Homélie du 13 mai 2018 ( Jn 17, 11b-19)

Abbé Rafhael Macie – Paroisse catholique d’Orbe, VD

Message de Miséricorde à l’occasion de la fête de Notre-Dame de Fatima

 

 Traduction libre du l’homélie en portugais de l’Abbé Rafhael 

Chères frères et sœurs,

Jeudi dernier, nous avons fêté l’Ascension, c’est-à-dire la montée au ciel du Christ ressuscité,  et c’est ainsi que s’achève le cycle liturgique du mystère pascal. Ce mystère commence par la mort et la résurrection de Jésus  pour s’achever par son départ corporel dans la gloire du ciel : assis à la droite de Dieu le Père, c’est de là que le Christ enverra l’Esprit-Saint sur les apôtres à la Pentecôte et qu’il viendra juger les vivants et les morts à la fin des temps.

C’est la proclamation de notre foi chrétienne dans le texte du Credo.

Vivre avec le Christ

En entrant dans la gloire céleste de son humanité transfigurée, Jésus a ouvert le chemin à toutes celles et ceux qui désirent le rejoindre un jour. Voilà le but de notre existence : vivre avec le Christ dans son Royaume éternel. Sa victoire sur la mort nous réjouit infiniment, et son exemple nous appelle à le suivre dans notre vie quotidienne, dans l’espérance joyeuse et les œuvres de miséricorde, comme nous le demande le Pape François dans son exhortation  « Gaudete et exultate ».

Heureux témoins de la victoire du Christ

En méditant le parcours plein d’amour et de bonté de Jésus envers les hommes de son temps, nous comprenons mieux le sens de notre propre vie. Il ne suffit pas de rester béat d’admiration devant le mystère pascal : Le Christ lui-même nous envoie dans le monde proclamer la Bonne Nouvelle de son Salut. En agissant comme lui dans la charité envers notre prochain, nous sommes les heureux témoins de sa promesse de vie éternelle et de sa victoire sur la mort et le mal.

Messagers de sa miséricorde

Notre-Dame de Fatima nous invite à changer notre vie par la prière, la pénitence et la charité. C’est pour recevoir l’Amour du Cœur de Jésus et de sa mère que ce message nous encourage à devenir les messagers de la Miséricorde du Seigneur.


7e DIMANCHE DE PÂQUES – Année B
Lectures bibliques : Actes 1, 15-17.20a.20c-26; Psaume 102, 1-2, 11-12, 19-20ab; 1 Jean 4, 11-16; Jean 17, 11b-19


 

 

Homélie TV du 10 mai 2018 (Mc 16, 15-20)

Abbé Jean-Michel Moix – Église Saint-Théodule, Champéry, VS

Chers frères et sœurs,

En ce jour de l’Ascension, et comme la statue du chœur ici de l’église de Champéry nous y invite, contemplons avec les yeux de la foi, Notre-Seigneur Jésus-Christ, s’élevant triomphalement, glorieusement au Ciel.

Au jour de l’Annonciation, Jésus avait quitté en quelque sorte, le sein du Père pour venir dans le sein de la Vierge Marie. En se faisant homme, il s’était comme abaissé, humilié, voilant sa divinité adorable.

Et puis, à présent c’est en vainqueur de la mort et du péché, c’est en triomphateur des puissances démoniaques, c’est en qualité de sauveur du genre humain, de Médiateur entre la terre et le ciel, de souverain roi du ciel et de la terre, qu’il entre au Ciel, qu’il s’assied (selon l’expression du Credo) ‘à la droite du Père’.

Et sa nature humaine, unie à sa divinité dans l’unité de sa personne divine, reçoit également adoration, louanges, honneurs et actions de grâce, de la part des différents chœurs angéliques: des séraphins, des chérubins, des trônes, des dominations, des vertus, des puissances, des principautés, des archanges et des anges.

Jésus n’entre pas seul au ciel

Et Jésus n’entre pas seul au ciel. Il est accompagné par une multitude de saints et saintes ayant vécu avant lui: tous ces élus, tous ces bienheureux, jubilent d’une sainte joie ineffable. En regardant Jésus, ils contemplent Dieu qui s’est fait homme; ils adorent leur Sauveur qui se fait désormais l’avocat des hommes pérégrinant encore sur terre.

Le secret de la sainteté

Je vous propose à présent, frères et sœurs, de nous transporter par la foi au ciel. Allons à la rencontre des saints, des bienheureux. Ils ont sans doute quelque chose à nous apprendre. Demandons-leur le secret de la sainteté. Comment sont-ils parvenus au Ciel?

Et là, nous abordons d’abord saint Dismas, le bon larron. «Dites-nous donc, ô vous le bon larron ce qui vous a valu d’être sauvé?»
Et lui alors de nous répondre: «Eh bien, en étant crucifié aux côtés de Jésus, en l’observant, j’ai tout d’abord pris conscience de ma profonde misère et de mes crimes alors que Jésus, lui, était innocent, saint, pur de tout péché; et à la prière de Marie, la Mère de Jésus qui se tenait debout, au pied de la croix, j’ai reçu une lumière intérieure, la lumière de la foi: j’ai compris que Jésus était le Messie attendu par les juifs; bien plus, j’ai saisi que Jésus était le Sauveur promis par Dieu à l’humanité tombée dans le péché. Dès lors, j’ai mis toute mon espérance en Jésus, je me suis mis à le prier, à l’implorer avec confiance, avec un grand désir d’être sauvé; je lui ai dit: ‘Seigneur Jésus, souviens-toi de moi quand tu prendras possession de ton Royaume! Seigneur Jésus, aie pitié de moi, pécheur!’».

Et pour cette prière seule, mais remplie de foi, de contrition parfaite, d’amour de Dieu, Jésus a eu compassion de moi, il m’a exaucé, et il m’a assuré que je partagerai avec lui le bonheur du Ciel.»

Saint Maurice et les martyrs de la légion thébaine

Continuons encore notre visite du Ciel. Et là nous rencontrons tout un groupe de saints martyrs. Dites-nous donc, ô vous saint Maurice et les glorieux martyrs de la légion thébaine, originaire d’Egypte et qui avez honoré notre terre du Valais, en Suisse, en y versant votre sang, ce qui vous a valu le Ciel?

Et les bienheureux martyrs de nous répondre: «L’empereur nous demandait de sacrifier aux idoles païennes et de persécuter les chrétiens.
Nous, nous avons voulu rester fidèles à nos promesses de baptême. Nous ne pouvions donc souscrire au crime que l’empereur nous imposait.
Car avant de pratiquer notre métier de soldat, nous étions des chrétiens, et à ce titre nous devions d’abord obéissance à Dieu. Et nous avons préféré mourir décapités, pour gagner l’essentiel: la vie éternelle, le salut.»

Invités à élever notre cœur vers le ciel

Après notre visite au Ciel, revenons, si j’ose dire, ici-bas. Quelle leçon pouvons-nous encore retirer de cette belle fête de l’Ascension?

Il me semble qu’elle nous invite à élever notre âme vers le Ciel. Au début de la prière de la préface, dans la liturgie eucharistique, le prêtre dit: «Elevons notre cœur!» et vous, vous répondez: «Nous le tournons vers le Seigneur!»

Oui, chers frères et sœurs, élevons les yeux de notre âme vers le ciel. Détournons notre âme des divertissements et des plaisirs passagers; arrachons notre âme des soucis purement terrestres; et avec les yeux de la foi, regardons vers le Ciel: c’est là notre vraie patrie, c’est là, le céleste séjour que Dieu nous destine après notre temps d’exil ici-bas.

Songe donc, ô mon âme, à emprunter la voie qui conduit au Ciel; la porte, pour y entrer est étroite. C’est la porte de la foi, c’est la porte du baptême. La voie, que tu dois emprunter ensuite est resserrée.

Car elle exige de toi des efforts, des renoncements. Alors courage, ô mon âme, fortifie-toi dans le Seigneur. Prends appui sur la promesse que Jésus a faite à ses disciples avant de monter au ciel: «Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu’à la fin du monde»

Et puise en particulier dans la prière, dans les sacrements, la force, la lumière, l’humilité, la persévérance dont tu as besoin pour qu’au soir de ta vie, tu puisses entrer dans la «Maison» du Père.

Amen.


Fête de l’Ascension

Lectures bibliques : Actes 1, 1-11; Psaume 46; Ephésiens 4, 1-13; Marc 16, 15-20


 

Homélie du 10 mai 2018 (Mc 16, 15-20)

Abbé Gilles Gachoud -Eglise Saint-Pierre-aux-Liens, Bulle, FR

Qu’il a fallu du temps pour que les apôtres et les disciples se fassent à l’idée de la disparition de leur Maître.

C’est tout à fait compréhensible. Voilà près de trois ans qu’ils vivent avec lui, qu’ils le voient guérir les malades et qu’ils reçoivent son enseignement. Inévitablement, ils se sont attachés à lui et ils n’imaginent pas de pouvoir vire sans lui ! Aussi doivent-ils être préparés à la séparation, au “deuil”. Pourtant, Jésus a promis de ne pas les laisser orphelins mais au contraire qu’il serait avec eux tous les jours, grâce à l’Esprit Saint que le Père leur enverra en son nom.

L’Esprit Saint : la présence actuelle de Jésus

Nous, chrétiens du XXIe siècle, nous sommes évidemment dans une situation tout autre vis-à-vis du Christ. Nous n’avons pas côtoyé Jésus de Nazareth, nous ne connaissons que le Christ ressuscité. Et nous savons bien, car nous le professons dans le Credo, que Jésus est “monté au ciel et qu’il est assis à la droite du Père”. Nous ne pouvons pas regretter une présence que nous n’avons pas connue. En revanche, nous devons croire en “l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie”; voilà la présence actuelle de Jésus, pour ce temps de l’Église dans lequel nous sommes.

On peut dire, d’une certaine manière, que l’Ascension, cette fête qui nous montre Jésus monter au ciel, est là pour nous “ramener sur terre”, pour nous redire que le chrétien ne doit pas avoir la tête dans les nuages mais qu’il doit avoir ses deux pieds sur terre. Le ciel, il nous est promis, mais pas pour tout de suite. Avant il nous faut agir en servant le Christ dans nos frères.

Amen !


Fête de l’Ascension

Lectures bibliques : Actes 1, 1-11; Psaume 46; Ephésiens 4, 1-13; Marc 16, 15-20