Homélie du 15 mars 2020 (Jn 4, 5-42)

Fr. Michel Fontaine, OP – Église St-Paul, Cologny, GE

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Thème : À qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les Paroles de la Vie éternelle (Jn 6,68) – Jésus, source de l’eau vive, nous ouvre toujours un avenir.

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Depuis l’imposition des cendres, début de notre carême, la Parole nous révèle l’expérience d’une liberté dont Dieu est la source. Le carême est le temps où cette liberté nous fait découvrir la joie de la Bonne Nouvelle, quand bien même notre foi serait déstabilisée par l’actualité autant ecclésiale que sanitaire…

La foi transfigure le quotidien

Non, elle ne l’est pas, parce que, comme Jésus au désert, poussé par l’Esprit, nous réalisons notre propre filiation avec le Père et notre capacité à renoncer au mal, à tout ce qui est mortifère, pour choisir la vie. C’était notre première étape. Parce que comme Pierre, Jacques et Jean, emmenés sur une haute montagne, nous faisons l’expérience de la foi qui vient transformer/transfigurer parfois le quotidien de nos existences. Et parce que, aujourd’hui, assis au bord d’un puits dans un dialogue de vérité avec une femme, nous découvrons Jésus, dont les Paroles, source de l’eau vive, ouvrent toujours un avenir et une espérance.

Un regard d’espérance sur l’avenir

Je vous invite, plus que jamais, pour cette troisième étape à entrer dans ce dialogue de vérité. Ce dialogue nous rejoint au cœur de notre vulnérabilité et de notre trouble. Celui des paroissiens dans notre diocèse mais aussi bien au-delà, qui n’ont plus la possibilité de participer à la messe paroissiale, de communier comme ils le souhaitent, suite à la pandémie au coronavirus. Pour tout cela, nous avons encore plus besoin de retrouver l’essentiel en chacune et chacun d’entre nous : une parole de vie, de vérité et un regard d’espérance sur l’avenir. C’est là que l’Evangile nous rejoint en Celui qui a pris notre humanité. Nous touchons là, le mystère de l’incarnation et aussi paradoxal que cela puisse paraître, comme le rappelle, si bien, un évêque de la Région parisienne « prendre en compte le risque sanitaire lié à la célébration liturgique, ce n’est pas manquer de foi mais au contraire exprimer notre foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme » (Radio Notre Dame – 6.3.2020 – Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre)

Alors, regardons Celui qui a pris notre humanité et qui rencontre la samaritaine.

Dialogue de vérité

Oui, c’est vrai, l’évangile nous le présente comme un pèlerin fatigué qui a soif. Il est dans un territoire impur, la Samarie, au regard de la loi juive, mais cette terre est néanmoins marquée par la présence du puits de Jacob… L’ambivalence et la transgression apparaissent donc constitutives du dialogue de vérité qui est au cœur de ce passage de l’évangile de Jean. Nous sommes à l’heure la plus chaude de la journée. Il est midi. Jésus laisse partir ses disciples chercher du ravitaillement. Il reste seul au bord du puits et il attend. Il manifeste là, son humanité la plus existentielle pour rencontrer cette femme. Jésus exprime un désir, un manque et c’est en exprimant son désir et son manque dans ce dialogue, qu’il permet à la samaritaine de révéler, en vérité, ce qu’elle est.

Dans cette rencontre, Jésus déplace l’interdit et l’ambivalence pour libérer la Parole de cette femme. Il lui permet ainsi d’être reconnue dans ce qu’elle pourra devenir; c’est cela ouvrir un avenir, une espérance. Cette femme enfin reconnue dans ce qu’elle est, partage alors avec les autres l’expérience majeure qu’elle vient de vivre avec cet homme qu’elle ne connaît pas.

Jésus : « source, jaillissant en vie éternelle »

Jésus dévoile ainsi hier comme aujourd’hui le don de Dieu. Il est là dans son humanité pour apporter cette « source, jaillissant en vie éternelle », métaphore de la vie en abondance. Dans cette écoute active, Jésus permet à cette femme qui a eu cinq maris et qui vit maintenant en compagnie d’un autre homme, d’être vraie dans ce qu’elle dit. Jésus l’accueil avec ce qu’elle est et ce qu’elle vit. Par cet accueil transfigurant, elle devient messagère de la Bonne Nouvelle… Il ne la renvoie pas à son passé, il ne la juge pas, il ne lui demande pas de se marier avec cet homme. Cette femme a compris l’essentiel : elle laissera sa cruche, signe de ne plus être désormais encombrée de l’accessoire. Elle a trouvé celui qui a « l’eau vive », celui qui a les paroles de la vie éternelle. Des paroles qui lui permettent de transformer sa vie sans la renier. Sa quête est désormais engagée. Elle va la partager avec celles et ceux de sa ville et à sa question « Ne serait-il pas le Christ ? », ils lui répondent :  » maintenant nous savons que c’est vraiment lui, le Sauveur du monde » (Jn 4, 42).

Alors, dans ces temps difficiles, incertains et troublants que j’ai à peine évoqués, n’avons-nous pas à redécouvrir cette certitude de la foi ? C’est donc aussi dans ces creux difficiles de la vie que se révèlent avec Lui notre présent et notre avenir…

3e DIMANCHE DE CARÊME
Lectures bibliques : Exode 17, 3-7; Psaume 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9; Romains 5, 1-2.5-8; Jean 4, 5-42

Homélie du 8 mars 2020 (Mt 17, 1-9)

Fr. Michel Fontaine OP – Eglise St-Paul, Cologny, GE

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Thème : À qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les Paroles de la Vie éternelle (Jn 6,68) – Transfigurés avec Jésus, l’expérience de la Vie éternelle au quotidien

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Ce temps de Carême, tel un chemin proposé, nous rejoint dans le quotidien de nos vies. Ce chemin nous l’avons placé sous le souffle de cette parole de l’apôtre Pierre « Seigneur, à qui irions-nous, c’est toi qui a les Paroles de la Vie éternelle » et nous cherchons chaque dimanche au travers de l’Evangile, à en découvrir le sens.

Avec Jésus nous étions dimanche dernier au désert, reconnus « enfants d’un même Père », confiants dans la puissance de sa Parole qui ne nous trompe jamais.

L’expérience de la vie éternelle

Aujourd’hui, nous sommes appelés dans chacune de nos histoires de vie, à faire l’expérience, d’une manière ou d’une autre, de quelque chose de l’éternité… osons dire, de la vie éternelle…

Langage ésotérique, étranger à notre quotidien, réservé à quelques privilégiés… Non, car la Bonne Nouvelle se révèle dans les choses simples, évidentes à entreprendre. Ces choses de la vie qui engagent notre humanité au plus profond d’elle-même : pouvoir dépasser nos peurs, nos préjugés, nos craintes, avancer, construire, croire en l’autre, faire confiance…

Il me vient un exemple tout récent communiqué par l’un de nos frères actuellement en Irak : des chrétiens et des musulmans se mettent ensemble pour reconstruire à Mossoul la Mosquée et le Couvent des Dominicains, détruits par la guerre… N’y a-t-il pas là, l’expérience de la vie plus forte que la mort, donc de quelque chose de l’éternité.

Entrons davantage dans l’évangile entendu.

Un récit d’évangile tellement déconnecté de ce que nous vivons…Et pourtant !

Trois hommes, Pierre, Jacques et Jean sont mis à part et conduits par Jésus sur une montagne fort élevée. Là, Jésus devient lumineux s’entretenant avec deux hommes morts depuis des centaines d’années. Aussitôt, une nuée les entoure et une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ». Alors ils redescendent de la montagne et Jésus les oblige au silence.

Comment entendre ce récit aujourd’hui ? Que dit-il ? Son étrangeté nous fait-elle passer à côté de l’essentiel ?

L’expérience est initiatrice, transformatrice

Une chose est sûre, quelque chose s’est passée, de l’ordre de l’expérience et c’est peut-être cela, l’essentiel. Faire une expérience. Savons-nous profiter de nos expériences ?… Vous savez, celle qui recourt au sens et qui fait apparaître des liens dans une vie. Celle qui tout d’un coup réorganise l’existence. Un engagement, un nouveau départ, une rencontre, une prise de conscience que nous n’aurions jamais imaginé faire, au nom de la vérité avec soi-même… Nous ne sommes pas dans la légende, la fable, l’illusion mais dans ce qui nourrit notre quête de sens. L’expérience est toujours initiatrice, elle nous éprouve. Elle nous fait « traverser », c’est d’ailleurs le sens premier de ce mot. Elle explore le réel, nourrit la connaissance. En un mot l’expérience est transformatrice…

Ici nous sommes au cœur de l’expérience de la foi qui transforme celui qui la vit selon des rythmes qui nous échappent. Un autre exemple, me vient à l’esprit… celui du pèlerinage, quelque soit sa forme, sa durée, creuse en celui qui s’y engage un chemin de transformation, une ouverture, un avenir, un dépassement, une paix profonde… Nous ne sommes plus les mêmes après l’expérience d’un pèlerinage (St Jacques de Compostelle, Lourdes…).

Revenons aux textes que nous venons d’entendre :

Matthieu cherche les mots pour exprimer le mieux possible l’indicible. Le temps n’existe plus ni pour Jésus, ni pour Pierre, Jacques et Jean. C’est pour nous inimaginable et cependant, ces hommes l’ont vécu…

Accueillir le projet de Dieu

Paul d’une autre manière, dans sa lettre à Timothée nous propose un chemin pour nous aider à comprendre ce qui se passe. Ecoutons-le : « … Dieu nous a donné une vocation sainte non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles… devenue visible à nos yeux car… le Christ s’est manifesté en détruisant la mort… ».

Il s’agit d’un don qui nous est donné à chacune et chacun, qui que nous soyons, indépendamment de nos fragilités, de nos doutes et de nos chutes possibles. Dieu relève autant de fois qu’il le faut… A nous d’accueillir cette « vocation sainte », à savoir le projet de Dieu et de sa grâce. En l’accueillant nous vivons quelque chose de cette expérience de la vie éternelle…

Oui, l’évangile d’aujourd’hui nous renvoie à intérioriser ce moment « impensable » de la transfiguration. Nous comprenons que ce n’est pas un spectacle mais une exigence qui nous est rappelée de devenir enfin Celui qui nous apprend à aimer. 

Pierre, Jacques et Jean ainsi retirés sur la montagne du Thabor comme pour faire une retraite, ont compris quelque chose de la Parole de Dieu : ils ont vécu l’incarnation de la Parole dans leur chair, car la Parole s’est faite chair. Ils ont été transformés/transfigurés eux aussi. C’est leur expérience.

Alors ce Temps de Carême, que nous avons commencé ensemble, n’est-il pas ce chemin ?

A nous de chercher à vivre simplement dans notre quotidien ces expériences de foi, d’humanité profonde, de rencontres vraies, comme des moments de transformation… peut-être des instants de transfiguration !

Alors là, j’en suis sûr, avec Jésus, nous faisons l’expérience de quelque chose de la vie éternelle…

Amen

2ème dimanche de Carême, Année A
Lectures bibliques :
Genèse 12, 1-4a; Psaume 32, 4-5, 18-19, 20.22; 2 Timothée 1, 8b-10; Matthieu 17, 1-9

Homélie du 1er mars 2020 (Mt 4, 1-11)

Fr. Michel Fontaine OP – Église St-Paul, Cologny, GE

Thème : À qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les Paroles de la Vie éternelle (Jn 6,68) – Au désert avec Jésus, enfants d’un même Père.

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Il y a quelques jours, celles et ceux qui ont vécu la célébration des cendres 0nt pu entendre cette parole : « Convertissez-vous et croyez en l’Evangile ».

C’est un appel à regarder sa vie, son quotidien car Dieu ne fait pas de grands discours. Il vient nous rencontrer là où nous sommes, dans la simplicité de nos existences : au travail, à domicile, le jour, la nuit, en prison, en vacances, à l’hôpital et en ce dimanche des malades, cette rencontre prend un sens tout particulier… Si nous l’accueillons, quelque chose commence à changer…C’est bien là le sens du temps de Carême. Ce temps où Jésus nous invite à le suivre, quand bien même est-ce au désert.

Ainsi pendant cinq dimanches nous seront accompagnés par une parole qui viendra creuser en nous ce désir de le connaître davantage, ce désir de la rencontre avec le Dieu de la vie et de la vie en abondance.

Fragilité de notre identité d’enfant de Dieu

Aujourd’hui, Jésus nous fait réaliser qu’en prenant notre condition d’être humain, Lui, qui est le Fils de Dieu, il vient vivre non seulement l’expérience du combat de l’épreuve et de la tentation mais et surtout nous rappeler que nous partageons sa condition de Fils. Nous sommes tous et toutes « enfants de Dieu ».  Ce que vit Jésus au désert, à savoir la possible rupture avec Dieu, son Père, insidieusement orchestré par satan, nous renvoie, certes, à la fragilité de notre identité d’enfant de Dieu, mais aussi à notre capacité de dire non à satan.

Combien de moments dans nos vies se sont trouvés confrontés à des choix qui nous engageaient au plus profond de nous-mêmes ?

Alors en quoi, aujourd’hui,  cette expérience de Jésus au désert, m’aide à découvrir ce que je suis vraiment, enfant comme Lui, d’un même Père ?

L’épreuve ultime pour Jésus

Entrons dans ce passage de l’évangile de Matthieu ?

Tout d’abord, où se situe-t-il ? Entre le baptême de Jésus au Jourdain : « Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé, il a toute ma faveur » et le commencement d’un long chemin qui nous conduira au vide du tombeau, lieu de la Résurrection.

Lui, qui vient d’être identifié Fils de Dieu publiquement par son Père, avant même de commencer sa longue marche vers Jérusalem, est « conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable ». Il est confronté à l’épreuve ultime, celle de sa relation avec son Père. Celle de sa filiation. Celle de son envoi par son Père. C’est dans cette relation mystérieuse faite de liberté et de volonté qui nous dépasse et en même temps nous ressemble, car cette relation nous renvoie à nous, donc à celle qui nous relie au Père. Impensable, difficile à comprendre et pourtant il ne peut en être autrement, car c’est le sens profond de la Bonne Nouvelle. Nous sommes nous aussi, « enfants d’un même Père », qui que soyons, quelle que soient nos histoires de vie, les plus tourmentées ou tumultueuses, indépendamment de nos différences culturelles et religieuses, nous partageons avec le Christ cette fraternité.

Oui, Jésus fait l’expérience d’une possible rupture avec Dieu comme nous, nous pouvons parfois l’expérimenter dans nos vies. L’épreuve est bien située au niveau le plus ultime de sa relation avec son Père, comme nous de notre relation avec Dieu. Nous sommes bien là au cœur du lien, de cette filiation entre le Père et le Fils.

Satan divise, cherche à casser le lien avec Dieu

L’évangile d’aujourd’hui nous montre l’origine de ce détournement du lien par l’intervention d’une autre parole mensongère. Celle de satan, qui divise, qui cherche à rompre, à casser, à briser…ce lien entre Dieu et Jésus, entre Dieu et nous. Ce sont les expériences que nous pouvons faire, vous comme moi, en famille, au travail, en communauté, en église, dans notre vie affective et relationnelle…

Mais sommes-nous enfermés dans cette spirale infernale ?

Non et l’évangile de Matthieu vient nous rappeler ce lien indéfectible légitimé par l’Esprit Saint lui-même.

Le lien de l’amour

Il nous faut commencer notre carême par cette question que Jésus lui-même a dû se poser ; comment tenir ce lien, cette relation avec mon Père, le Dieu de la vie ? Comment rester le fils de celui qui « insuffle le souffle de vie » ? Comment faire de ma vie un chemin d’humanisation, pour moi mais aussi pour celles et ceux que je rencontre ? Comment croire encore à cette Parole que résonne en moi.

Par trois fois, Jésus dit non à satan qui voulait l’entraîner sur le chemin de la rupture, par l’attrait des nourritures faciles, de l’illusion et du mensonge du pouvoir. Et par trois fois, Jésus réaffirme avec force que rien ne peut le séparer de l’amour de son Père. Il y a entre lui et son Père un lien indéfectible, celui de l’amour. C’est par l’amour que le lien du Fils au Père est maintenu et sauvé. C’est par l’amour, nous le savons bien dans notre existence, que nous sommes capables nous aussi, de tenir nos engagements et de résister aux tourmentes et à nos tempètes dans notre vie.

Et puis, je pense à cet éclairage d’un de nos frères biblistes qui commentait ce passage : « Jésus ne passe pas un examen dont le satan serait l’examinateur, c’est satan qui est mis en examen, convaincu d’inaptitude en matière de relation, de vie avec Dieu, de don de soi. »

En effet, Jésus nous montre toujours une direction, un chemin d’humanisation, celui de la force du lien d’amour et de la vérité. Aujourd’hui, il nous prend par la main avec Lui, il nous assure de la victoire sur le mal parce que nous sommes avec lui, enfants d’un même Père.

Regardons pendant ce carême ce que nous sommes lucidement. Regardons notre Eglise aujourd’hui enlisée dans ses évènements dramatiques et mortifères qui nous sont révélés. Il s’agit bien là de prendre conscience gravement d’un profond détournement de la parole, légitimant l’insoutenable.

Un lien qui est notre rocher

Mais, n’oublions pas que c’est dans les moments les plus innommables, au milieu de nos déserts personnels et institutionnels, de nos difficultés, de nos doutes, de nos infidélités, qu’aujourd’hui l’Evangile nous rappelle la force d’un lien qui ne sera jamais détruit. Ce lien, c’est notre rocher qui nous fait nous tenir debout, être combatif, être libre et pouvoir dénoncer le mensonge et faire de carême un crème de justice.

De même que Jésus n’était pas seul au désert, l’Esprit était avec lui, de même nous ne sommes pas seuls dans notre vie de tous les jours.

Ce temps de carême vient nous le redire, c’est un temps qui nous appelle à une plus grande liberté et une plus grande vérité. il doit renforcer notre joie profonde de nous savoir vainqueur avec Dieu de tout détournement, capable de dire non, car l’Esprit Saint est aussi avec nous dans nos déserts…

Pourquoi ? mais parce que, qui que nous soyons, et il faut le crier, si nécessaire : nous sommes tous, enfants d’un même Père…

1er dimanche de Carême, Année A
Lectures bibliques : Genèse 2, 7-9 ; 3, 1-7a; Psaume 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17; Romains 5, 12-19; Matthieu 4, 1-11