression sur des assemblées d’évêques par la manière d’organiser les travaux.
Aux yeux de certains théologiens, les évêques ne prennent pas toujours
leurs responsabilités, préférant taire des désaccords et se montrant plus
attentifs au «désarroi» des fidèles qu’aux «opinions» émanant du peuple
chrétien. Le document du Vatican sur «La vocation ecclésiale du théologien»
tend enfin, aux yeux des théologiens, à réduire leur rôle à celui de commentateur du magistère, sans valoriser le «sens de la foi» porté par l’ensemble du peuple chrétien.
Dissentiment=hérésie?
Pour Ignace Berten, à force de se présenter en autorité autonome, le magistère pousse la communauté à une prise de distance, par réflexe de survie: elle est alors privée du vis-à-vis crédible et de la vigilance de
l’autorité. L’»autonomisation» du magistère prive aussi les théologiens de
leur parole propre: tout dissentiment risque d’être glissement dans l’hérésie. Enfin, à s’ériger en instance suprême entre la Parole de Dieu et
l’Eglise, le magistère ne tend-il pas à se couper de l’Eglise et, par défaut de communion, d’être menacé d’erreur? Bref, faire dépendre le «sens
de la foi» du seul magistère ne peut «qu’ébranler l’équilibre ecclésial».
L’autorité «fait grandir»
Invité à proposer des pistes pour un «service idéal de l’autorité doctrinale dans l’Eglise», l’abbé Philippe Weber, professeur à la Faculté de
Théologie de l’Université catholique de Louvain (UCL), remarque d’emblée
qu’en dehors de Dieu, «seule autorité infaillible», la doctrine sur l’autorité doctrinale dans l’Eglise reflète elle-même des théologies plurielles.
Faut-il opter pour une conception «libérale», laissant les individus se déterminer d’après les opinions en concurrence ? Pour une conception «intransigeante», associant la vérité à l’unanimité et traquant les déviances ?
Pour une conception «dialectique», visant la lumière à travers le choc des
idées ? A ces trois options, l’option «dialogale» semble préférable : oui à
la pluralité, pourvu que celle-ci soit dynamique, ouverte aux apports réciproques; oui à une fidélité créatrice, qui se nourrit des apports de la
tradition vivante.
En contexte chrétien, «l’autorité doctrinale» est une «aptitude à partager des convictions théoriques jugées structurantes pour l’Eglise et pour
le monde». Ce n’est pas le seul type d’autorité. Elle s’articule normalement à une «autorité pastorale», à un «art de rassembler et de guider une
communauté sur le juste chemin». La marche commune implique l’échange et
l’action concertée, autrement dit la «communion», qui ne se confond ni avec
le conformisme ni avec la sujétion au pouvoir en place. Quant à l’»autorité
spirituelle», elle tire son crédit de la «recherche de la sainteté», où se
conjuguent la quête de Dieu et la rencontre des frères.
Enfin, aucune collectivité ne peut se dispenser d’une «autorité disciplinaire» pour réguler la pensée et les activités. Doctrine, pastorale,
spiritualité et discipline se fondent toujours sur une théologie particulière: mieux vaut le reconnaître. Un problème plus délicat est lié au cumul
des responsabilités : la concentration des charges d’autorité est-elle saine ?
Un service idéal ?
Conçue comme «service» pour la croissance de la communauté ecclésiale,
l’autorité est appelée à un double décentrement, souligne Ph. Weber: par
rapport à la «Vérité» qui échappe à la saisie totale et par rapport à la
«communauté». L’autorité se doit d’interroger la tradition porteuse de la
«Révélation» et capter ce que le peuple chrétien attend comme nourriture.
Les théologiens ont un rôle à jouer pour aider à penser, non pas «l’idéal»,
mais le «souhaitable», en interrogeant la doctrine et la pratique.
L’autorité doctrinale dans l’Eglise ne se limite pas au magistère
épiscopal, mais intègre aussi l’apport des théologiens comme conseillers,
enseignants, écrivains. Une pluralité est possible et même souhaitable,
quoique difficilement envisageable pour l’autorité centrale. Enfin, insiste
Ph. Weber, «toute autorité doctrinale doit s’enraciner dans le sens de la
foi» de la communauté et se vivre en «solidarité critique» avec elle.
De la part des évêques, l’autorité doctrinale inclut le rappel de l’essentiel de l’Evangile, des indications sur son actualisation et des pistes
pour vivre l’Evangile en regard des défis concrets. Comment exercer cette
autorité au mieux ? Ph. Weber suggère trois pistes. D’abord, une présence
au peuple chrétien: une proximité faite de capacité d’écoute, de dialogue
et d’observation participante.
Ensuite, un style approprié, à commencer par un langage adapté et un
respect des destinataires: «montrer qu’on a perçu les vraies questions»,
«argumenter», au passage user avec «prudence de la loi dite naturelle» et
«ne pas manipuler l’Ecriture». Enfin, l’humilité : «ne pas trop parler, ni
se répéter», «pondérer les affirmations en distinguant l’essentiel et l’accessoire», «reconnaître les incertitudes», «oser évoluer, et même reconnaître que l’on a pu errer sur l’un ou l’autre point», «traquer la tentation
intégraliste ou la prétention sacrilège à dire tout sur le mystère», «savoir travailler en collégialité»…
Dans la mesure où ils sont amenés à proposer des critères et des repères
doctrinaux, les théologiens participent à l’autorité doctrinale dans
l’Eglise. Comment ne pas leur suggérer les mêmes pistes qu’aux évêques
(sauf en ce qui concerne l’autorité disciplinaire) ? Ph. Weber y ajoute «la
nécessité d’un discernement quant à la diffusion de la pensée : toute vérité n’est pas bonne à dire n’importe quand, à n’importe qui».
Entre «magistère» et «théologie», la distinction reste suggestive, mais
inadéquate. Les autorités respectives du magistère et des théologiens sont
certes distinctes, mais appelées à travailler de concert, au service du même peuple de Dieu. Ph. Weber note cependant que leur collaboration est
«moins simple qu’on ne l’imagine», vu les tensions possibles, les rapports
de force. Le chemin de la collaboration passe nécessairement par le dialogue, autrement dit: «par une rencontre entre des personnes, puis par un effort patient pour une explication franche et complète sur ses propres positions en tenant compte de la réception de l’autre, ensuite par un débat sur
les arguments respectifs, enfin par les conclusions de l’échange». Un bon
dialogue peut ne pas aboutir à un accord, mais aussi à un compromis, ou encore au maintien des positions respectives.
La parole, le peuple et l’Esprit
Des riches débats en carrefours puis en assemblée, on retiendra entre
autres le souci de ne pas séparer le magistère et les théologiens du peuple
chrétien et du sens de la foi dont il est porteur; le plaidoyer pour une
meilleure théologie de l’Esprit-Saint et pour une écoute valorisante de «ce
que l’Esprit dit à l’Eglise aujourd’hui»; une attention renouvelée aux paroles de type «prophétique»; la volonté de favoriser une circulation de la
parole dans l’Eglise, pour éviter une «hypertrophie de la parole autorisée
ou magistérielle». (apic/cip/be)
Le prochain rendez-vous européen de l’AETC (dont le secrétariat est à
Liège) sera le congrès de Freising, près de Munich, organisé fin août sur
le thème : «Dieu, un étranger dans notre maison».
L’Angola reçoit dans quelques jours la visite du pape (010692)
APIC-DOSSIER
Un vaste pays, marqué par la colonisation portugaise
et par une cruelle guerre civile de quinze ans
Rome, 1erjuin(APIC) Jean Paul II effectuera sa neuvième visite en Afrique
du 4 au 10 juin prochain. Quatre mois après son voyage au Sénégal, en Gambie et en Guinée, il se rendra pour la première fois en Angola et à Sao Tomé et Principe, une petite République formée de deux îles situées dans
l’Océan Atlantique, à l’ouest de l’Afrique.
Invité depuis 1988, le pape se rend en Angola à un moment crucial de
l’histoire de ce pays martyr. Entre les accords de paix de mai 91 et les
élections prévues pour les 29 et 30 septembre 1992.
Ce vaste pays d’Afrique centrale, à mi-chemin entre l’Equateur et le
tropique du Capricorne, est baigné par l’océan Atlantique, à l’ouest. Il a
comme voisins: le Zaïre, au nord et au nord-est, la Zambie à l’est, et la
Namibie au sud. L’Angola a souvent été victime de convoitises suscitées par
sa richesse. Le fleuve et le pays Zaïre séparent l’enclave pétrolifère de
Cabinda du reste de l’Angola.
D’une superficie de 1’246’700 km2, il compte un peu plus de 10 millions
d’habitants, parmi lesquels près de la moitié sont âgés de moins quinze
ans. Le pays dispose potentiellement de grandes richesses. Ses réserves de
pétrole sont considérables, mais actuellement l’or noir n’est exploité que
dans l’enclave de Cabinda. Le sol contient beaucoup de diamants et il est
suffisamment fertile pour donner des produits d’exportation (café, cacao)
et de consommation interne. La côte maritime est riche en poissons. Mais la
guerre civile a destructuré toute l’économie le pays.
Plus de cinq siècles de dépendance
Le colonialisme du Portugal est antérieur de près d’un siècle à celui de
l’Espagne. Petit pays de deux millions d’habitants à l’époque, le Portugal
s’est lancé dans l’aventure maritime et ses explorateurs ont longé les côtes africaines. Diogo Câo atteint l’embouchure du Zaïre en 1482 et découvre
le puissant Royaume du Congo. Les premiers contacts furent positifs, mais
ensuite, les colons portugais de Sao Tomé (île située dans le golfe de Guinée au large du Gabon) eurent besoin de main d’oeuvre pour leurs plantations et achetèrent des ouvriers noirs au Congo. Ce fut le début du commerce esclavagiste qui fournit pendant plusieurs siècles des travailleurs non
seulement à Sao Tomé mais aussi dans les plantations du Brésil. Ces esclaves provenaient du royaume du Congo, puis du royaume plus méridional de Kibumdu dont le «ngola» (roi) donna son mom à la colonie de l’Angola. Jusqu’à
la fin du 19e siècle, l’Angola fut littéralement pillé de sa main d’oeuvre
saine. Des études sérieuses (cf. Vivant Univers no 286, 1973 p. 7), affirment qu’au total, l’Angola a fourni plus de trois millions d’hommes aux colonisateurs du Brésil.
Une cruelle guerre civile
Très tôt colonisé, l’Angola n’obtint son
indépendance qu’en 1975. Le
pays fut ensuite le théâtre d’une guerre «civile» dans laquelle les grandes
puissances ont joué un grand rôle, à cause notamment de la richesse du pays
et de l’influence de ses voisins (l’Angola jouxte le Zaïre qui exportait
une partie de son cuivre par le chemin de fer de Benguela-Lobito et la Namibie que l’Afrique du Sud gardait jalousement comme bouclier).
Au moment de l’indépendance, trois groupes politiques s’opposaient. Le
MPLA ( qui prendra le pouvoir), animé par des intellectuels «marxistes»; Le
FNLA, allié de Mobutu, mais qui s’évanouit peu à peu; enfin l’UNITA de Jonas Savimbi. Pendant plus de quinze ans, le pouvoir officiel, d’étiquette
marxiste, soutenu par l’URSS et par Cuba, subit les assauts de la guérilla
de l’Unita, encouragée par les Etats-Unis, L’Afrique du Sud et Kinshasa.
L’évolution géo-politique (notamment l’indépendance de la Namibie et l’implosion du monde marxiste) aboutirent en mai 1991 à une réconciliation nationale, que «Le Monde Diplomatique» (mai 1992) estime «imposée par les
puissances extérieures». Pour le cardinal Alexandre do Nascimento, archevêque de Luanda, «les puissances extérieures doivent cesser leur ingérence et
nous laisser résoudre nos problèmes entre Angolais». Les armes se sont tues, mais selon le mot des évêques dans une lettre pastorale récente, «on
est encore loin de la paix des coeurs».
Quoi qu’il en soit des aléas politiques, le pays a énormément souffert
de cette guerre civile. On avance le chiffre de 300’000 tués. Outre les militaires, plusieurs dizaines de milliers de civils, hommes, femmes et enfants. Conséquences de cette guerre: taux élevé de mortalité, non-scolarisation, et un nombre important d’orphelins devenant «enfants des rues».
Quant aux infrastructures, elles ont été détruites pour un montant estimé à
30 milliards de dollars. Les voies de communication restent impraticables
parce que minées. De son côté, le monde rural vit topujours dans une grande
insécurité.
Et l’Eglise?
Le christianisme, présent en Angola depuis les origines de la colonisation a produit des fruits très divers: dés le premier siècle de l’évangélisation, il y eut un évêque congolais, dom Henrique (+1531) qui résida à
Mbanza Congo. Jean Paul II passera à cet endroit et ne manquera pas sans
doute d’évoquer cette première évangélisation de l’Afrique centrale. Pourtant, cette mission ne donna pas de résultats durables: il s’agissait surtout d’une influence portugaise et côtière et les pratiques esclavagistes
contredisaient les principes chrétiens.
Au moment de l’indépendance de l’Angola, l’Eglise avait encore un visage
très portugais, mais ce sont surtout les options marxistes du gouvernement
qui provoquèrent un conflit entre l’Eglise et l’Etat.
Depuis lors, un réel effort d’indigénisation et d’approfondissement a
été fait par l’Eglise angolaise. Le 500e anniversiare de l’implantation du
christianisme a été célébré dignement et a donné lieu à l’organisation d’un
symposium sur l’évangélisation. Après le départ des Portugais, le nombre de
prêtres a connu une chute libre. Actuellement ils ne sont que 328 (121 diocésains et 207 religieux), mais la communauté chrétienne peut compter sur
les services de nombreux laïcs. La proportion des catholiques avoisine les
50%.
Dans la situation sociale actuelle, l’Eglise pourrait jouer un rôle important. Elle jouit d’un bon capital de confiance et fait l’objet d’une
certaine séduction. Ainsi, l’Etat lui a restitué tous les biens ecclésiatiques saisis depuis l’indépendance.
Sao Tomé et Principe
Ce petit archipel de 970 km2 est indépendant depuis 1975 et compte une
population de 120’000 habitants. En 1990, un changement de régime politique
s’est déroulé dans la paix et la démocratie. Au plan religieux, la population est catholique à 90 %. Sao Tomé est le siège d’un diocèse et son évêque fait partie de la Conférence épiscopale d’Angola et Sao Tomé». (apiccip/ba)



