Homélie du 28 juin 2015

Prédicateur : Mgr Charles Morerod
Date : 28 juin 2015
Lieu : Basilique Notre-Dame, Lausanne
Type : radio

Nous entendons dans la deuxième lecture : « Vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu » (2 Corinthiens 8,7). Saint Paul n’hésite jamais à affirmer haut et fort sa joie d’être croyant, et son assurance dans la foi. Il fait ainsi écho à ce Jésus par qui il a été saisi sur le chemin de Damas, Jésus qui se proclame « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14,6), qui affirme avoir existé avant Abraham (cf. Jean 8,58) et qui relit la Loi de Moïse en ponctuant son discours de « On vous a dit, moi je vous dis » (cf. Matthieu 5). L’assurance de S. Paul consiste à croire que le Christ parlait sérieusement…

Nous avons en abondance la connaissance de Dieu, vraiment ?

Ne risquons-nous pas de nous prendre trop au sérieux, avec notre foi, de nous croire meilleurs que les autres ? C’est une question qu’on nous pose sans cesse… Et Jaïre, après la guérison de sa fille, il se prenait trop au sérieux en remerciant Jésus ?

Avec saint Paul, avec Jaïre et sa fille guérie, prenons conscience des biens de notre foi, et de leur origine ! Nous risquons de trop nous regarder nous-mêmes, avec nos évidentes limites et nos péchés. Si nous confondons notre foi avec nous-mêmes, alors nous relativiserons « la foi, la Parole, la connaissance de Dieu », sous prétexte que nous ne sommes pas meilleurs que les autres… Mais le don de Dieu n’est pas à notre mesure, et Dieu peut surmonter nos limites et nos péchés. D’ailleurs, s’il ne le pouvait pas, où serait notre espoir ?

La deuxième lecture de ce dimanche continue. Elle nous précise que ces biens de la foi sont des biens justement à cause de leur origine : « Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous » (2 Corinthiens 8,9). On mesure le don de Dieu au prix qu’a payé le Christ : il s’est fait pauvre à cause de nous, et quelle pauvreté – jusqu’à la mort sur la croix. Sous-estimer le don de Dieu, c’est dire au Christ qu’il est mort pour pas grand-chose. Or il savait ce qu’il voulait pour nous, comme le dit la suite du texte de saint Paul : « Pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Cor 8,9). C’est depuis le début l’intention de Dieu, qui – nous dit la première lecture de cette messe – « a créé l’homme pour l’incorruptibilité, (…) a fait de lui une image de sa propre identité » (Sagesse 2,23).

A cause de ce que nous sommes – images de Dieu – nous avons en nous une soif que ce monde, ce si beau monde, ne peut apaiser. Comme le dit saint Augustin , puisque Dieu nous a faits pour lui – en mouvement vers lui – notre cœur est sans repos aussi longtemps qu’il ne repose en Dieu. Songeons à notre soif de bonheur, d’amour, de vérité : notre expérience et toute l’histoire montrent que nous en aimerions toujours plus, de ce bonheur, de cet amour, de cette vérité. Faut-il se dire que c’est illusoire, et sombrer dans le cynisme d’un monde souvent désabusé ?

Ce désir infini est dans le cœur de chaque homme. Son non-accomplissement remplit tant de cœurs de tristesse ou d’amertume : on pourrait méditer sur l’effet dans l’histoire et dans le monde de la tristesse intérieure qui vient de ne pas connaître Dieu, et d’en chercher désespérément des substituts dans toutes sortes d’idoles illusoires : argent, drogue, recherche effrénée de plaisirs, de distractions… Mais Dieu ne nous abandonne pas, il continue à nous offrir son amour, qui est le but même de notre création. Il vient à nous, le Fils de Dieu se fait pauvre pour pouvoir aller chez la fille malade de Jaïre et chez chacun de nous.

Accepterons-nous cette visite du Fils de Dieu ? Rappelons-nous les paroles du pape à propos de l’invitation à rencontrer le Christ : « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui » (Evangelii Gaudium, § 3). Et le pape François continue en précisant l’effet de cette rencontre : « C’est seulement grâce à cette rencontre – ou nouvelle rencontre – avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence » (Evangelii Gaudium, § 8).

Voilà le programme : si nous sommes centrés sur la personne de Jésus-Christ et non plus sur nous-mêmes, si nous n’enfermons pas le Christ dans les limites de notre conscience isolée et de notre auto-référence, si nous entretenons une relation personnelle avec Dieu et pas seulement avec des idées sur Dieu, alors nous pourrons dire avec saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Galates 2,20). Quelle différence !

Si je suis centré sur moi-même, je vois aussi mon péché, mes limites etc. Et si je regarde la foi à la lumière de moi-même, comment pourrais-je dire que j’ai en abondance la connaissance de Dieu ? Je me regarderai moi-même avec ma terrible insuffisance à cet égard. Je ne suis pas meilleur que les autres, ceux qui croient autre chose…

Mais si c’est le Christ que je regarde dans la foi, le Fils de Dieu qui est venu à nous pour nous donner la vie de Dieu, et qui pour cela est descendu jusqu’à la croix, alors c’est son don que je verrai comme Jaïre a vu la guérison de sa fille. Comme il le dit lui-même à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire » (Jean 4,10).

Oui, nous pouvons dire, au moment où nous allons proclamer ensemble la foi que l’Eglise nous transmet depuis Jésus : nous avons « tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu ». Nous pouvons le dire parce que nous ne nous regardons pas nous-mêmes, nous regardons le Christ, que nous allons recevoir ici même, dans l’eucharistie. Nous pouvons être heureux de notre foi, parce que nous ne disons pas à Jésus que le don qu’il nous a fait par sa mort est misérable. Nous, pauvres pécheurs, nous pouvons être heureux de notre foi parce que nous ne croyons pas Dieu prisonnier de nos propres limites !

Lorsque nous proclamons la foi, souvenons-nous toujours que « ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous » (2 Corinthiens 4,7). Nous ne confondons pas le trésor avec le vase que nous sommes. Et comme ce trésor est abondant, nous dit enfin saint Paul, il fait déborder notre cœur, et ce que nous avons en abondance soulagera aussi matériellement la misère des autres. C’est de l’abondance du don de Dieu que surgit l’amour mutuel des chrétiens, leur amour pour tous les hommes que Dieu aime, cet amour qui transforme le monde.

13e dimanche du temps ordinaire

Lectures bibliques : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24; Psaume : 29; 2 Corinthiens 8, 7.9.13-15; Marc 5, 21-43

Le pape François rencontre à Turin des parents résidant dans le Piémont

Turin, 22 juin 2015 (Apic) Au deuxième et dernier jour de sa visite pastorale à Turin, le pape François a célébré la messe à l’archevêché en présence d’une trentaine de proches résidant dans le Piémont, le 22 juin 2015. Il s’agissait de six de ses cousins et de leurs familles respectives. Ils ont ensuite déjeuné tous ensemble.

Le pape, a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège, a vu dans sa visite pastorale à Turin comme « un retour à la maison », comme il le faisait à chaque fois qu’il retournait en Italie depuis Buenos Aires, en Argentine. Alors qu’il était encore archevêque, lors de ses voyages au Vatican, Jorge Mario Bergoglio avait ainsi toujours réussi à rendre visite à ses cousins au second degré, qui habitent à Turin ou dans la région.

La veille, dans l’après-midi du 21 juin, le pape François s’était arrêté quelques instants à l’église turinoise de Sainte-Thérèse, où se sont mariés ses grands-parents paternels en 1907 et où son père a été baptisé l’année suivante. Le pape y avait symboliquement embrassé les fonts baptismaux afin de rappeler la valeur de la famille et du baptême, à l’approche du prochain Synode des évêques sur la famille. Il a ainsi prié pour toutes les familles et pour le bon déroulement du synode qui aura lieu du 4 au 25 octobre prochain.

Visite surprise à l’hôpital

Dans la soirée de dimanche, le pape François a effectué une visite surprise dans un hôpital turinois, a révélé le lendemain le site italien Vatican Insider. Au terme d’une journée chargée à Turin, le pape s’est ainsi rendu en voiture à l’hôpital de Molinette pour s’enquérir de l’état de santé de Mgr Angelo Becciu.

Le substitut de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège avait en effet fait un malaise dans la journée, au cours de la messe célébrée par le pontife Pizza Vittorio. Le site d’information raconte que le pape est entré « comme tout le monde », se présentant au service de réanimation. Il s’est par ailleurs entretenu avec des membres du personnel, les saluant un à un.

Le pape reçoit des copies anastatiques de lettres de saint Jean Bosco

A l’occasion de sa visite dans la capitale piémontaise, le maire du Turin, Piero Fassino, a offert au pape François les copies anastatiques (copies conformes de l’original) de 22 lettres de saint Jean Bosco (1815-1888), envoyées à l’un de ses amis et bienfaiteurs, le baron Feliciano Ricci des Ferres.

Dans ces lettres, rapporte Radio Vatican, Don Bosco demande de l’aide pour ses œuvres mais insiste aussi sur le seul bien qui compte, à savoir le salut éternel. Le 11 octobre 1883, il demande au baron de soutenir l’envoi de 30 prêtres et catéchistes salésiens en Patagonie. Dans son dernier billet écrit d’une main tremblante en janvier 1888, peu avant sa mort, Don Bosco demande des prières et exhorte le baron à donner aux pauvres tous ses biens superflus. (apic/imedia/lf/ami/be)

Homélie du 21 juin 2015

Prédicateur : Abbé Giovanni Fognini
Date : 21 juin 2015
Lieu : Paroisse du Saint-Esprit, HUG, Genève
Type : radio

Chères sœurs, cher frères,

Une violente tempête… des vagues … une barque qui prend l’eau …un vent menaçant … une mer déchaînée …Des images parlantes, non seulement pour les marins et les navigateurs, mais aussi pour chacun de nous. Puisque ce sont des images que nous utilisons souvent pour décrire nos situations de vies difficiles, nos épreuves lorsque un temps de maladie survient, lorsqu’une séparation casse un amour, lorsque nous perdons un être cher.

Et ces images résonnent encore plus profondément en ce dimanche des réfugiés : spontanément, j’ai revu toutes ces embarcations de fortune, gros pneumatiques ou vieux rafiots qui errent dans les eaux de la Méditerranée, avec une foule d’enfants, femmes et hommes apeurés et délaissés aux caprices de la nature et à la bonté d’autres humains.

C’est donc bien de l’humanité qu’il est question dans cette page d’évangile, d’une humanité en détresse. Avec cette question lancinante : où est Dieu ? Que fait Dieu ?

Marc ne s’y trompe pas et nous donne des images fortes. Deux m’ont particulièrement frappé :

D’abord, Jésus dort dans la barque …Ne cherchons pas trop loin le pourquoi dans un premier temps : il dort parce qu’il a prêché toute la journée et il est fatigué. Mais lorsque les éléments de la nature se déchaînent, cette explication ne tient plus la route !

Jésus dort … savez-vous que déjà dans l’Ancien Testament, d’autres textes nous parlent de Dieu qui dort. Et le psalmiste de crier haut et fort : « Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu Seigneur ? Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours. Pourquoi détourner ta face, oublier notre malheur, notre détresse ? (Psaume 43,24-25)

Dieu qui dort … Autrement dit : Dieu absent à ce que nous vivons. Le silence de Dieu, c’est une réalité, une vérité que seul celui qui l’éprouve connaît. Dans mon métier d’aumônier, ici à l’hôpital, j’entends souvent ce cri des malades, formulé de diverses façons : « Pourquoi Dieu ne répond pas ? Pourquoi il m’abandonne ? Cela ne lui fait rien que je souffre ? Existe-t-il vraiment ? Plus crûment dit encore, lors d’un décès d’un enfant de 11 ans, son oncle m’a dit : « M. l’abbé, dans cette situation, Dieu a merdé ». Oui, il nous est difficile de rester dans la confiance et d’être ancré en Dieu durant ces moments d’épreuve. Comme les disciples qui lancent ce cri à Jésus : « Cela ne te fait rien que nous périssions ?

J’ai lu à ce propos, un commentaire qui m’a parlé. L’auteur disait ceci : « Jésus dort, parce que d’abord il a confiance en son Père. Il sait qu’il n’abandonne jamais sa créature ». Et il ajoutait quelque chose auquel je n’avais jamais pensé : « Jésus dort, car il fait confiance à ses disciples. Les spécialistes de la mer, du bateau, des vents et de la tempête, ce sont eux, les anciens pêcheurs appelés au bord du lac ». Une façon tout à fait originale de nous redire que l’épreuve existera toujours, mais que nous avons la confiance de Jésus pour la traverser, les uns avec les autres. A creuser !

La deuxième image qui m’a parlé, c’est l’attitude de Jésus face au vent et à la mer. « Silence. Tais-toi ». Les mêmes mots que Jésus utilise pour délivrer un homme possédé.

Notre monde scientifique n’est pas près de croire en cette puissance divine qui mâte les éléments de la nature. Ici aussi, j’ai relu divers textes, déjà dans l’Ancien testament, qui évoquent ce combat de Dieu avec la mer, la tempête.

« C’est toi, Dieu, qui maîtrise l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, c’est toi qui les apaises » dit le psalmiste (Psaume 88,10). Avec cette intuition intéressante, reprise ici par Jésus : il rappelle à la mer, aux flots, ainsi qu’aux épreuves qui assaillent ses disciples, que Dieu leur impose une limite. Ils ne sont pas tout-puissants.

Job, dans la première lecture, le rappelait déjà : « (Dieu dit à la mer), je lui imposais ma limite. … Tu viendras jusqu’ici ! Tu n’iras pas plus loin ; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots »

Bien sûr, vous et moi, nous aimerions bien que Dieu supprime toutes ces limites. Qu’il n’y ait plus dans notre nature, des blessures, de la souffrance ou la mort. Mais voilà, vous le savez comme moi, la vie n’est pas ainsi faite. Même Jésus, le premier, a éprouvé ces limites, la détresse, la souffrance jusqu’à ce moment crucial de sa mort. Jusqu’à, comme vous, comme moi, dire à son Père : « Si ce calice, si cette épreuve, pouvait passer loin de moi, en quelque sorte, cela m’arrangerait !

 

Lorsque Jésus aura lui-même traversé l’épreuve de la croix et de la mort, alors. les premiers chrétiens proclameront, de mille et une façons, que Dieu est plus fort que la souffrance, le mal et même la mort. C’est le message de Pâques : l’amour est plus fort que la mort. Seul l’Amour de Dieu n’a pas de limites.

Les disciples, dans l’évangile de ce jour, font une certaine expérience : ils voient le pouvoir de Dieu à l’œuvre en Jésus : ils l’éprouvent, ils le ressentent, le palpent, le constatent jusqu’à dire : « Le vent tomba, il se fit un grand calme ». Cela fait du bien !

Ouf … tout est en ordre, tout va bien ! Eh bien non… Marc n’est pas dupe et il met dans la bouche de Jésus un final déboussolant. Une interpellation dure de la part de Jésus aux siens : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Autrement dit : même devant ce miracle, de cette tempête apaisée, les disciples ne font pas totalement confiance ! N’est-ce pas aussi nos résistances à nous qui sont là, dans cette attitude. Difficile aussi pour nous d’adhérer à lui et de lui faire confiance, surtout lorsque le chemin passe par la croix !

Comment progresser alors au cœur de nos épreuves ? 3 courtes propositions, en collant à l’évangile d’aujourd’hui :

– « prendre Jésus avec nous » (seule fois dans l’évangile, où les disciples prennent Jésus avec eux, d’habitude c’est le contraire, c’est Jésus qui prend ses disciples avec lui !). Cela nous appartient. C’est notre liberté et notre responsabilité de prendre Jésus avec nous

– quelles que soient les épreuves, Jésus EST dans la barque de notre vie, il est avec nous, pas au-dessus ou ailleurs. Nous l’oublions si facilement, pour nous braquer surtout sur ce qui ne va pas

– « n’avez-vous pas encore la foi ? » Non pas un jugement de la part de Jésus, mais une remarque justifiée, car trop souvent encore, nous avons une foi intellectuelle … sans assez de lien avec le concret de notre vie, de notre corps, de notre réalité. Que notre relation au Christ soit vraiment enracinée au cœur de la vie et des épreuves et non seulement dans nos têtes !

En conclusion, les paroles d’un chant : « Puisqu’il est avec nous, dans nos jours de faiblesse, n’espérons pas tenir debout, sans l’appeler… Ouvrons les yeux, cherchons sa trace et son visage, découvrons-le qui est caché au coeur du monde comme un feu ! Amen»

12e dimanche du temps ordinaire

Lectures bibliques : Job 38, 1.8-11; Psaume 106; 2 Co 5, 14-17; Marc 4, 35-41

« Laudato Si »

“L’humanité a besoin de changer“. Ces quelques mots sous-tendent à eux seuls toute l’encyclique ‘Laudato si’, sur la sauvegarde de la maison commune du pape François, publiée le 18 juin 2015. Dans ce texte fort attendu, le pape en appelle avec vigueur à la responsabilité de tous les habitants de la planète, exhorte au courage politique et au changement de styles de vie devant l’urgence du défi environnemental. Il argue aussi que l’on ne peut défendre l’intégrité de l’environnement sans appliquer ces mêmes principes à la vie humaine. Il plaide avec force pour une “écologie intégrale“.

Lire l’article: Encyclique: Le pape François appelle à “une écologie intégrale“


‘Laudato si’ de A à Z

François offre une vision intégrale de l’écologie (Montage: cath.ch, flickr/jeffreybruno/CC BY-NC-ND 2.0) François offre une vision intégrale de l’écologie (Montage: cath.ch, flickr/jeffreybruno/CC BY-NC-ND 2.0)

Les enjeux humains du réchauffement climatique, le manque de conscience de la communauté internationale ou encore l’impact de la dégradation de l’environnement sur les pays défavorisés: ce sont autant de sujets abordés dansl’Encyclique du pape François ‘Laudato si’, sur la sauvegarde de la maison commune, dévoilée le 18 juin 2015. Première encyclique entièrement rédigée par le pontife argentin, ce texte offre une vision intégrale de l’écologie dans sa dimension scientifique, humaine et spirituelle. Voici 40 extraits significatifs de A à Z, d’Amazonie à Zones.

Lire l’article: ‘Laudato si’ de A à Z


« L’écologie doit être animé par une volonté morale », estime J-A Haury

Jacques-Andre Haury, député vert-libéral au Grand Conseil vaudois (photo Keystone) Jacques-Andre Haury, député vert-libéral au Grand Conseil vaudois (photo Keystone)

Jacques-André Haury, médecin et député Vert-libéral au Grand Conseil vaudois, a lu l’encyclique ‘Laudato si’ du pape François. En tant qu’homme politique, “je suis conforté dans l’idée que l’écologie doit être animée par une volonté morale”, a-t-il expliqué le 22 juin 2015 à Cath.ch.

Lire l’article: « L’écologie doit être animé par une volonté morale », estime J-A Haury


François-Xavier Amherdt: Pour un lobby « éco-spirituel »

Le professeur François-Xavier Amherdt relèves les perspectives pastorales de l'encyclique Laudato Si (Photo: flickr/marinadelcastell/CC BY 2.0) Le professeur François-Xavier Amherdt relèves les perspectives pastorales de l’encyclique Laudato Si (Photo: flickr/marinadelcastell/CC BY 2.0)

Quelles perspectives pastorales peut-on tirer del’encyclique “Laudato Si” du pape François? De la communion profonde avec le cosmos à la quête d’un “carpe diem évangélique”, le professeur de théologie pratique François-Xavier Amherdt en esquisse quelques traits.

Lire l’article: François-Xavier Amherdt: Pour un lobby « éco-spirituel »


Réaction de Mgr Félix Gmür


Vatican et Patriarcat œcuménique « sur la même longueur d’onde »

Métropolite Jérémie, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, à Genève  (Photo: Jacques Berset) Métropolite Jérémie, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, à Genève (Photo: Jacques Berset)

Alors que le pape François a publié jeudi 18 juin “Laudato si’” (Loué sois-tu), son encyclique sur “l’écologie humaine”, à Genève le métropolite Jérémie salue cette initiative. Le directeur du Centre orthodoxe de Chambésy souligne qu’en matière combat pour la sauvegarde de la création, le Vatican et le Patriarcat œcuménique sont “sur la même longueur d’onde”.

Lire l’article: Vatican et Patriarcat œcuménique « sur la même longueur d’onde »


Laudato Si: Une profondeur que n’ont pas les documents des écologistes

'Laudato si', un texte profond sur la sauvegarde de la Création (Photo:Alex Green/Flickr/CC BY-NC 2.0) ‘Laudato si’, un texte profond sur la sauvegarde de la Création (Photo:Alex Green/Flickr/CC BY-NC 2.0)

Tebaldo Vinciguerra, responsable des questions d’écologie et de développement au Conseil pontifical Justice et Paix, met notamment en garde devant les risques d’instrumentalisation de ce document magistériel qui, assure-t-il par ailleurs, offre la “profondeur“ que n’ont pas les documents produits d’ordinaire pas les ‘écolos’. Il soutient aussi que jamais aucun document n’a suscité autant d’expectatives dans la classe politique et le monde associatif.

Lire l’article: Laudato Si: Une profondeur que n’ont pas les documents des écologistes


« Nous devons nous interroger sur le lien qui nous unit à la création »

"Le respect de la création est consubstantiel au message chrétien" (Photo: Pierre Pistoletti) « Le respect de la création est consubstantiel au message chrétien » (Photo: Pierre Pistoletti)

Pour le théologien moraliste fribourgeois Thierry Collaud, la prochaine encyclique du pape François s’inscrit dans l’évolution de l’enseignement social de l’Eglise qui étend sa solidarité jusqu’à la création. Pleinement intégré et fondamentalement distinct, l’homme est appelé à poursuivre l’œuvre de Dieu qui, du chaos, a fait surgir l’harmonie.

Lire l’article: « Nous devons nous interroger sur le lien qui nous unit à la création »


Les nouveaux moines

Le credo des "minimalistes" est simple: fuir le superflu pour retrouver l'essentiel. (Photo: flickr/pbjork/CC BY-ND 2.0) Le credo des « minimalistes » est simple: fuir le superflu pour retrouver l’essentiel. (Photo: flickr/pbjork/CC BY-ND 2.0)

Sarah Frei a décidé de tout quitter. En septembre 2014, cette zurichoise de 28 ans insère une annonce sur Internet afin d’offrir tout ce qu’elle possède aux premiers anonymes qui se présenteraient. Et ce fut chose faite. Une soixante d’intéressés vident tout ou presque. Dans son appartement de Dietikon, elle ne possède aujourd’hui guère plus qu’un lit et une commode.

Lire l’article: Les nouveaux moines


« Réenchanter notre relation à la terre! »

Le sociologue et théologien Michel Maxime Egger veut réconcilier l'homme avec la nature (Photo:Raphaël Zbinden) Le sociologue et théologien Michel Maxime Egger veut réconcilier l’homme avec la nature (Photo:Raphaël Zbinden)

“L’écologie est consubstantielle au christianisme”, affirme Michel Maxime Egger. Le sociologue, théologien et spécialiste lausannois de ‘l’écospiritualité’ a expliqué à l’Apic sa vision d’une écologie intégrale, tirant ses racines de la tradition chrétienne, dans laquelle l’approche extérieure (écogestes, lois vertes, chartes éthiques…) est complétée par la dimension intérieure.

Lire l’article: « Réenchanter notre relation à la terre! »


« La prise de conscience écologique est en train d’émerger dans le monde chrétien »

La prise de conscience écologique s’intensifie dans l'Eglise, selon Dominique Lang (Photo: flickr/duda_arraes/CC BY-NC-ND 2.0) La prise de conscience écologique s’intensifie dans l’Eglise, selon Dominique Lang (Photo: flickr/duda_arraes/CC BY-NC-ND 2.0)

A l’heure où la militance écologique gagne l’Hexagone, quel rôle entendent jouer les communautés chrétiennes? Le Père Dominique Lang, journaliste au magazine Pèlerin, a souligné sur les ondes de Radio Vatican le 30 octobre 2014, que si la cause n’est pour l’instant pas aussi mobilisatrice que d’autres “décisions politiques ou gouvernementales”, la prise de conscience s’intensifie, soutenue par les discours écologiques des derniers papes.

Lire l’article: « La prise de conscience écologique est en train d’émerger dans le monde chrétien »