17 extraits pour comprendre Misericordia et misera
Quelle place pour la religion à la COP22?
Homélie du 20 novembre 2016 (Lc 23, 35-43)
Abbé Théophil Mena – Eglise de Villaz-Saint-Pierre
Chers Amis,
Avec tous les chrétiens catholiques du monde entier, nous sommes dans la joie de célébrer le Christ Roi de l’Univers. Pourquoi cette fête? Quel sens donnons-nous à cette fête ce matin.
Une chose que nous ne pouvons pas oublier, tout d’abord que la fête du Christ Roi a été instituée en 1925 par le pape Pie XI pour nous inviter à découvrir plus profondément la royauté et le règne du Christ fondés sur l’amour de Dieu et l’amour des hommes.
Dieu riche en miséricorde
Le Christ n’est pas un Roi à la manière des grands, des puissants de ce monde qui font peser leur pouvoir sur leurs sujets. Mais il est un Roi à la manière de son Père: Roi Serviteur, doux et humble de cœur.
Sa Royauté ne vient pas de ce monde comme lui-même l’a dit devant Pilate: » je suis venu dans ce monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité » Et quel témoignage? Quelle est donc cette vérité à laquelle il rend témoignage? Dans Ephésiens 2,3-5, saint Paul nous dit: La vérité, c’est que Dieu est Amour et riche en miséricorde.
Sa royauté n’est pas de ce monde, ce matin, nous sommes attristés par l’image d’un Roi qui règne sur la croix, couronné d’épines, épuisé, agonissant, rejeté par son peuple et mis à mort entre deux criminels. Quel paradoxe entre le concept et la réalité. Tous les évangiles nous disent que toute sa vie et jusque dans sa mort Il témoigne d’un Dieu Amour, c’est sa manière d’être Roi, dit-il : » il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime « .
« Si tu es le Fils de Dieu fait quelque chose pour moi! »
Pour nous tous, femmes et hommes de foi, que faisons-nous de cette royauté du Christ? Dans l’évangile, il y a une interpellation qui revient 3 fois » si tu es le Messie, sauves-toi et nous aussi » elle vient des chefs religieux, des soldats, et enfin de l’un des condamnés à mort. Chacun voudrait que Jésus fasse quelque chose d’extraordinaire pour le sortir de cette situation. Cela me fait penser à nos réactions quand nous sommes devant la souffrance, la misère, la pauvreté, la maladie, les épreuves de la vie, la tentation est grande de dire si tu es le Fils de Dieu fait quelque chose pour moi.
Combien de fois, nous entendons dire « s’il y avait un bon Dieu, il n’y aurait pas tout ce mal et toutes ces souffrances dans le monde ». C’est vrai que devant tant de malheurs, certains se révoltent contre Dieu et finissent par perdre la foi et quitter l’église.
Le Christ est Roi Berger qui part à la recherche de la brebis perdue, il veut que tous les pécheurs soient sauvés. Sa miséricorde est plus forte que nos fautes, son regard nous suffit. Le bon larron accueille et proclame sa foi: » souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton royaume ».
En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous sommes tous invités à nous tourner vers la croix du Christ, unissons-nous à la prière de bon larron. Souviens-toi de nous Seigneur dans ton royaume, souviens-toi des blessés de la vie qui vivent sans espérance et sans amour. Souviens-toi des victimes de violences et de guerres. Souviens-toi de nos familles et de nos malades. Fais de nous des témoins et des messagers de l’amour qui est en toi. Et nous avons la ferme espérance qu’un jour tu nous répondras: « aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ».
Fête du Christ, Roi de l’univers
Lectures bibliques : 2 Samuel 5, 1-3; Psaume 121, 1-2, 3-4, 5-6; Colossiens 1, 12-20; Luc 23, 35-43
Les chrétiens d’Orient sont nos frères
L’Amérique et ses accords internationaux
Ne trumpons pas la Suisse!
Election américaine: un défi pour le monde
Homélie du 13 novembre 2016 (Lc 21, 5-19)
Abbé Martial Python – Eglise de Villaz-St-Pierre
Quel sera le signe?
Et voilà que Jésus nous annonce des catastrophes de sève apocalyptique, mais qui aujourd’hui sont de mode. Si l’on pense au réchauffement de la planète, les désastres écologiques, les inondations, les menaces de terrorisme, etc.
La fin ultime de l’histoire du monde
Ainsi Jésus pose un regard sur le monde après lui, tandis que la première lecture voit par avance la fin ultime de l’histoire du monde, où le bien se sépare du mal, où les justes brillent comme le soleil.
Toutefois bien qu’annonçant la fin du monde, Jésus nous invite à poser un regard plus large et plus loin, plus loin peut-être que ne peuvent mener nos propres moyens naturels.
En ce sens, il nous rappelle que la vie n’est pas dans les pierres, oui dans le Temple qui semble être une sécurité pour les apôtres et devant lequel ils s’émerveillent ce qui signifie qu’aujourd’hui, nos cathédrales ou nos églises modernes n’ont de sens que si dans leur intérieur se rassemblent des hommes vivants.
Humaniser en acte la présence de Dieu
Alors ne nous alarmons pas de la fin de la foi, quand une certaine tradition qu’on croyait sécure semble s’éclipser; le grégorien, le latin, la soutane, une certaine manière de faire le catéchisme, de formuler la foi, d’avoir des prêtres constamment sous la main, nous faisant ainsi penser que Dieu était là.
Oui il était certes bien là, mais pas dans la pierre, les vêtements ou les formules, mais plutôt dans des personnes en quête de sens et qui humanisent en acte la présence de Dieu qui les habite.
Persévérer pour enfanter la vie avec la Vie
Aussi, l’apôtre Paul nous rappelle, jusqu’au dernier soupir il nous faut travailler pour la croissance du monde en y mettant chacun sa part. C’est une manière de l’humaniser comme le Christ l’a fait en accomplissant grandement notre tâche selon notre vocation. Toutefois, c’est en sa présence que nous sommes invités à vivre le quotidien. Oui en « un être avec Lui ». C’est à ce taux que la vie, la mort et l’après seront apprivoisés dans la confiance. Et ainsi, nous ne faisons que traduire d’une manière existentielle cette parole d’or du Christ qui achève son discours, soit : « Par votre persévérance, vous obtiendrez la vie ». En effet, persévérez, c’est tenir, durer, utiliser les jours qui nous sont donnés, pour enfanter la vie avec la Vie, et l’ultime enfantement de notre courage nous donnera enfin la Vie, nous faisant des êtres véritablement vivants, dans la plénitude du Vivant : Jésus-Christ.
L’attachement au Christ nous fait avancer
Et à propos du « vivre avec le Christ » à chaque instant de notre existence, on demandait un jour à un homme qui était en train de tourner son jardin, ce qu’il ferait s’il apprenait qu’il mourrait le soir même. L’homme ne perdit pas son sang froid: « Eh bien, je continuerai à tourner mon jardin parce que le Seigneur qui nous rejoint dans la mort est le même qui tourne le jardin avec moi ».
De fait, face aux aléas de la vie qui tissent notre existence, qu’ils soient sereins ou tourmentés, seul cet attachement au Christ nous fera avancer et tenir debout.
Amen !
33ème dimanche du temps ordinaire
Lectures bibliques : Malachie 3, 19-20a; Psaume 97, 5-6, 7-8, 9; 2 Thessaloniciens 3, 7-12; Luc 21, 5-19
