«Les catholiques de Grèce se sentent toujours discriminés, avant tout dans l’armée, dans la police, pour accéder aux hautes fonctions, notamment dans les services diplomatiques», affirme Mgr Nikolaos Foscolos, archevêque d’Athènes et président de la Conférence épiscopale catholique. «Les recrues catholiques, lors de leur incorporation dans l’armée, sont automatiquement annoncées aux services de sécurité; les catholiques ne peuvent devenir officiers de réserve et sont fréquemment empêchés de prier avec les recrues orthodoxes», lance-t-il. Et de préciser que l’Eglise orthodoxe – dont le Saint-Synode a déjà déclaré que le pape ne devait pas «souiller le sol grec» – n’a pas vraiment de relations avec l’Eglise catholique. «Un Grec ne peut être qu’orthodoxe, c’est dans la mentalité générale du pays, position alimentée par les évêques orthodoxes».
Quand il s’est agi d’inviter le pape à Alep, les 11 chefs religieux d’Alep, les évêques des diverses dénominations et les 2 pasteurs protestants ont signé une lettre adressée à Jean Paul II. «Le pape a répondu positivement, puis cela s’est gâté à Damas», regrette le métropolite melkite d’Alep. Au grand dam des Aleppins, le pape ne viendra pas. Officiellement pour des questions de sécurité, mais dans les coulisses, on souligne qu’il s’agit certainement de la rivalité ancestrale et politique entre Alep et Damas. Alep, avec son riche patrimoine archéologique et culturel aurait pu faire de l’ombre à Damas...
1 ,5 million de chrétiens vivent en Syrie
L’Eglise syrienne a pris comme slogan de la visite papale «La Syrie, berceau du christianisme», car la Syrie est vraiment aux sources de l’Eglise. «De Jérusalem, où ils étaient persécutés, rappelle Mgr Jeanbart, les chrétiens se sont enfuis en Syrie. C’est à Damas que Saul de Tarse, le futur saint Paul, est venu les pourchasser. Il s’était alors formé en Syrie des communautés chrétiennes consistantes. Le christianisme est né à Jérusalem, au Cénacle, au Golgotha, mais le berceau est en Syrie, car c’est là qu’il s’est développé et de là qu’il s’est répandu sur les routes.»
Le «droit à un travail digne»
Philippines: Crucifixions pour le Vendredi Saint