L'armée burkinabé est engagée dans la lutte contre les djihadistes | ©  Jacques Berset
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L'armée burkinabé est engagée dans la lutte contre les djihadistes | © Jacques Berset

Burkina Faso: Un prêtre burkinabè enlevé dans une zone infestée de djihadistes

18.03.2019 par Jacques Berset, cath.ch

L’abbé Joël Yougbaré, prêtre burkinabè, a été enlevé dimanche 17 mars 2019 à Djibo, dans la région du nord du Burkina Faso, frontalière du Mali, dans une zone infestée de djihadistes.

Il a été kidnappé à Djibo, chef-lieu de la province du Soum, dans la région du Sahel, à quelque 200 km au nord de Ouagadougou, la capitale, a annoncé dans un communiqué Mgr Laurent Dabiré, évêque de Dori. Cette région frontalière du Mali est  en proie à de nombreuses attaques djihadistes.

Un prêtre espagnol assassiné le 15 février

Le curé de Djibo, parti à Bottogui pour la messe, dimanche 17 mars 2019, n’est pas rentré à Djibo. L’état d’urgence décrété par les autorités de Ouagadougou dans la région du nord du pays n’a pas persuadé les islamistes qui ont multiplié les attaques ces derniers temps dans cette partie du Burkina Faso. Les craintes sont vives un mois après la mort d’un prêtre espagnol et 4 douaniers tués dans une attaque djihadiste à l’est.

L’abbé Antonio César Fernandez, un prêtre catholique espagnol, a été assassiné le 15 février 2019, avec quatre douaniers, à Nohao, à l’est du Burkina Faso. Le poste de contrôle où ils se trouvaient a été attaqué par une vingtaine de djihadistes. Ce prêtre de 72 ans venait de célébrer les 50 ans de ses vœux perpétuels. Il faisait partie des quatre premiers missionnaires de la communauté de Don Bosco, arrivés en 1982 au Togo. Le religieux avait quitté Lomé, capitale du Togo, le 13 février 2019, avec deux autres Frères pour se rendre à Ouagadougou. Depuis 2016, le Père Fernandez y préparait l’installation de la communauté salésienne.

Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes djihadistes. D’abord concentrées dans le nord du pays, elles ont ensuite frappé Ouagadougou et d’autres régions, notamment l’est. Les attaques, attribuées aux groupes islamistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), auraient fait plus de 300 morts. (cath.ch/be)


le drapeau national du Burkina Faso (photo DR)

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