Journaliste multimédia(50-60%)

Cath-Info, centre catholique des médias,

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un(e) journaliste multimédia(50-60%)

 

Membre de la rédaction de Cath-Info, il/elle traite de l’information religieuse pour le fil d’infos Apic et pour le site Internet cath.ch. Journaliste polyvalent, il/elle est à l’aise avec l’écrit, la recherche d’informations, le travail de reportage et d’enquête, la photo, la prise de son et les nouvelles technologies. Il/elle s’intègre à une équipe de six journalistes, travaillant la semaine et certains week-ends.

 

Profil:

  • Journaliste titulaire du RP
  • Aisance relationnelle, goût pour la communication
  • Connaissance du monde religieux et connexions avec l’Eglise catholique
  • Dynamique, autonome et compétent(e)
  • Bonnes connaissances linguistiques

 

Lieu de travail: Lausanne.

 

Entrée en fonction: 1er mai 2015 ou à convenir.

 

Faire offre jusqu’au 20 mars 2015 avec lettre de motivation et CV à M. Bernard Litzler, directeur de Cath-Info, Chemin des Abeilles 12, 1010 Lausanne ou à bernard.litzler@cath-info.ch.

Homélie du 01 février 2015

Prédicateur : Chanoine Antoine Salina
Date : 01 février 2015
Lieu : Basilique de l’ Abbaye de St-Maurice
Type : radio

 »

« On était frappé par son enseignement et il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les autres. »

Qu’a dit notre Seigneur ce jour-là à la synagogue ?

– Si l’ on regarde chez Marc un peu plus loin :

Alors que Jésus était dans une maison à Capharnaüm, annonçant la parole, on lui amena un homme paralysé – ses premiers mots furent :  » Mon enfant, tes pêchés sont pardonnés ” – c’est ensuite seulement qu’il le guérit de son infirmité physique pour souligner son pouvoir de redonner vie.

L’évangéliste Luc nous dit que, s’adressant aux habitants de Nazareth, Jésus leur annonce, citant les Ecritures :  » L’Esprit du Seigneur est sur moi, Il m’a envoyé, porter la Bonne Nouvelle aux Pauvres, annoncer aux captifs leur libération. ”

Si Jésus impressionne par l’autorité de son enseignement, c’est aussi parce qu’il va plus loin que les scribes et les détenteurs traditionnels de la Parole qui perpétuent l’enseignement de leurs maîtres.

Nous le voyons régulièrement en prière, en communion avec le Père et finalement le Christ se rend témoignage à lui-même. Cet enseignement semble donc bien toujours nous amener à nous ouvrir à son message de salut et de libération. Et c’est bien ce qui se passe ici lorsque, apostrophé par l’Esprit qui emprisonne l’homme :

 » Que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre … tu es le Saint de Dieu ” le Seigneur le fait taire et lui ordonne de quitter celui qu’il a investi…

Tous les miracles que Jésus accomplit sont donc subordonnés à la Bonne Nouvelle du salut et de la délivrance.

Devons-nous considérer que ce temps de guérison est fini ? Nous avons la preuve de miracles postérieurs au temps du Christ à Lourdes ou dans d’autres circonstances rapportées par l’Histoire.

Mais finalement beaucoup de maladies, qu’elles soient physiques ou psychiques ne sont pas guéries aujourd’hui, pas plus qu’il y a deux mille ans. – Et pourtant, le message reste toujours aussi fort : c’est le pardon que Jésus apporte à l’humanité – c’est la vie qu’il nous redonne et nous sommes toujours confrontés à notre liberté : Que choisirons –nous ?

Ferons-nous comme les scribes et les pharisiens qui pour beaucoup se sont raidis contre ce message, sentant leur position menacée, alors même qu’ils auraient dû disposer de plus de clés pour comprendre et accueillir ?

Ou bien arriverons-nous, à l’instar de la foule qui l’entoure, à être émerveillés de cet enseignement qui tranche radicalement avec les propos de ceux qui chargeaient le peuple de fardeaux insupportables ?

Cette libération, ce pardon, cette vie redonnée sont le centre du message évangélique et nous devons comprendre que c’est non pas à quelques privilégiés que cela s’adresse mais à toute notre humanité.

Moïse, parlant du prophète à venir, exhorte Israël à se préparer à l’entendre ; il avertit également que nul ne saurait dire au nom de Dieu une parole qui ne lui aurait pas été prescrite ; notre baptême fait de nous des prophètes.

Ce royaume annoncé, nous savons qu’il n’est pas d’ici – ainsi, en tant que chrétien, nous sommes dans ce monde et pas de ce monde. Le Royaume de Dieu ne se juxtapose pas simplement à notre quotidien, mais bien plutôt il l’englobe, le transforme, lui donne son sens et nous amène à considérer que tout conduit à cette réalité que le Seigneur nous dévoile.

Ainsi peut-être convient-t-il de visiter nous aussi les coins obscurs de notre âme et de faire l’expérience d’un choix qui nous libère.

Nous ne sommes pas parfaits et ne pouvons en aucun cas nous prévaloir d’une quelconque supériorité sur qui que ce soit. Par contre, le monde attend de nous que nous soyons la preuve vivante que la grâce du salut et de la vie agit en nous et que nous montrions le visage d’hommes et de femmes libérés et pardonnés. Emerveillons-nous comme la foule de la synagogue, de cet enseignement nouveau donné avec autorité.

Le Pape François nous confirme, en bon pasteur, quelle est la voie à suivre ; c’est sans doute aussi pour cela que sa parole dépasse largement les frontières de l’Eglise.

En ces temps difficiles que l’humanité traverse, où la paix semble tellement menacée, sachons nous démarquer des discours réducteurs.

Ayons le courage d’envisager les événements dans un contexte plus large qui laisse la place à la compréhension de l’autre.

Frères et sœurs, le Christ fait sauter nos chaînes, d’ores et déjà, nous sommes invités à témoigner qu’IL nous sauve.

Amen

4e dimanche du temps ordinaire

Lectures bibliques : Deutéronome 18, 15-20; Psaume 94 (95); 1 Corinthiens 7, 32-35; Marc 1, 21-28

Saint-Maurice: Un patrimoine exceptionnel

Un nouveau parcours de visite du site culturel et patrimonial de l’Abbaye de Saint-Maurice a été inauguré en septembre 2014. Il conduit le visiteur de la basilique au cloître, en passant par le site archéologique, les catacombes et la nouvelle salle du trésor abbatial. Le cheminement raconte aux visiteurs l’histoire d’une communauté active depuis 1500 ans, l’Abbaye étant le plus ancien monastère chrétien d’Occident encore en activité.

Témoignage de constance dans un monde en mouvement, l’Abbaye a réalisé pour son jubilé trois grands projets dont le but commun est l’ouverture d’un patrimoine exceptionnel au public, assure le communiqué. La mise en valeur du site archéologique du Martolet, la nouvelle présentation muséographique du trésor et la réorganisation des archives sont les trois chantiers d’envergure réalisés à cette occasion. Ces trois projets forment, avec la basilique, le coeur du parcours de visite.

Doté d’une muséographie sobre et avant-gardiste, le parcours est basé sur la lumière et l’image, symboles de la connaissance et de la foi. Par des tables lumineuses, des bornes interactives, des maquettes et des films 3D, il raconte une histoire exceptionnelle: celle d’une communauté religieuse vivante, sans équivalent dans le monde occidental chrétien, affirme l’Abbaye.

La visite se fait la plupart du temps dans le silence, en écoutant un commentaire à deux voix, entrecoupé du chant des chanoines.

Découverte archéologique

L’Abbaye abrite un patrimoine inestimable constamment contraint de s’adapter aux caprices de la falaise. Partiellement détruite par des chutes de pierres et reconstruite à plusieurs reprises, l’Abbaye s’est fortifiée et agrandie au cours des siècles. Afin de préserver au mieux l’un des témoignages de son passé, un travail de couverture et de protection du site archéologique a débuté il y a plus de 10 ans. C’est à présent sous une couverture translucide de 1’200m2, sécurisant les ruines, que le visiteur découvre l’histoire et l’évolution des différents sanctuaires et édifices qui se sont succédé dans la cour du Martolet.

La visite du site archéologique est suivie des catacombes, puis du trésor abbatial. Ce dernier fait partie des trésors ecclésiastiques européens les plus fameux. Son redéploiement a été l’occasion d’une vaste réflexion menée en concertation avec des spécialistes de différentes disciplines: restauration, conservation préventive, histoire de l’art, histoire et muséographie.

L’agrandissement de la salle du trésor offre ainsi au public une découverte exceptionnelle, tout en assurant par des vitrines conçues comme des bulles de lumière une sécurité optimale des objets et de leur conservation.

Le visiteur poursuit ensuite le parcours par la visite du cloître et enfin de la nouvelle chapelle du Martyre. Aménagée à l’intérieur de la basilique, elle est une invitation à méditer sur l’actualité du martyre. Elle abrite huit stèles de marbre noir, surmontées de boîtes en bois de cèdre contenant différentes reliques faisant partie du trésor abbatial.

Homélie du 25 janvier 2015

Prédicateur : Pasteur Daniel Petremand
Date : 25 janvier 2015
Lieu : Aumônerie oecuménique du CHUV, Lausanne
Type : radio

Evangile de Jean 4 : la Samaritaine

Juifs et samaritains, deux peuples qui ne se parlent pas.. L’un prétend être dans la vérité, l’autre affirme une autre vérité.. L’un se légitime au nom de la tradition, l’autre se justifie au nom du progrès

Chaque peuple a son Sanctuaire, celui de Jérusalem et celui du Mt Garizim, lequel est le lieu où l’Eternel est mieux servi ?… Bonne question…

Sans y aller par quatre chemins la question reste la même aujourd’hui :

-Protestants et catholiques, lequel est davantage dépositaire de la vérité ? -Croyants traditionnels ou libéraux, Fidèles d’une confession chrétienne ou d’une autre : qui est meilleur serviteur de l’Eternel ? Et nous pourrions élargir la question ici à l’hôpital : Finalement, devant la maladie, devant les chamboulements existentiels, à qui faut-il s’en remettre pour retrouver santé et salut ?

-Au religieux et à son Dieu tout-puissant ?

-A la médecine et à ses techniciens super-performants

Ici aussi nous avons aussi parfois 2 Temples, celui de la science, et celui de la Foi, 2 réalités qui semblent ne pas être communicantes…Où l’Eternel est-il vraiment servi ?

Les traits de la question sont probablement forcés. Il y a bien des lieux de rencontres, de conférences, de dialogues où, entre deux ou plusieurs sanctuaires, on tente de se parler, et de collaborer.

Mais la question reste et je crois que le texte d’aujourd’hui nous offre un élément de réponse pertinent. La clé est dans cette petite, phrase prononcée d’abord par Jésus, puis par la Samaritaine : » Donne-moi à boire  » Petite phrase qui permet de passer le cap des rivalités !

Jésus passe par un moment difficile … Physiquement, il est fatigué de la marche, il est assoiffé, Spirituellement, il est profondément affecté par la tension qui règne entre ces deux peuples, et il choisit de traverser cette contrée, certainement pour trouver une source de rapprochement entre les inimitiés, les préjugés, les méfiances, colportées de part et d’autre..

La Samaritaine passe également par un moment difficile :

-Elle est usée de venir chercher de l’eau ici, peut-être même aussi de donner à boire à ceux qui le lui demandent constamment… -Et certainement qu’en sortant à midi, elle évite de rencontrer ceux qui –au village- ne la voient pas d’un bon œil… Elle aussi est à la recherche d’une ressource profonde.

Voilà ce qui ici est insolite : -D’une part, Jésus, lui qui est vu comme la source, comme celui qui incarne la force et le salut, c’est lui-même qui demande à boire, qui reconnaît sa soif, qui incarne la fragilité et la solitude. -D’autre part, la Samaritaine, elle qui est vue comme une servante, comme une marginale, sans relation vraie, c’est d’elle-même que provient une source jaillissant dans la vie éternelle, au-delà de sa soif ! Etonnant, non ?

Sans-y aller par quatre chemins, la question garde aujourd’hui tout son côté décapant :  » Donne-moi à boire  »

C’est plutôt rare que les responsables ecclésiastiques reconnaissent leur fatigue et leurs limites, osent montrer leur épuisement et, peut-être, leur soif de vérité pas encore étanchée…

C’est plutôt rare que des soignants (médecin, infirmière, ou autre) demandent à une personne de leur donner ce dont ils ont besoin pour continuer leur chemin.

 » Donne-moi à boire  » A l’image de Jésus, oser demander cela, c’est reconnaître mes fragilités, mes limites, mes blessures mêmes.. C’est faire une place à l’autre pour m’aider lorsque je suis devant le puits des mystères de la vie, et que je n’arrive pas à y étancher ma soif tout seul !

-J’ai besoin du Christ pour élargir ma vision de la vie lorsque je la restreins à mes propres horizons

J’ai besoin du soignant pour soulager ma souffrance lorsque je suis prisonnier de la douleur, de la détresse,

J’ai besoin de l’autre pour recevoir le baume du cœur, cette chaleur qui enrichit notre humanité.  » Donne-moi à boire  »

A l’image de la samaritaine, oser entendre cela, et y répondre, c’est nouer un dialogue sans préjugé, sans frontière, et, ce faisant, c’est recomposer la fraternité.

– Premier de tous mes frères, le Christ a besoin de moi pour partager avec lui l’eau vive. Il vient à ma rencontre pour étancher sa soif de vérité et il visite ma Samarie pour adoucir l’aridité de mon existence.

-Mes autres frères et sœurs ont aussi besoin de moi pour partager une vraie solidarité, pour vivre d’une pleine humanité.

-Mes soignants ont aussi besoin de moi pour mettre de l’eau au moulin de leur effort pour soulager, pour accompagner ; pour participer à l’action bienfaisante, bénissante, guérissante de Dieu sur mes blessures.

Avant de conclure, je soulignerai une chose qui me parait essentielle :

L’eau dont il est question ici vous l’avez compris n’est pas que l’eau physique ! Nommée  » l’Eau vive  » j’aurais aujourd’hui envie de la traduire par  » la Relation  »

Cette source de vie éternelle qui peut jaillir en nous, c’est cette relation au Christ qui nous donne d’être juste, ajusté, justifié devant Dieu, et d’être porteurs de Justice. Je crois que la Samaritaine a retrouvé dans cette rencontre avec Jésus une présence bienveillante de Dieu pour elle, et c’est aussi mon souhait pour vous maintenant

Cette source de vie éternelle qui peut jaillir en nous, c’est cette relation avec nous même, ce lien qui fait tenir ensemble nos forces et nos fragilités, nos ressources et nos soifs, nos réponses et nos questions. Ainsi intérieurement  » rassemblés « , nous pouvons vivre paisiblement de l’Unité offerte, étape nécessaire avant de pouvoir la vivre avec les autres.

Je crois, ici aussi, que la Samaritaine a retrouvé dans cette rencontre un visage, un cœur, une image digne d’elle. et c’est aussi mon souhait pour vous maintenant

Cette source de vie éternelle qui peut jaillir en nous, c’est cette relation aux autres qui attendent une rencontre authentique, un climat de confiance, un partage des ressources de chacun-e. Je crois, ici encore, que la Samaritaine a retrouvé par cette rencontre un lien avec ses proches, un bon œil posé sur elle. Et de ce lien retrouvé, tout son village en a bénéficié ! et c’est aussi mon souhait pour vous maintenant.

Oui, l’eau vive est cette relation d’amour –alimentée à sa source divine- qui désaltère, qui rafraîchit, qui purifie, nos existences éprouvées. Elle est ce lien d’affection, de solidarité qui circule entre nous et qui est déjà, ici et maintenant, une trace d’éternité.

– lorsque nous vivons une telle qualité de rencontre, dans l’authenticité de la relation avec Dieu, avec nous-même et avec les autres, nous devenons alors de vrais serviteurs : répondants de cet appel de Dieu qui nous invite à l’adorer en Esprit et en Vérité.

Ainsi, comme l’Evangile nous l’indique, les lieux de l’expression de foi ne sont pas d’abord nos sanctuaires, nos dogmes, nos sciences médicales ou théologiques : le lieu privilégié de l’expression de notre foi, c’est la rencontre, la relation vraie, le vécu quotidien composant avec les questions et avec les recherches de réponse.

A sa suite, à chaque instant, le Christ m’invite à accueillir l’autre personne humblement, avec ce qu’elle peut m’offrir pour étancher ma soif, et ainsi à devenir ferment d’unité, même si je ne suis pas du même bord qu’elle.

A sa suite, et en particulier en cette semaine de prière pour l’Unité de chrétiens, le Christ nous invite à nous ouvrir aux autres communautés, aux autres peuples, et ainsi à devenir ferments d’une humanité animée d’Esprit et de Vérité, au-delà des différences et des divergences.

Avant de nous empresser de donner à boire à celle ou celui que nous rencontrons, prenons le temps, comme le Christ, de lui demander à boire, de recevoir la grâce de l’eau vive partagée, la graine d’éternité qui germe dans la relation vraie. Ainsi soit-il !

Lectures bibliques : Jean 4, 1-42; Psaume 42