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Le cardinal Becciu balaie toutes les accusations dont il fait l'objet

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Le cardinal Angelo Becciu clame son innocence absolue face aux informations livrées sur son compte par la presse. Dans un communiqué du 7 octobre 2020, le haut prélat martèle qu’il est «étranger à tout fait illicite».

Le cardinal Becciu, démis de ses fonctions par le pape François le 24 septembre 2020 et dépouillé des droits liés au cardinalat, fait l’objet de nombreuses accusations par la presse italienne. Il est notamment suspecté d’avoir fait perdre quelque 500 millions d’euros au Vatican, mais aussi d’avoir transmis 100’000 euros à son frère responsable d’une filiale de la Caritas en Sardaigne. Certains médias ont également révélé qu’il aurait financé les adversaires du cardinal George Pell, lorsqu’il était accusé de pédophilie en Australie.

Plus récemment, le Financial Times le tient pour responsable d’investissements du Saint-Siège dans des produits financiers à haut risque. Enfin, le quotidien Il Corriere della Sera affirme qu’il aurait prélevé la somme de 500’000 euros dans les comptes de la secrétairerie d’État pour les remettre à Cecilia Marogna, une «experte en relation diplomatique» de 39 ans, qui lui auraient servi à financer l’achat de biens de luxe.

Pas d’interférence dans le procès Pell?

Dans un communiqué, le cardinal Becciu balaie toutes ces accusations et assure «attendre avec sérénité» les résultats de chaque évaluation. Les résultats en sa faveur «confirmeront enfin sa fidélité au Saint-Père et à l’Eglise». L’ancien préfet de la Congrégation pour la cause des saints se dit «étranger à tout fait illicite».

Le haut prélat garantit que ni lui ni ses frères ne possèdent d’actions ou d’obligations, ni ne participent à des fonds d’investissement ou ne possèdent de comptes à l’étranger. Il affirme également qu’il n’y a jamais eu de transfert de fonds appartenant à Secrétairerie d’Etat vers des comptes privés ou vers des membres de sa famille. Les contacts avec Cecilia Marogna, déclare-t-il encore, «concernent exclusivement des questions institutionnelles». Il se défend par ailleurs d’avoir interféré dans le procès du cardinal Pell. (cath.ch/imedia/ah/rz)

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