Mourad Vartanian, maire de la communauté arménienne de Havresk, en aout 2017 | © Pascal Maguesyan
Dossier

Les communautés religieuses en Irak: les Arméniens 7/7

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Les sources de la présence arménienne en Mésopotamie ont accompagné l’histoire des siècles dès l’Antiquité.  Au Ier siècle avant J.-C., l’Adiabène (Arbelès / Erbil en était la capitale) fut partie intégrante du Royaume d’Arménie de Tigrane II le Grand.

Par Pascal Maguesyan

Au tout début du IVe siècle, l’Adiabène était encore la marche méridionale de l’Arménie, devenue en l’an 301 le tout premier royaume chrétien de l’histoire.

Au XVIIe siècle, de nouvelles communautés arméniennes s’implantèrent en Mésopotamie irakienne après que le Perse Shah Abbas Ier eut conquis Bagdad en 1623. La reprise de Bagdad en 1638 par le sultan ottoman Mourad IV avec l’aide de soldats arméniens ottomans ouvrit un nouvel épisode de l’implantation arménienne à Bagdad. Au début du XIXe siècle, les Arméniens étaient près de 90 000 en Irak.

Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915-1917 constitua une dramatique source migratoire des Arméniens vers la Mésopotamie irakienne. Déportés des provinces orientales de l’Empire, venant du nord (Diyarbakır) le long du Tigre, de l’ouest (Ras-Al-Aïn) le long de la ligne de chemin de fer allant d’Alep à Bagdad, mais aussi de Van, ces nouveaux arrivants Arméniens s’implantèrent à Zakho, Havresk, Avzrok, Mossoul, Kirkouk, Bagdad et Bassora.

Très majoritairement membres de l’Église apostolique arménienne, les Arméniens d’Irak comptent également nombre de catholiques ainsi qu’une petite communauté évangélique. Avant 2003, il y avait plus de 25’000 Arméniens en Irak. En 2021, ils sont 10’000 à 13’000 à vivre encore en Irak.

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Mourad Vartanian, maire de la communauté arménienne de Havresk, en aout 2017 | © Pascal Maguesyan

Le pape François se rend en Irak du 5 au 8 mars 2021. Avant cette visite historique, cath.ch présente ces prochains jours sept communautés religieuses vivant en Irak.

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